- 62750
- Conflits commémorés
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- Type de monument
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Pierre de Soignies
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À NOS
MORTS
1914-1918
1939-1945
1946-1954
1954-1962
1914-18
ACCART Constant
ANDRÉ Jean
ANSART Jules
ANSELME Constant
AUTEM Gaston
BAILLIET Honoré
BALEUX Lucien
BALY Jules
BEAUSSART Marc
BERDAL Edmond
BERTHE Émile
BERTHE Romain
BIERLAIR Émile
BIGOT Julien
BLANQUART Alfred
BODÉCOT Édouard
BOUCHE Augustin
BOUILLIEZ Adolphe
BOUILLEZ Constant
BOUILLIEZ François
BOUTHIAUX Albert
BRACHELET Ferdinand
BRACHELET Gustave
BRILLARD Armand
BROCHART Léopold
BROUCKE Léopold
BYNAU Joseph
CANESSE Arthur
CARON Clément
CARON Eugène
CARON Eugène
CARON Eusèbe
CARON Hygin
CARON Jean Baptiste
CHAVAUDRA Émile
CHIVOT Émile
CHRÉTIEN Adrien
COLARD Léon
COQUELLE Fernand
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COURTIN Gustave
COZE Hippolyte
COZE Clovis
CRESPEL Gérard
CRESPEL Persévérant
CUVILLIER Louis
DAUMONT Eugène
DAVIN Augustin
DEBEAUQUENNE Gérard
DEHON Julien
DELAFORGE Jean
DELEBARRE Jules
DELGÉRY Dominique
DELVINCOURT Georges
DEMARETZ Jean-Baptiste
DENUTTE Louis
DÉPLANQUE Paul
DÉTRÉS Fortuné
DIEUDONNÉ Arthur
DIEUDONNÉ Kléber
DIEUDONNE Marceau
DOBIGNIES Fernand
DORÉ Paul
DOUILLET Alphonse
DUCOIN Louis Isidore
DUFOSSÉ Aristide
DUFOUR Marius
DUQUESNOY Victor
DURIEZ Léopold
DUTERTRE André
DU VERDIER DE GENOUILLAC
DUWEZ Georges
DRANSART Émile
ERNEST Gaston
FAUCQUEUR Victor
FAUQUEMBERGUE Germain
FAUQUEMBERGUE Jean
FAUQUEMBERGUE Noël
FOUQUART Alfred
FRANCOIS Henri
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GAIGNEUR Benoit
GALANDE Ernest
GARNIER Antonin
GAUTIER Paul
GOFFIN Eugène
GOSSE Gustave
GOTEAU Martin
GOTTRAND Désiré
GOTTRAND Louis
GRANDJEAN Louis
GRANDJEAN Marius
GRARD Émile
GRAS Mirabeau
GRIBOVAL Camille
GUEZENNEC François
GUFFROY Jules
GUILLEMANT Augustin
HALFORT Augustin
HALLUIN Édouard
HALLUIN François
HECQUET Maurice
HELLEBOID Louis
HELLEBUYCK Jean Émile
HENNERON Florimond
HERMANT Modeste
HOCHARD Auguste
HOUDART Joseph
IGNOU Louis
JEANSON Fernand
JÉNART Émile
LACQUEMENT Clément
LACQUEMENT Henri
LAFRANCE Eugène
LAMBIN Alfred
LANNOIS Jean Baptiste
LAURENT Grégoire
LAURENT Jean
LAURENT Jules
LEBORGNE Alexandre
DESARBRES Augustin
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LECLERCQ Adolphe
LECLERCQ Cyrille
LECLERCQ Eugène
LECLERCQ Jean
LECLERCQ Jules
LECLERCQ Jules
LECLERCQ Marcel
LECLERCQ Ovide
LECOCQ Augustin
LECOCQ Lucien
LECOMTE Jules
LEFEBVRE Alfred
LEFEBVRE Séraphin
LEGRU François
LEJEUNE Victor
LEMAIRE Gustave
