Le patrimoine mémoriel des guerres
59820
Commune ancienne
Conflits commémorés
Type de monument
Caractéristiques
Matériaux
plâtre

À LA MÉMOIRE DES ENFANTS
DE LA PAROISSE DE PETIT-FORT-PHILIPPE
TOMBÉ AU CHAMP D'HONNEUR
1914-1918

1914-18
  • DESVERGNES Charles Sculpteur
    Partie : Monument
  • MARRON Marcel Éditeur
    Partie : Monument
Église - Monument aux Morts de la Grande Guerre
Intérieur de l'église Le Monument aux Morts de la Grande Guerre
Localisation
de Petit-Fort-Philippe

Historique du monument

2014

Presse

mercredi 14 mai 2014

Gravelines : le monument aux morts de l’église Notre-Dame-du-Perpétuel-Secours de nouveau visible en juin

C’est dans l’église Notre-Dame-du-Perpétuel-Secours de Petit-Fort-Philippe, près du calvaire des marins, que se dresse un des plus beaux monuments aux morts de la commune. Cet élément du patrimoine sera de nouveau visible courant juin. Si l’origine du calvaire des marins remonte à l’année 1881, il n’est hélas plus accessible au public depuis quelques années en raison de la dégradation du plafond qui a nécessité le démontage partiel du calvaire.

La ville de Gravelines a procédé à la mise en sécurité de cette partie de l’église, en interdisant l’accès au public, le privant de pouvoir admirer le monument aux morts de la guerre 1914-1918. Probablement le premier monument aux morts de Gravelines, érigé après la Première Guerre mondiale et que l’on doit à Charles Desvergnes (1860-1929), un sculpteur qui bâtit sa réputation grâce aux nombreuses statues de Jeanne d’Arc et Le Retour de l’enfant prodigue. Cette sculpture lui valut d’obtenir le Premier Prix de Rome en 1889.

La Première Guerre mondiale lui fit réaliser de nombreux modèles de monuments aux morts, déclinés dans toutes les tailles et tous les matériaux, dont celui de Gravelines. La dernière commande importante fut le monument expiatoire de la cathédrale de Beauvais, terminé après sa mort.

Charles Desvergnes est né le 18 août 1860, à Bellegarde (Loiret), d’un père boulanger. À 15 ans, il termine premier du concours d’admission à l’école des Beaux-Arts de Paris, ce qui lui vaut de voir ses études financées par le conseil général du Loiret et par sa ville natale. En 1889, il intègre la villa Médicis, à Rome, où il étudie la sculpture durant cinq années, avant son retour à Paris où il participe à de nombreux concours pour la décoration d’édifices publics. Il érige de nombreuses œuvres commémoratives. Les hommages à Jean de Meung (Meung-sur-Loire) et au docteur Duchenne (Paris et Boulogne-sur-Mer) restent les plus connus.

La Voix du Nord

Dernière modification : mercredi 21 mai 2025

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