- 59470
- Conflits commémorés
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- Type de monument
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Epée - blason de la commune avec banderole “Vaincre ou Mourir” - croix catholique
- Caractéristiques
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- Matériaux
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en pierre bleue de Soignies
- Prix
- 15 000 francs
- Souscription
- 6 880 francs
- Subvention de la commune
- 12 000 francs
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Au-dessus du monument
AUX ENFANTS
D'ESQUELBECQ
MORTS
POUR LA PATRIE
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VAINCRE ET MOURIR
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1914-1918
1914-18
ANDIOEN Daniel Caporal
BARON Valére
BECUWE Achille Sergent
BERTELOOT Joseph
CONFLANS Paul
DAUCHEZ Albert
DECROCQ Émile
DEKAEKE Julien
DERHILLE Gustave
DUFORET Édouard
DUYCK Georges
HERREMAN Ernest
JOOS Daniel
JORDAENS Lucien
LOOTVOET Marcel
MOURMANT Raymond Caporal
QUENSON Paul
VANDEVOORDE Georges
VANDEVOORDE Paul
VANGRELINGHE Arséne Sergent
--
1915
BECK Georges
BECUWE Joseph
BEUDAERT Géry
BRUWAERT Henri
DEBOIS Émile
DE LAVAULX Alain Sous-Lieutenant
DEGRAND Daniel
DERHILLE Gaston
DESPICHT Joseph
FEVER Arthur
FOCKEU Firmin
LAMMENS Maurice
MONTUY Jules
SMAGGHE Lucien
VANHEMS Maurice
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1916
BENTHEU Paul
BERTELOOT Alidor
CALOONE Henri
COUSYN Joseph
DEVOS Émile
DEZITTER Arthur
FALEWEE Jérôme
MALFIGAN Daniel
MILLEVILLE Paul
PINOT Adolphe
QUILTON Jérémie
ROYER Maxime
SCRAEN Lucien
SMAGGHE Gaston
VANAPPELGHEM Henri
VANDENABEELE Dagobert
VOISIN Étienne
--
1917
BAERT Constant
BECK Firmin
BOLLENGIER Robert
DUFORET Léon
DUYCK Maurice
LAUS Joseph
LEFEBVRE Paul
MONTUY Maurice
PUVILLAND Maurice Sergent
VERPOORT Auguste
--
1918
CONFLANS Joseph
DEBUYSER Paul Sergent
DEZITTER Georges
DUYCK Jean
FRANKLIN Eugéne
PLATEVOET Elie
TIMMERMAN Victor
VANPEPERSTRAETE Maurice
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1919-1920
BOLLENGIER Julien
DEWAELE Lucien
DEZITTER Gustave
HOVAERE Rémi
MALFIGAN Joseph
VANDEWALLE Joseph
1939-45
BEKE Gérard
BERTELOOT Henri
BERTELOOT Raymond
DEROO Clément
CHARLET Henri
NEYRINCK Paul
BERTELOOT Joseph
DESPICHT Maurice
COEVOET Marcel
BECK Roger
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Civils - FFI
DEVEY Yvonne
BARROO Marius
KERCKOVE Maurice
MISEROLE André
ROUX Marc
VANBLEUS Jean
LABAEYE Paul
VAESKEN Georges
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POULAIN Georges Architecte
Partie : Monument -
RINGOT Gaston Marbrier-Sculpteur
Partie : Monument
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- http://www.memorialgenweb.org/memorial3/html/fr/resultcommune.php?insee=59210&dpt=59&idsource=11257&table=bp02
- Yser HOUCK, Monuments aux Morts. Livrets sur 20 monuments aux morts (CD-Fichiers PDF) - LIvret Esquelbecq
- Archives du journal Le Journal de Bergues du Mardi 13 décembre 1921
- Archives du journal Le Journal de Bergues du Vendredi 16 décembre 1921
- Coordonnées : 50.8913, 2.4271
- Google Maps
- Apple Maps
- Localisation
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Sur la façade sud de l’église
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- Série O
Historique du monument
Plans et propositions
jeudi 23 décembre 1920
Dunkerque, le 23 décembre 1920 Projet de Monument commémoratif en Pierre blanche de Soignies à poser contre la façade sud de l'église à l'emplacement du calvaire Vue et accepté L'entrepreneur G. RINGOT Dressé par l'Architecte soussigné G. POULAIN
Marché de gré à gré
vendredi 25 février 1921
25 février 1921 Marché de gré à gré Recto (1) Entre Jean Herbin, maire et M. Gaston RINGOT marbrier, sculpteur demeurant à Malo-les-Bains (Nord d'autre part en présence de M. Georges POULAIN, architecte agréé demeurant à Dunkerque Il a été convenu ce qui suit : Conformément au projet en date du 23 décembre 1920, M. Ringot s'engage envers M. Herbin, es-qualité, qui accepte, a exécuter et pose le monument commémoratif aux morts d ela guerre de 1914-1918 pour la somme nette et a forfait de 14000,00F Ce monument sera exécuté en pierre de Soignies, le prix forfaitaire comprend 'ensemble du projet sauf les deux statues qui seront exécutées ultérieurement lorsque les ressources communales le permettront ; les socles de ces statues seront aménagés prioritairement en jardinières. Il comprend également la sculpture, la gravure des lettres, la dorure, la ferronnerie de la grille, le tarrassement et les fondations en maçonnerie de briques Il ne comprend pas toutefois l'aménagement du jardinet ni les restaurations ou rejointoiements à exécuter à la façade de l'église pour permettre la pose du monument .../...