LEMAITRE Clémentin
LENNE Augustin
LENNE Fernand
LEROY Louis Auguste
LEVISSE Louis
LOGEZ Alexis
LOGEZ Anatole
LOGEZ Léon
LOGEZ Louis
LOHEZ Aimé
LOHEZ Georges
LOYEZ Louis
LUCAS Édouard
MACHUT Charles
MALBRANQUE Louis
MARLIÈRE Augustin
MARQUETTE Alexandre
MARTIN Joseph
MARQUIGNY Fernand
MAUREY Auguste
MOISELET Isidore
MONPAYS François
MOREAU Georges
MOREAU Georges
WAGNER Louis
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MOREAU Henri
MOREL Charles
MORELLE Pierre Joseph
MORELLE Victor
MOUTON Isidore
PACET Louis
PETIT Martin
PHILIPPE Julien
POTEZ Emile
POTEZ Félicien
POTIER Hyppolite
POUILLAUDE Jean
PRUVOST Vaast Louis
QUESNOY Joseph
RIBAUD Auguste
ROUBLIQUE Adolphe
ROUBLIQUE François
ROUBLIQUE Noël
RYCKEBUSCH Gaston
SAUTOT Paul
SAVOYE François
SCHIFFMANN Arthur
SCHIFFMANN Prosper
SENIS Jean Alexandre
SERGENT François
SOUROUX Émile
STRADY Henri
THELLIER Arthur
THIEVET Priva
THIMPONT Louis
THUMERELLE Jean Baptiste
TOULOUSE Joseph
TOULOUSE Maximilien
TRUFFIER Henri
TURQUET Fernand
VANHEUVERSWYN Eusèbe
VANNOORENBERGHE Gaston
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VISEUX Charles
VERBRUGGHE Eugène
VUAILLAT Ernest
BALY Auguste
DAUMONT Arthur
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Victimes civiles
ALLART Victor
BAILLIER Jean-Baptiste
BRETEL Auguste
BRONGNIART Hycin
CARON Grégoire
CARON Louis-Ch.
CARON Pierre-A.
COVEZ Laurence
COZETTE Louis
DELABY Paul
DEROCH Fidèle
DOBY Placide
DUBOIS Alexis
DUFOUR Charles
FREMAUX Hortense
GAIGNEUR Jean-Baptiste
GRARD Louis
GRAS Henri
HALFORT Benoit
HOCQ Catherine
LANCIAUX Marceau
LECOMTE Maria
LENFANT Auguste
LEROUX Madeleine
LEROY Bénoni
MARQUETTE Jean-Baptiste
MEURDESOIF Alexis
MICHEL François
MONPAYS Emélia
PETIT Télesphore
PHILIPPE Édouard
SAINTIVE Auguste
THERY Onésime Fils
1939-45
Soldats tombés en 1940
LECLERCQ André
LEROY Ovide
BATARD Didier
BRIESMALIN Alphonse
MARTINACHE Émile
DETREZ Louis
BERTINCHAMP jean
-
Combats de la Libération 1944
DOBEL Louis
NOIRHOMME Paul
JEDRZEJCIAK Michel
SZASTAK Wieslaw
DESCARPENTRIE André
-
Fusillés
LANCELIN Auguste
VERMESCH Roger
HAPIOT Julien
CANON Edmond
DETEMERMANN Raymond
MAUREY Auguste
CATTIAU Jean
BACQUET Alfred
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Décédés en déportation
TILLOY Marceau
LANGHAM Gaston
WAROQUET Fernand
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Disparus
BRONGNIART Martial
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Victimes civiles
CLEMET Henri
WARIN Marie épouse RICHARD
DENEUX Gaston
DELANNOY Gérard
GRARD Lucien
CARON Léa
-
CICHY Louis
Melle COLLEMANT R.
RINGOT Désiré
CHOQUENET Georges
VANHEUVERSWYN E.
