Le patrimoine mémoriel des guerres
59143
Conflits commémorés
Type de monument
Palme de la victoire avec couronne de lauriers - croix de guerre - boulet de canon surmonté d’une petite croix catholique.
Caractéristiques
Prix
6 939.80 francs
Souscription
3 759.50 francs
Subvention de la commune
3 000 francs

AUX
ENFANTS
DE
MILLAM
MORTS
POUR LA
FRANCE

1914-18

1914
BAYAERT Albert
BECKAERT Alphonse
BEYAERT Léonard
CORTEYN Jérémie
DEKINDT Emile
HEBAN Noël
KIEKEN Maurice
PENET Louis
ROPITAL Emile
SABAU Alfred
STERCKEMAN Emile
VANHOUTTE Désiré
-
1915
CAILLIEUX Félicien
CAILLIEUX Joseph
DEHORTER Jules
MAEGHT Adrien
SCHAPMAN Paul
TALLEU Gaston
TRUANT Félicien
VANDERHAEGHE Jean
VANHEEGHE Michel
VERRYSER Jean
-
1916
BEYAERT Gabriel
CAILLIEUX Isaïe
DAMBRICOURT Abel
DEBERRE Marcel
DRIEUX Gaston
HOSSAERT Aimé
LECOCQ Albert
VANBELLE Géry
VANGREVELYNGHE Joseph
VELGHE Romain
VERRYSER Charles
-
1917
KIEKEN Aristide
-
1918
VERRYSER Norbert


1939-45

CAILLIAU Marcel 1940
PRUVOST Noel 1941
BAYAERT Albert 1946
-
1945
DUVAL Théophile décédé en captivité


  • AVART G. Marbrier sur le monument AVART G. Marbrier
    Partie : Monument (signature)
Localisation
À l'extérieur du cimetière communal, proche de l'église Saint-Omer de Millam.
  • AdN-Millam-2O406/97

Historique du monument

1920

Commission d’art

mercredi 28 avril 1920

28 avril 1921 Avis favorable

Devis

vendredi 13 août 1920

Devis descriptif et approximatif pour la cosntruction et l'édification d'un monument commémoratif à ériger à Millam ...

AdN-Millam-2O406/97

Marché de gré à gré

mercredi 25 août 1920

Marché de gré à gré Entre Mairie et Monsieur AVART, entrepreneur à Watten ...

AdN-Millam-2O406/97

1921

Minute

jeudi 28 avril 1921

Dépense 6780 Frs

  1. Souscription 3 759,50 frs
  2. Crédit de 3 000 frs voté par le conseil municipal
  3. Subvention sollicitée à l'État
Commission d'art - Avis favorable