Devis
vendredi 25 février 1921
25 février 1921 Devis estimatif de la dépense 1. Marché Ringot pour monument en pierre de Soignies suivant détail dudit marché en date du 25 février 1921 = 14000,00F 2. Aménagement du jardinet, plantations et réfection des maçonneries de la façade de l'église (architecture recevant le monument). Ces travaux seront exécutés par les soins de la commune sur ses propres moyens ... Mémoire 3. Honoraire de l'architecte. Projet, direction, surveillance et comptabilité, soit 5% sur 14000 F (700F) Frais de déplacement (300F) = 1000 F Total général 15000 F Soussigné par l'Architecte G. POULAIN
Délibérations Conseil municipal
vendredi 11 mars 1921
11 mars 1921 Extrait du Registre aux délibérations du Conseil municipal .. donne connaissance des projets de monument aux morts de la guerre (plan, marché de gré à gré, devis estimatif de la dépense), et invite à délibérer sur le dit projet ... Les ressources pour le dit monument existent comme suit : 1. 12000 F au budget additionnel de 1920 2. 6880 F par souscription publique, dont le titre de recette est joint au dossier Demande Approbation du Préfet
Commission d’art
dimanche 17 avril 1921
Le 17 avril 1921 Préfet au Ministre Par délibération du 14 mars 1921 le conseil municipal d'Esquelbecq a décidé l'érection contre la façade de l'église d'un monument commémoratif ... L'exécution du monument entraînera une dépense de 15000 F couverte en totalité : 1. par la souscription publique ouverte dans la commune qui a produit 68880 F 2. par un crédit de 12000 F voté par le conseil municipal La Commission instituée... pour l'examen du point de vue esthétique a donnés un avis favorable à l'adoption du projet présenté par la commune d'Esquelbecq ...
Inauguration
lundi 12 décembre 1921
Inauguration - Presse
mardi 13 décembre 1921
Le Journal de Bergues du Mardi 13 décembre 1921
« Fête du Souvenir », c'est bien ainsi que l'on peut appeler la fête qui s'est déroulée, hier, à Esquelbecq, à l'occasion de la bénédiction du monument élevé à la mémoire des soldats morts au champ d'honneur. Elle avait été annoncée la veille par la sonnerie de toutes les cloches. Dimanche, aux premières heures du jour, les habitants, répondant à l'appel de leur dévoué pasteur et de la municipalité, arborèrent le drapeau national. Suivant en cela l'exemple du plus glorieux, peut-être de ses fils, tué dans les tranchées de Verdun, le lieutenant Étienne Voisin, petit-fils de l'ancien député et maire, M. Bergerot, qui a demandé, par testament, qu'une messe fut célébrée tous les ans, au mois de novembre, pour ses compatriotes tombés, comme lui, au champ d'honneur, la commune d'Esquelbecq a voulu qu'un monument, digne d'eux, rappelât aux générations de l'avenir la beauté et la grandeur de leur sacrifice. Le monument est adossé à la façade sud de l'église : c'est l'ancien calvaire transformé. Sous une puissante ogive en saillie et que surmonte la croix, se détache une banderole en pierre avec ses mots : « Aux Enfants d'Esquelbecq, morts pour la Patrie ». Vient ensuite l'écusson des anciens seigneurs du bourg avec leur fière devis : « Vaincre ou mourir ». Une grande plaque de marbre qui remplit le reste du panneau est divisée en deux par une épée, sous la garde de laquelle sont inscrits les noms des héros de la grande guerre. Un parterre clôturé par une grille en fer forgé, rehaussée de dorures, précède le monument : l'effet est des plus heureux. On y a placé deux jardinières que des mains pieuses auront soin de garnir continuellement de fleurs. Voici maintenant dans quel ordre la cérémonie s'est déroulée. La grand'messe fut chantée, à 10 heures, pour tous les soldats défunts de la paroisse. M. le curé, l'abbé Émile Degraeve, qui fut l'âme de la fête et dont la générosité envers les soldats pendant la guerre est au-dessus de tout éloge, officiait, assisté de M. l'abbé Drieux, professeur au collège de Tourcoing, et de M. l'abbé Gars, faisant fonctions de diacre et de sous-diacre. L'église, somptueusement tendue de deuil, regorgeait de monde. Des places avaient été réservées au conseil municipal et au conseil paroissial qui étaient au complet, ainsi qu'aux mutilés de la grande guerre. Les chants liturgiques furent exécutés d'une façon parfaite par la maîtrise que dirigeait l'organiste de la paroisse, M. R. Vanstraceele. Le sermon de circonstance fut donné par M. le chanoine Régent, officier de la Légion d'honneur et aumônier du 1er corps d'armée. Sa parole convaincue et éloquente n'est pas de peine à émouvoir l'immense auditoire qui se pressait au pied de la chaire. Témoin et acteur de la grande guerre, il n'eut qu'à faire appel à ses souvenirs : il le fit d'une façon très