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Prisonniers décédés en captivité
BLONDEL Julien
LOISON Léon
DEVOS Émile
BAILLIET Joseph
MAUBERT Arthur
Indochine (46-54)
NOWAK Boniface
SZEWS Sygmund
VASSEUR René
KOTFILS Joseph
CARNET Gérard
DELVALLET Gilbert
DESCAMPS Frnaçois
VANDORT Lucien
AFN-Algérie (54-62)
MAJEK Jean
DAMAGEUX Pierre
-
POURQUET Charles-Henri Sculpteur
Partie : Sculpture -
TAILLIEZ Joseph Marbrier
Partie : Monument
-
- http://www.memorialgenweb.org/memorial3/html/fr/resultcommune.php?insee=62528&dpt=62&idsource=13330&table=bp02
- http://www.cheminsdememoire.gouv.fr/page/affichelieu.php?idLang=fr&idLieu=1237
- http://www.tourisme-lenslievin.fr/musee-14-18-alexandre-villedieu/loos-en-gohelle/tabid/11591/offreid/db4c3d7c-ebf7-4933-8692-da52e35f6e37/detail.aspx
- Coordonnées : 50.454667, 2.7885
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- Localisation
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de la République. Une réflexion est en cours sur son prochain déplacement dans le cadre de la restructuration urbaine
Historique du monument
Autres
jeudi 29 septembre 1921
Le Ministre de la Guerre certifie que la commune de Loos-en-Gohelle a obtenu la Croix de Guerre pour Citation à l'Ordre de l'Armée au cours de la Campagne de 1914-1918 contre l'Allemagne et ses Alliés (Journal Officiel du 29 septembre 1921) - Musée A. Villedieu (Loos-en-Gohelle) -
Photo MA 11-11-2012
Inauguration
dimanche 21 septembre 1924
L'inauguration avait été prévue dans un premier temps pour le 10 août 1924. Toutefois, en raison d'une grève des fondeurs de la région parisienne, la statue n'avait pas pu être livrée à temps.
Inauguration - Presse
mardi 23 septembre 1924
édition du 23 septembre 1924 (Mémoires de pierre) Hier, dimanche [21 septembre], la petite et gentille commune de Loos-en-Gohelle a glorifié la mémoire de ses enfants morts pour la France d’une façon des plus éclatantes. Les habitants avaient rivalisé de zèle pour parer les rues de drapeaux, de feuillage et de fleurs, leur donnant un aspect particulier, prouvant par là qu’ils n’ont pas perdu le souvenir des héros qui tombèrent pour la paix et la civilisation. Le samedi eut lieu une grande retraite aux flambeaux avec le concours de toutes les sociétés de la commune, puis l’illumination du monument autour duquel toute la population observa quinze minutes de recueillement. Le dimanche, à sept heures du matin, la fête fut annoncée par des salves d’artillerie et le réveil en musique. A 9 heures, des secours furent distribués aux indigents par les soins du bureau de bienfaisance. Dès midi commencent à arriver les sociétés de musique (harmonies, fanfares et chorales), de pompiers, de gymnastique, d’anciens combattants, de tir et de secours mutuels. Les vins d’honneur leur sont offerts par la municipalité dans le préau des écoles. A 3 heures, toutes les sociétés se rassemblent rue Condé. Elles sont une quarantaine, puis à 4 heures le défilé commence et traverse les principales rues de la commune : toutes sont applaudies au passage par une foule venue de toute les communes environnantes. A l’issue du défilé, elles viennent sur la place de la République et se groupent autour du monument qui va être inauguré. Sur la tribune officielle prennent place Maës, député du Pas-de-Calais ; Landy, maire et tous les conseillers municipaux ; MM. Henri Hay, président du comité d’organisation du monument ; le major Binnie, colonel écossais, qui participa à la reprise de Loos en 1915 ; Legros, président des ingénieurs civils, section britannique ; Feuillard, architecte ; Pourquet, sculpteur ; Tailliez, marbrier ; Saint-Georges, président des anciens combattants de Loos et Neuville, membre de la fédération départementale des mutilés et anciens combattants, etc. Le monument, d’un brillant effet, représentant la paix, est érigé sur la place de la République ; sur le socle on a placé une plaque en bronze représentant une mine et l’effigie d’un soldat écossais. Il est entouré d’une superbe grille sur massif en briques, exécuté gracieusement par les entrepreneurs de Loos-en-Gohelle, et d’un gazon avec massif de fleurs fait par les Anglais. Le garde à vous est sonné