AdN-Millam-2O406/97

Bureau Bienfaisance

1921

Délibérations de la Commission administrative du bureau de Bienfaisance

AdN-Millam-2O406/97

Inauguration

dimanche 26 juin 1921

Le Nord Maritime du Mardi 28 juin 1921 Cérémonie patriotique Hier a eu lieu, à Millam, une touchante cérémonie patriotique en l'honneur des enfants de la commune « morts pour la France ». Le temps était superbe et l'affluence considérable. M. de Lavenay, sous-préfet ; Paul Dufour, conseiller général ; Vilain, conseiller d'arrondissement ; MM. Les maires Duriey, de Watten ; Vermesel, adjoint à Bourbourg-Campagne ; Gogibus, d'Holque ; Landron, de Looberghe ; Caron, de St Pierrebroucq, étaient présents. La musique de la filature de Watten prêtait son concours très apprécié. Les société des anciens combattants de Watten et Millam, les enfants des écoles étaient réunis en cortège fleuri. A 11 heures (heure nouvelle) eut lieu le service religieux par M. le Curé avec son patriotique sermon par un missionnaire des Flandres. A l'issue de la messe, le cortège se rendit au cimetière où se fit la bénédiction, puis l'inauguration du monument. Placé face à la route Nationale, il est d'un style imposant et artistique en sa simplicité. Successivement, M. Pesyn, maire de Watten, et de Levenay, sous-préfet, exaltèrent l'héroïsme des 35 victimes de Millam au milieu de l'émotion générale. Le président des anciens combattants fit de même. M. Paul Dufour, conseiller général, prononça ensuite le vibrant discours suivant : Discours de M. Paul Dufour Monsieur le Maire, Monsieur le Curé, Mesdames, Messieurs, Je vous remercie d'avoir bien voulu nous inviter mon collègue Vilain et moi, à votre familiale et touchante cérémonie de la commémoration du sacrifice de vos chères victimes. Tous deux, nous vous en sommes reconnaissants. Tous deux, nous sommes fiers de saluer leur héroïsme et de venir prendre auprès du mausolée qui perpétuera leur vaillance et leur esprit de Devoir une leçon de patriotisme et d'union. Mais, laissez-moi ajouter, chers habitants de Millam que ma fierté se double d'émotion, de l'émotion profonde qu'éprouve l'homme de cwur (? du cru !) quand il se retrouve après de longues années, au milieu des parents et d'amis attachés. Je ne saurais oublier, en effet, les journées heureuses qu'avec mon père, alors cultivateur comme vous, avec ses braves cousins de Millam, tous descendants de vos anciens maires, Jean-Baptiste et François Delafosse, je venais passer sous vos grands arbres. En même temps que je salue vos nobles enfants, je m'incline devant la tombe de mes ancêtres qui m'ont tracé la voie du courage, du dévouement et de l'honneur, la même qui inspira et soutint la vaillance de vos chers disparus. Regardez-le, ce monument, enfants de Millam ; apprenez par coeur la longue liste de ces noms ; c'est une Litanie sacrée ! C'est la Litanie du Patriotisme !! La véritable noblesse, cette noblesse acquise personnellement dans l'observation sacrée du culte du Devoir, elle est là toute fraîchement inscrite en lettres d'or et en ces quatre mots « Morts pour la France ». Cette noblesse, la plus belle, elle est l'apanage de toutes vos familles nombreuses de travailleuses qui, il faut le proclamer, à la face de la France égoïste, sur 53 ménages ayant fructifier leur union, en comptant 47 ayant plus de cinq enfants, formant dans leur ensemble un bataillon de 280 enfants de familles nombreuses sur les 300 que comptent la commune… Elle est l'apanage des Truant et Caillieux qui comptent chacune trois héros ! Elle est l'apanage de ce ménage modèle, Verryser-Perrin, dont le général de Castelnau me redisait il y a huit jours sa joie de l'avoir embrassé et qui, avec sa couronne de dix-neuf enfants, dont quatre morts pour la France, et quatre blessés dont un mutilé synthétise si vaillamment toutes les vertus de notre Flandre. « Morts pour la France ! » c'est, mes chers amis, le plus sain, la plus glorieuse réponse qui puisse être faite à votre patriotique Litanie. « Mort pour la France » durant la grande guerre, c'est énoncer un envol joyeux au armes en août 1914, des combats de géants pendant quatre années dans la boue, dans les tranchées malsaines, sous les morsures de l'hiver des Flandres où les odeurs brûlantes de l'été en Champagne ou en Orient. C'est appeler l'entrain toujours exemplaire, l'endurance presque surhumaine, la vaillance poussée jusqu'à l'oubli complet de soi de vos frères tombés en Bayard. « Mort pour la France », c'est le cri suprême, le testament, l'apothéose de la vie si courte, mais si bien remplie de vos jeunes héros exhalant dans un dernier souffle : « Mort pour moi, qui ai fait mon devoir, tout mon devoir ; mais vive toi, vive toi, ma France chérie, dont mon sang assumera la Victoire ». « Mort pour la France », c'est commémorer aussi la confiance inébranlable de nos populations rurales, faire revivre les heures d'angoisse où quotidiennement je vous vis tous, sans exception, mes Flamands si chers, êtres de modèles de courage et venir tous depuis l'enfance jusqu'à l'extrême vieillesse, au secours des mères alourdies ou surmenées, pour assurer par votre labeur opiniâtre la vie matérielle du pays ! « Mort pour la France », c'est enfin, il vous faut ne jamais l'oublier, la consécration solennelle, scellée du sang des martyrs, de la fin des querelles personnelles où s'épuisent les forces vives du Pays. C'est l'affirmation de l'Union Sacrée de tous les efforts en vue de maintenir une France glorieuse, forte, prospère, défenseur jalouse de la Justice et de la Civilisation. Cette union patriotique, le Pays la réclame ; il la veut, car il sait que sans elle il ne pourrait résister à toutes les menaces de guerre armée ou économique ; vous en avez aujourd'hui, par la présence autour de votre monument de M. le sous-préfet, du général gouverneur, de vos élus cantonaux et communaux une éclatante et réconfortante manifestation. Donnez-la lui donc à votre tous, mes chers amis de Millam. « Les dévots de Jeanne d'Arc, disait M. Millerand en célébrant l'union de nos poilus, sont sans effort les fils de la Révolution ». Dévots des Flandres, dirais-je à mon tour, en faisant appel à votre union, soyons sans effort les héritiers des vertus de ceux qui nous montreront comment on doit faire le Sacrifice de préférence, faire aussi le Sacrifice de sa vie pour assurer l'existence heureuse de notre grande et de notre petite Patrie : la France et la Flandre! Chers héros, gloire à vous ! Merci et Adieu !

Courriers divers

samedi 20 août 1921

Courrier à M. Lecocq

AdN-Millam-2O406/97

Courriers divers

mercredi 31 août 1921

Communiqué à Monsieur le Préfet ...

AdN-Millam-2O406/97

Dernière modification : lundi 29 septembre 2025

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