- 62860
- Conflits commémorés
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- Type de monument
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- Caractéristiques
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- Prix
- 655 000 francs
- Financé en partie par les dommages de guerre de la commune.
- Commentaires
- Commande du monument en septembre 1954.
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Sur le pied de la statue, on peut lire la mention
LA VICTOIRE EN CHANTANT
LA COMMUNE D'ÉPINOY
À SES ENFANTS
MORTS POUR LA PATRIE
1914-1918
1914-18
1914
DEBREMME Louis Soldat
DROCOURT Louis Soldat
CONVERT Jules Soldat
LANTOINE Jules Soldat
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1915
GOSSELET Émile Adjudant
THERON Célestin Sergent
HERLIN François Soldat
HUBERT Jean-Baptiste Soldat
DÉFONTAINE Jules Sergent
DÉFONTAINE Aimable Caporal
PLATAU Albert Caporal
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1915
BOCQUET Julien Soldat
BERNARD Augustin Adjudant Chef
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1916
LAURENT Émile Caporal
DINGHIN Eugène Soldat
HUBERT Georges Soldat
GILLERON Ancel Soldat
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1917
BRANCQ Charles Soldat
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1918
BÉZÉ Charles Soldat
BOULET Charles Soldat
AUTRICQUE Eugène Soldat
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Victime civile
ROGER Antoine 1918
1939-45
Militaires
FOULON Emmanuel
PLATEAU André
BRUSQUIN Jules
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Victimes civiles
MOLLET Victor
VERRET Lucien
DUCHATELLE Euphémie
GILLERON Georges
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RICHEFEU Charles Édouard Sculpteur
Partie : Sculpture -
VAL D'OSNE Fonderie
Partie : Sculpture
- Coordonnées : 50.2309781, 3.1668789
- Google Maps
- Apple Maps
- Localisation
- Véret
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- Epinoy-2O2056
Historique du monument
Commission d’art
Avis de la commission d'examen des projets de monuments commémoratifs
PROJET ACCEPTABLE - AVIS FAVORABLE
Epinoy-2O2056
Courriers divers
mardi 23 août 1921
Au maire
demande dossier pour la subvention de l'État
Epinoy-2O2056
Délibérations Conseil municipal
jeudi 15 septembre 1921
Lecture des pièces relatives à l'érection du monument aux morts
8800 frs
Ressources disponibles provenant de dons, de quête et d'une subvention communale de 3500 frs inscrite au budget additionnel de 1921, atteignent 8803,40 frs
Epinoy-2O2056
Devis
mercredi 12 octobre 1921
BALEMBOIS-CARRON
5, bd Faidherbe
Cambrai
Devis 8800 frs
Epinoy-2O2056
Financement
lundi 26 décembre 1921
Total de la dépense - 8800 frs
Total des souscriptions recueillies dans la commune 5303,40 frs
Montant du crédit inscrit au budget communal 3500 frs
Chiffre de la population actuelle 555
Nbre des centimes communaux 91
Valeur du centime 58,78
Population en 1914 708
Epinoy-2O2056
Rapport Ponts-et-Chaussées
samedi 11 février 1922
Concerne l'emplacement Place publique dite "place Veret"
Epinoy-2O2056
Inauguration
dimanche 16 juillet 1922
Inauguration - Presse
mercredi 19 juillet 1922
Le Courrier du Pas-de-Calais du mercredi 19 juillet 1922 (Mémoires de Pierre)
L’inauguration du monument aux grands morts, fut dimanche dernier, l’occasion d’une belle cérémonie du souvenir dans la commune.
A 11 heures, eut lieu, en l’église paroissiale, un service solennel suivi de la bénédiction solennelle du monument.
Un imposant cortège formé d’une vingtaine de groupes, se rendit à 16 heures devant le monument, où plusieurs discours ont été prononcés par M. Rincheval, maire ; Verret, président des Poilus ; la capitaine Dumont, représentant l’autorité militaire qui a remis les médailles militaires et croix de guerre aux familles des morts, ainsi que le drapeau à l’association des anciens combattants.