et le voile tricolore recouvrant le monument tombe, l’harmonie municipale de Loos exécute la Marseillaise et les discours commencent. M. Henri Hay, président du comité d’érection, prend le premier la parole, il remercie les donateurs et fait la remise du monument à la municipalité. Puis c’est M. Landy, le sympathique maire de Loos, qui félicite le comité de son heureuse initiative et de son dévouement. Il remercie toute la population d’avoir contribué à glorifier ses morts ; il salue profondément tous les invités qui ont répondu à son appel et en particulier son excellent camarade le dévoué Maës, le digne défenseur des malheureux ; il termine par un soutien ému aux glorieux morts. MM. le major Bennie, colonel écossais, qui participa à la reprise de Loos, et Legros, des ingénieurs civils, le parrain de Loos, ont tenu, disent-ils, à venir rendre hommage aux enfants de la commune morts courageusement en défendant le sol de la patrie de cette grande France meurtrie. M. Neuville, apporte le salut fraternel des camarades mutilés et anciens combattants du département qu’il représente, aux braves de Loos morts au champ d’honneur ; il félicité le député Maës, le vrai défenseur des victimes de la guerre. M. Saint-Georges, président des anciens combattants de Loos et président de l’amicale des entrepreneurs apporte un témoignage de reconnaissance aux héros de la terrible hécatombe. Au milieu de l’attention générale, Maës prend la parole. Dans un discours où il met toute sa fougue d’orateur que tous connaissent, il fait l’historique de la guerre mondiale qui fit tant de victimes et sema tant de deuils. Avec une grande éloquence qui empoigne toute l’assistance, il glorifie les morts qui ne marchandèrent pas leur vie pour défendre le pays et surtout pour obtenir une paix éternelle. Il s’élève avec ardeur contre la guerre et déclare qu’il sera toujours aux côtés des hommes sincères qui luttent ardemment pour la paix universelle ; qu’il apportera toujours son concours au gouvernement actuel qui s’efforce d’obtenir cette paix entre les peuples. Le discours de Maës est chaleureusement applaudi, et notre député voit toutes les mains se tendre vers lui. La série des discours est terminée ; la foule recueillie écoute alors dans un silence religieux la cantate Gloire à nos morts, et la marseillaise chantée par la chorale la Cécilia de Lens, sous l’énergique direction de M. Jules Ballois, puis après une superbe exécution par l’harmonie municipale de Loos, dirigée par M. Oudart, avec le concours des enfants des écoles, la fête prend fin ; les assistants se dispersent et les sociétés musicales se rendent à leurs emplacements respectifs où elles donnent de magnifiques concerts. Le soir, à 9 heures, sur la Place de la République, la population assista à une splendide fête de gymnastique donnée par la société l’Etoile d’Or, de Grenay, qui dirigea avec tant de dévouement M. Bertiaux.
Le Réveil du Nord
Inauguration - Presse
jeudi 25 septembre 1924
édition du 25 septembre 1924 (Mémoires de pierre) La commune de Loos-en-Gohelle a dignement célébré dimanche dernier le sacrifice de ses enfants tombés au champ d’honneur ou victimes de la férocité ennemie durant l’occupation. Loos inscrit au martyrologue de 1914-1918 : 208 soldats et 33 civils. Parmi ces derniers figurent 6 vieillards que les boches fusillèrent dès leur entrée dans la laborieuse cité. Peu de communes ont un pourcentage aussi élevé de morts pour la Patrie, peu de communes ont connu la dévastation sauvage, systématique dont a souffert Loos. Aussi comprend-on qu’en une journée comme celle de dimanche toute la population se soit unie en un même sentiment de reconnaissance envers les braves, de souvenirs des horreurs supportées en commun, d’espoir en une paix que rien ne viendra plus troubler. Samedi soir, toutes les sociétés locales furent présentes à la retraite aux flambeaux qui parcourut les rues, tous les habitants se rassemblèrent autour du monument élevé sur la place. Les arcs de triomphe entourant cette œuvre d’art furent illuminés et durant un quart d’heure la foule garda le plus complet silence tandis que du fond des cœur montait vers les héros la promesse de