Le patrimoine mémoriel des guerres
62380
Conflits commémorés
Type de monument
Caractéristiques
Prix
750 francs
Subvention de la commune
250 francs
La somme fut entièrement réglée par le président du comité d’érection. Le faible prix du monument est peut-être dû à une erreur de transcription dans le dossier déposé aux archives départementales (Arch. dép. du Pas-de-Calais : 2 O 959/11).

GLOIRE
AUX HÉROS
DE LA
GRANDE GUERRE
1914-1918

1914-18

Lieutenant DUMANOIR Louis
chevalier de la Légion d'honneur
Soldat DESOMBRE Jules
Soldat VASSEUR Emile
Soldat PAQUENTIN Joseph
Soldat COQUEREL Léon
Soldat COQUEREL Clotaire
Soldat LEROY Léon
Soldat DOURDRON Joseph
Soldat FEUILLET Fernand
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Soldat BODARD Fernand
Soldat OGEZ Jules
Soldat MEGRET Louis
Soldat PRUVOST Jean-Baptiste
Soldat OBERT Gaston
Soldat DUBUIS Léon
Soldat DUPONT Gilbert
Soldat PAYEN Georges
Soldat PODEVIN Albert
Soldat LEFEBVRE Rémy
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Soldat COQUET Georges
Soldat MISMACQUE Elie
Soldat PICQUET Marius
Soldat FOURNIER Joseph
Soldat FAYEULLE Célestin
Soldat DELAFORGE Emile
Soldat VANIET Albert
Soldat MALLET Octave
Soldat DESOMBRE Gaston
Adjudant-chef BOULANGER Georges


1939-45
MERLIER Gilbert
Lieutenant Henri DACQUEMBRONNE (déporté politique)
  • LEMAIRE & HOYEZ Marbrier
    Partie : Monument
Localisation

Historique du monument

1920

Bureau Bienfaisance

lundi 20 décembre 1920

Les membres du bureau de bienfaisance se sont réunis à la mairie sous la présidence de Mr. Bouvier, maire.
Le président expose à l'assemblée que, par suite de l'élévation, sur le cimetière communal, d'un monument aux enfants de Bléquin, morts pour la Patrie
La commune devrait verser au bureau de bienfaisance, la part lui revenant du fait de cette concession. Mais en vue de rendre hommage aux soldats morts pour la France, il propose à l'assemblée de renoncer à la par lui revenant dans la dite concession.
Le Conseil, à l'unamité, adopte la proposition

2-O-959-11

1921

Courriers divers

samedi 15 janvier 1921

Le Maire au Préfet

En réponse à la note ci-contre, j'ai l'honneur de vous exposer qu'à la réception de la circulaire du mois de févrir dernier, le conseil municipal se mit aussitôt à l'oeuvre en vue de l'érection d'un monument. Un dossier fut formé conformément aux instructions et adressé ausitôt à la sous-préfecture. En même temps, un comité fut désigné pour recueillir les souscriptions, et après avoir vu plusieurs fournisseurs, il conclut un marché de gré à gré avec MM. LEMAIRE et HOYEZ, entrepreneurs à AIre-sur-la-Lys
En prévision d'une hausse qui ne faisait que s'accentuer de jour en jour, le Comité avait cru itule de traiter le plutôt possible, et quand parut la note du 1er août me faissant connaiître que la Commune ne pouvait traiter de gré à gré pour une somme supérieure à 3000 francs, le monument était presque terminé, nous ne pouvions donc plus revenir sur nos engagements. 
D'autre part, les souscripteurs avaient émilis la prétention formelle de ne verser leur offrande qu'entre les mains du fournisseur aussitôt après la pose du monument. Ces conditions furent acceptées par le Comité, qui considérait qu'aucun froissement ne devait surgir entre lui et les familles qui avaient eu le malheur de voir disparaître 26 des leurs sur une population de 450 habitants.
Dans ces conditions, je n'avais jamais considéré ce marché comme marché communal, ou, s'il devait en être ainsi, ce n'était tout au plus que pour une somme de 750 frs attendu que le conseil municipal y consacrait 250 frs et sollicitait une subvention de 500 frs ; subvention qui était en quelque sorte offerte par la circulaire précitée. La souscription communale ainsi entendue n'entrait pas pour ainsi dire dans le marché et devait être mise de côté. En outre, la population était impatiente de voir se dresser ce symbole de vaillance, comme récompense des sacrifices consentis pour la défense du patrimoine national.
La pose du monument eut donc lieu dernièrement et le prix intégral en fut payé par le Président du Comité au moyen de la souscription et d'une avance de ses propres deniers s'élevant à la somme de 750 frs, et cela, sans intérêt jusqu'au jour du remborusement. Cette avance pourra être couverte par le crédit de 250 frs inscrit au budget additionnel de 1920 et la subvention sollicitée. Dans le cas om celle-ci n'atteidrait pas le chiffre demandé, le Conseil municipal vous demanderait l'autorisation d'y employer le crédit inscrit pour achat d'une plaque commémorative dont l'idée est abandonnée, le noms de nos héros étant inscrits sur le monument.
Permettez-moi, Monsieur el Préfet, de m'étendre aussi longuement sur ce sujet ; je préfaire vous faire connaître nettement ma manière d'agir plutôt que de vous adresser un dossier fictif. Si cette façon de procéder n'est pas confirme aux instructions, elle sauvegarde cependant les intérêts de tous, ce que j'ai la conviction d'avoir toujours fait depuis 1874, date de mon entrée dans l'assemblée municipales.
 

2-O-959-11

Courriers divers

samedi 29 janvier 1921

Au Sous-Préfet

Par lettre du 15 janvier courant, M. le Maire de Bléquin m'a fait connaître que le Conseil municipal a voté un crédit de 250 frs et a sollicité une subvention del 'État en vue de couvrir avec le produit d'une souscription publique les frais d'érection d'un monument commémoratif
Vous voudrez bien signaler à la municipalité, que par application de l'article 81 de la loi de finances du 31 juillet 1920, une subvention accordée par l'État aux communes qui ont pris l'initiative et la responsabilité d'élever un monument aux morts pour la Patrie
Des renseignements fourns par M. le Maire de Bléquin, il résulte qu'un comité particulier a ouvert une souscription publique, en a recueilli les fonds et cersé le produit entre les mains du Président qui a traiité avec un entrepreneur marbrier.
Des lois il n'y a pas lieu d'accorder à ce Comité privé la subvention de l'État prévue par la loi du 25 octobre 1919
Je vous prie de vouloir bien en informer le Maire

2-O-959-11

Courriers divers

mercredi 23 février 1921

Monsieur le Préfet
En poursuivant l'érection du monument, j'ai donc commis une faute bien grave pour nécessiter un tel échange de questions et de réponses. Cependant presque tous mes collègues ont agi de la même façon.
J'ai toujours considéré ce projet comme un devoir envers ceux qui ont donné leur vie pour nous ; en serait-il autrement ? Ou bien, serais-je accusé d'en avoir tiré quelque profit ! De ce côté, ma conscience est tranquille, et ma comptabilité peut supporter le plus sévère examen. En outre, ma fortune personnelle n'est même pas en rapport avec ce que j'y ai consacré. Néanmois si mes supérieurs croient utiles de confier à des mains plus habiles le soin de gérer les affaires municipales, je resignerai bien volontiers des fonctions que je n'ai point sollicitées et que je n'ai acceptées que sur les instance réitérées de mes collègues au conseil municipal

2-O-959-11

Dernière modification : mercredi 7 août 2024

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