Plusieurs musiques se sont fait entendre ; des chœurs ont été exécutés.
Voici le discours que M. Bernard de Francqueville, le très estimé conseiller d’arrondissement, a prononcé : Mesdames, messieurs L’hommage aux héros tombés sur le champ de bataille ne date pas d’aujourd’hui ; nos ancêtres dans l’antiquité le comprenaient aussi bien que nous. Vous connaissez l’épitaphe gravée sur la tombe d’un guerrier célèbre : « Sta, viator, heroem chalcas ! » Arrêtes-toi passant, ici repose le corps d’un héros ! Il y a dans cet hommage rendu aux grands morts, de nobles idées et de bienfaisantes pensées. Et d’abord le culte général que nous devons à tous les morts, le respect de cette minute solennelle qui nous fait sortir de la vie connue, pour entrer dans un monde nouveau. Méditation troublante que le passage devant un cimetière ou la rencontre d’un convoi funèbre devrait toujours susciter dans nos âmes. Pensée réconfortante aussi, car elle relie d’une chaîne mystique, la génération présente aux générations qui ont passé ; elle fait la tradition dans les familles, dans les cités, dans les nations. Il y a aussi la reconnaissance immortelle que nous devons à nos soldats de la grande guerre qui ont sacrifier leur vie pour nous donner la victoire. Sans eux que serait devenu cette terre et ce village d’Épinoy ? territoire soumis au joug de l’ennemi cruel que nous avons vu à l’œuvre, tes habitants sans aucun doute t’auraient déserté, tu serais devenu colonie allemande, tes valeureux enfants dont nous célébrons la mémoire t’ont sauvé de la ruine et du suprême outrage. Chers morts de nos villages, vous ne reposez pas tous dans nos cimetières, au milieu des vôtres dans une tombe souvent fleurie par les mains pieuses de vos proches et de vos amis. Beaucoup restent encore dans les cimetières du front, sous l’humble croix de bois, ou bien leurs corps mutilés conservent d’un entonnoir ou dans le sillon d’une tranchée éboulée, l’anonymat des disparus. Soldats, où que vous soyez, que vous reposiez parmi nos tombes ou que vous restiez perdus dans quelques coins des Flandres, de l’Artois, du Valois, de la Champagne, de l’Argonne, de la Marne ou des Vosges, nous vous devons les mêmes hommages et un égal tribut de reconnaissance immortelle. Cette fête est aussi celle de nos combattants qui ont souffert des mêmes angoisses, endurés les mêmes supplices, qui se sont exposés maintes fois au sacrifice suprême mais dont la mort n’a pas voulu, qu’elle a épargné pour les conserver à leur famille et à la patrie, et qui sont aujourd’hui autour de nous : plusieurs portent les traces de glorieuses blessures, parfois de graves mutilations, tous gardent l’empreinte ineffaçable du devoir noblement accompli. Nous leur devons au même titre que nos morts. Enfin, il y a dans l’inauguration de ce monument, une leçon de haute valeur et de bienfaisante portée. C’est en effet essentiellement le monument du souvenir que nous léguerons à nos successeurs, aux générations de l’avenir. il faut qu’en passant devant lui et en se découvrant pieusement, nos enfants aperçoivent le sens profond du geste auguste qui a été accompli par nos morts héroïques. Il faut que ce geste ressemble un peu au geste du semeur qui jette le bon grain dans le sillon : c’est dans le cœur que ce bon grain doit germer, et ce bon grain s’appelle le devoir, le courage et l’esprit de sacrifice…
Le Courrier du Pas-de-Calais
Remplacement
septembre 1954
reconstruit après la deuxième guerre mondiale
Commande du monument en septembre 1954
Dernière modification : samedi 5 avril 2025