ne les oublier jamais. Dimanche à 7 heures des salves d’artillerie, un réveil en musique annoncèrent aux habitants le grand jour d’inauguration du monument. Les indigents ne furent pas oubliés, le bureau de bienfaisance leur distribua pain et viande. A 10 heures fut célébrée une messe solennelle due à l’initiative de la société des anciens combattants. A midi eut lieu la réception des autorités. M. Landy, maire, entouré du conseil municipal souhaita la bienvenue à M. Maës, député, à MM. Le major Binnie qui prit part à la terrible action que couronna la prise de Loos, legros, président de la société des ingénieurs civils de France (section britannique) parrain de la commune, Neuville président de la société des mutilés de Lens, délégué par M. Fontenaille pour représenter la fédération départementale des anciens combattants. Durant ce temps la population rivalisait d’entrain pour l’ornementation des rues. C’est par centaine que s’élevèrent de fausses portes surmontées d’inscription de bienvenue aux invités, d’hommage aux héros. M. Couhé, député, qui devait présider l’inauguration du monument aux morts de Festubert tint à venir s’incliner devant celui de Loos-en-Gohelle et a saluer les autorités. A 3 heures arrivèrent les sociétés ayant données leur adhésion. Les vins d’honneur leur furent offerts. Le défilé eut lieu assez tardivement, il était 5 heures quand commença le parcours de l’itinéraire fixé. Nous avons remarqué : l’harmonie de la cité 11 de Lens, l’harmonie de la cité 12 de Lens ; les harmonies des cités 5 et 11 des mines de Béthune ; l’harmonie municipale de Bully ; l’harmonie d’Auchy-les-La-Bassée ; l’harmonie d’Angres-Liévin ; l’harmonie de Vermelles ; l’harmonie de Loos-en-Gohelle ; la fanfare ouvrière de Lens ; la fanfare municipale de Wingles ; la fanfare municipale de Meurchin ; la Sainte Cécile de la fosse 8 des mines de Lens à Vendin-le-Vieil ; la société des trompettes de la cité 11 de Lens ; la société des trompettes de Billy-Montigny ; la société des trompettes de Douvrin ; les clairons d’Hulluch ; la Clique ouvrière de Grenay ; la chorale la cécilia de Lens ; l’association sportive de Lens ; l’Etoile d’Or de Grenay ; l’Honneur et patrie de Béthune ; la Vermelloise de Vermelles ; les sapeurs-pompiers de Bully, Angres, Liévin, Hulluch, Vermelles, Loos-en-Gohelle ; les anciens combattants de Bully, Grenay, Hulluc, Gouy-Servins, Loos-en-Gohelle ; la carabiniers d’Hulluch ; la société de tir du numéro 11 de Lens ; les Pupilles de Jaurès ; la société de secours mutuels de Loos-en-Gohelle ; le parti socialiste de Loos-en-Gohelle ; la section syndicale de Loos-en-Gohelle. Le cortège parcourut les rues du 14 Juillet, A. Manier, Jean-Baptiste Roussel, ancien abreuvoir, Kléber, Faidherbe, Masséna, Denfert Rochereau, Decrombecque, Pasteur, de Lens, cité des 52, rue des Ecoles, rue Condé, place de la République. Les sociétés se groupèrent ensuite autour du monument. Sur un socle de pierre sur lequel sont gravés les noms des morts se dresse une statue de la paix. Les autorités prennent place sur une estrade, le drapeau tricolore découvrant le bronze tombe tandis que retentit la Marseillaise. C’est ensuite la série des discours. M. Henri Hay, président du comité d’érection remercia les donateurs et fit remise du monument à la commune. M. Landy, maire, exprima sa reconnaissance envers le comité à qui revient l’honneur de cette belle journée. Il remercia la population d’avoir su aussi dignement glorifier ses morts. Il salua tous les invita puis en une belle envolée fit l’hommage des morts de Loos-en-Gohelle. Tour à tour la major Binnie, colonel écossais, puis M. Legros rendent hommage aux vaillants français qui durant les hostilités combattirent fraternellement aux côtés des anglais. Ils affirment qu’entre l’Angleterre et la France l’amitié ne s’altérera jamais. M. Neuville prit la parole. Nous sommes heureux de reproduire in extenso son discours : « C’est un grand honneur pour moi que d’avoir à représenter ici la fédération départementale des mutilés et anciens combattants. Qu’il me soit permis d’excuser M. Fontenaille, président de notre chère fédération, retenu à Londres au congrès interallié