heureuse en émaillant son discours de mille traits d'héroïsme. Il magnifia avec lyrisme l'oeuvre des morts et, après avoir indiqué les sources où tous nos soldats puisèrent leur énergie indomptable : la famille, la patrie et la foi, il conclut en demandant à ses auditeurs de ne pas oublier ceux qui sont morts dans leurs prières. L'Offrande fut donnée pendant toute la messe par M. l'abbé Dulongcourty, vicaire de la paroisse. La messe finie, après une absoute solennelle, un cortège s'organisa pour se rendre devant le monument. Dans ce cortège, comprenant les enfants des écoles, la jeunesse catholique, les mutilés de la guerre, la municipalité et le clergé, plusieurs groupes costumés, furent particulièrement remarqués ; les uns représentaient les saints protecteurs de la patrie, et les autres symbolisaient, en une trilogie parfaite, la France meurtrie, la France guerrière et la France victorieuse. Durant le parcours, la musique de Wormhoudt, qui avait bien voulu prêter son concours à la cérémonie, joua des morceaux de circonstance. Dès que les différents groupes du cortège eurent pris place autour du monument, M. le curé le bénit. M. Joseph Dequidt, adjoint au maire et officier de réserve, fit ensuite la lecture émouvante des soixante-seize enfants de la commune tués au cours de la guerre. Comme bien l'on pense, cette lecture provoqua des larmes de l'auditoire. Après quoi, deux fillettes et un petit garçon, au nom de leurs écoles respectives, déposèrent devant le monument une magnifique gerbe de fleurs. L'émotion avait gagné tous les coeurs, et quand M. le maire prit la parole, il n'eut pas de peine à émouvoir ses concitoyens. Après avoir déclaré prendre possession du monument au nom de la commune, il rendit un délicat hommage à la bravoure de tous ces jeunes gens qui sacrifièrent leur vie pour la défense de leur pays, et déclara avec fierté qu'ils venaient d'écrire avec leur sang une des plus belles pages de l'histoire d'Esquelbecq. M. Morael, conseiller général du canton de Wormhoudt, qui avait voulu témoigner de sa sympathie pour les combattants de la grande guerre en présidant cette cérémonie, se déclara heureux de joindre ses éloges à ceux que M. le maire avait adressés aux soldats défunts, et exalta en quelques phrases bien senties, le patriotisme de la Flandre, qui avait donné tant de ses fils à la défense de la grande patrie. La maîtrise détailla avec sûreté et avec émotion, le choeur connu, en l'honneur des morts de la grande guerre, et la musique de Wormhoudt clôtura cette cérémonie si impressionnante en jouant le « Chant du départ ».
Le Journal de Bergues
Inauguration - Presse
vendredi 16 décembre 1921
Archives du journal Le Journal de Bergues du Vendredi 16 décembre 1921
Derniers échos de la Fête. Réparons d'abord un petit oubli bien involontaire. Au cours de l'inauguration, une poésie de circonstance fut déclarée de façon parfaite par le petit Roger Rommelaere, de l'école des garçons. La fête a eu son digne couronnement dans la conférence que M. l'abbé Régent a donnée, dans l'après-midi de dimanche, dans la grande salle de l'Hôtel-de-Ville. Après avoir mis en lumière les contrastes qui existent entre la guerre de 1870 où la cavalerie avait joué un rôle prépondérant et la grande guerre de 1914-1918 où les fantassins ont été les principaux artisans de la victoire, la conférence a fait défiler sous les yeux de ses auditeurs émerveillés une série de projections pour leur donner une idée des batailles modernes, telles qu'elles se sont déroulées dans les journées tragiques que nos soldats ont vécu. Passant de la préparation du combat à la vague finale d'assaut, il a argumenté son récit de souvenirs personnels et montré combien nos soldats avaient trouvé de réconfort dans leur foi et dans le secours de la religion. « Sur les champs de bataille, personne n'est incrédule » a écrit Lavedan. M. l'abbé Régent n'eut pas de peine à prouver l'exactitude de cette parole. Présenté par M. le Curé et remercié par M. le Maire, il emporte les sympathies de la population entière, heureuse et fière d'avoir entendu glorifier ses morts par celui qui les avait si bien connu et si souvent réconfortés avant leurs sacrifice final. Et désormais, le Monument du Souvenir, dans sa grandiose simplicité, dira aux générations futures que la commune d'Esquelbecq a su dignement glorifier ses enfants, tombés au champ d'honneur. Disons enfin que toutes les autorités présentes à la fête ont été unanimes à féliciter M. Poulain, architecte et M. Ringot, marbrier, d'avoir si bien traduit notre patriotique reconnaissance.
Le Journal de Bergues
Informations déposées par Martine Aubry
Dernière modification : mercredi 9 avril 2025