des anciens combattants et le camarade Mac Corkel, vice-président de la fédération, empêché par des engagements antérieurs. Je remercie les membres du comité d’érection du monument de Loos, et particulièrement son président M. Hay, ainsi que mon ami Saint-Georges de la délicate attention qu’ils ont eu vis-à-vis de la fédération départementale en manifestant le désir qu’elle fut représentée à la manifestation d’aujourd’hui. Je salue le colonel Binnie et M. Legros représentant ici nos alliés qui hier se battaient à nos côtés pour gagner la victoire et aujourd’hui à Genève sont encore avec nous pour conquérir la paix. Je salue M. Maës, un de nos députés pour qui la défense des victimes de la guerre et la lutte pour la paix ne sont pas des vains mots. Il ne me paraît point utile de retracer ce que furent les phases terribles de la guerre, tant pour les regrettés Poilus que nous glorifions en ce jour, que pour nos vaillantes populations des régions envahies. Chacun de nous a trop souffert de la guerre pour ne plus s’en souvenir. Chacun de nous aussi voudra travailler pour que pareilles hécatombes ne puisse plus recommencer. 1 500 milles français sont tombés pour la défense du droit et de la liberté. Ils ont fait le sacrifice de leur vie, c’est pour avoir la paix. Que serions nous vis-à-vis de nos grands morts si nous laissions saboter cette paix pour laquelle tant de sang fut versé. C’es en sauvegardant cette paix, c’est en luttant contre la réalisation de nouvelles guerres, que nous accomplirons un des devoirs que nous avons à remplir vis-à-vis de ceux qui sont tombés pour l’humanité. Comment lutter pour la paix si ce n’est par l’union et la concorde. Je ne puis donner exemple plus frappant que nos groupements d’anciens combattants et de victimes de la guerre. Notre fédération départementale en groupe près de 20 mille, l’union fédérale, 300 mille. Au sein de ces groupements se rencontrent ceux qui durant les longues années de guerre de tranchées connurent les mêmes misères, les mêmes périls et aussi les mêmes espérances. Aujourd’hui encore ils ont à souffrir les mêmes maux et conservent aussi les mêmes espoirs. Comprenant mutuellement leurs souffrances et fidèles aux promesses tenues par chacun d’eux devant la mort, ils se firent les défenseurs de la destinée des êtres chers que nos grands morts nous laissèrent en garde, leurs veuves, leurs orphelins et les vieux parents. De souffrir et de s’aimer, les membres de nos groupements ont acquis la volonté de lutter pour la vie, de lutter pour la paix. Je m’en arrêterai là. Vous avez compris mes chers compatriotes que pour avoir la volonté de lutter et être fort, unissons nous et aimons nous, là sont les seuls moyens pour vaincre. Et quand vous passerez devant ce monument, ou devant tout autre que vous rencontrerez dans chaque ville dans chaque commune de France, rappelez vous que 15 cent mille français sont morts, qu’ils nous ont laissés leurs veuves, leurs orphelins, leurs vieux parents à protéger, qu’ils ont fait le sacrifice de leur sang pour la défense du droit et de la liberté. Pour la Justice et la Paix. » M. Saint Georges président des anciens combattants de Loos et président de l’amicale des entrepreneurs, exprime sa reconnaissance aux victimes de la guerre. M. le député Maës rappela les tristes événements de 1914-1918, glorifia les morts et émit le vœu que sous l’action de tous les gouvernements s’établisse enfin pour toujours la paix dans le monde. Ces discours furent très attentivement écoutés et applaudis. La chorale la Cécilia de Lens, sous la direction de son éminent chef M. Jules Ballois, fit entendre la cantate Gloire à nos morts et la Marseillaise. Les enfants des écoles accompagnés par l’harmonie municipale de Loos chantèrent un chœur. La cérémonie était terminée. Les sociétés de musique prirent place sur les différents kiosques et donnèrent des auditions. A 9 heures la société l’Etoile d’Or de Grenay donna ne très jolie fête de gymnastique sous le commandement de M. Bertiaux. Loos-en-Gohelle gardera le souvenir de cette magnifique journée.
L’Avenir de Lens
Informations déposées par AUBRY Martine
Dernière modification : vendredi 22 août 2025