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- Conflits commémorés
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- Type de monument
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- Caractéristiques
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LA COMMUNE DE
FILLIÈVRES
À SES ENFANTS
MORTS POUR LA PATRIE
1914-1918
1914-18
CAUÜET Vindicien St Hubert 1914
CALAIS Henri Bautor 1917
CARLIER Oscar Joppecourt 1914
CHABÉ Arthur Boesinghe 1917
CORNET Paul Craonne 1918
CROISÉ Albéric Rouvrois-sur-Othain 1914
CRÉPELLE Ferdinand Bois d’Ailly 1915
DELAIRE Joseph Chaudun 1918
DEPLANQUE Georges Bois d’Ailly 1915
DESLANDE Jean Belloy-en-Santerre 1916
LAMOUREUX Eugène Ligny-en-Barrois 1915
LAMOTTE Aimé Bouchavesne 1915
LOISEL Georges Ville-en-Woevre 1915
MESNARD Paul Vlamestinghe 1918
MESNARD Pierre Chenay 1915
MERCHEZ Jean-Baptiste Quesnoy-en-Santerre 1914
MORGENTHALER François Mesnil-les-Hurlus 1915
MERCHEZ Marcel Fillièvres 1921
PAUL Maxime Sommepy 1918
PRUVOST Albert Fillièvres 1918
PRUVOST Charles Toulouse 1915
PROTIN Victor Verdun 1916
RELEVEY Lucien Bois d’Ailly 1915
TAHON Émile Serre Mailly Maillet 1915
VARLET Désiré Douaumont 1916
VINCENT Narcisse Bar-le-Duc 1915
WISSART Jules St Michel Maurienne 1917
THORILLION Auguste tué par une bombe Fillièvres 1918 à l’ âge de 12 ans
DELPLANQUE Gaston Mo-teuil 1918
HERBAIN Lucien Bouchavesne 1916
RIQUIER Léon Assevillers 1916
LECENDRE Paul décédé le 29 Juin 1927
1939-45
HELLE Louis Commandant F.F.I. fusillé à Bondues 1944
DUPLOUY Eugène Adjudant Alsace 1945
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Victimes civiles
BERNARD Roger Amiens 1944
DEMAILLY Marie-Agnès Fillièvres 1944
DEMAILLY Hubert Fillièvres 1944
DEMAILLY Bernard Fillièvres 1944
DUPUIS André Fillièvres 1944
WALCZAK Denis Fillièvres 1944
WALCZAK Vladislas Fillièvres 1944
- Coordonnées : 50.319444, 2.161667
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- Localisation
- Face à la place publique.
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- Plan des lieux où sera posé le monument aux morts de Fillièvres - 29/07/1922 Source : Archives du Pas-de-Calais, Série 2O/2239 Site Mémorial du Ternois
Historique du monument
Inauguration
dimanche 2 juillet 1922
Inauguration - Presse
mercredi 5 juillet 1922
Le Courrier du Pas-de-Calais du mercredi 5 juillet 1922 (Mémoires de pierre)
Inauguration du monument aux morts.
La commune de Fillièvres, si pittoresquement située sur la Canche, a honoré dignement dimanche, les grands morts pour la France.
On peut dire que la cérémonie qui se déroula fut magnifique, chacun ayant apporté sa meilleure volonté pour la réussite de cette manifestation patriotique.
Le matin, une messe du souvenir fut célébrée par M. le curé de Fillièvres, qui prononça une allocution appréciée de tous les fidèles.
Puis, une visite eut lieu au cimetière anglais, au cours de laquelle M Baudrez, l’excellent instituteur de la commune, dont le dévouement fut apprécié si unanimement, prononça un discours dans lequel il retraça éloquemment les phase de la collaboration de nos alliés dans le grand conflit.
Dans l’après-midi, vers 4 heures, eut lieu la cérémonie officielle, sous la présidence de M. Henri Marais, sous-préfet de Saint-Pol, assisté de M. Dacquin, conseiller général, et Carpentier, conseiller d’arrondissement. après la remise de la croix de la Légion d’honneur, qui fut faite à un brave mutilé et l’appel aux morts, des discours furent prononcés par MM. Fauconnier, maire, deux anciens combattants : Carpentier, Dacquin ; et Henri Marais.
Le discours de M. le sous-préfet, particulièrement éloquent fut salué d’applaudissements unanimes. Des chants furent exécutés par les enfants des écoles ; les fillettes, placées sous la direction de Mme Tramecourt, la dévouée institutrice, se firent particulièrement remarquer. L’excellente fanfare de Fillièvres fit entendre des morceaux choisis, dont l’exécution fut impeccable.
Enfin, après des vins d’honneur, servis à la mairie aux anciens combattants, un dîner tout intime réunit les autorités et le conseil municipal de la commune.
Grandiose manifestation en résumé, fort bien ordonnée et qui a produit une profonde impression à tous.
Le Courrier du Pas-de-Calais
Inauguration - Presse
dimanche 23 juillet 1922
L’Abeille de la Ternoise du 23 juillet 1922 (Mémorial du Ternois)
Dimanche 2 juillet, par une journée ensoleillée, la commune, si pittoresque dans sa jolie vallée, inaugurait le monument qu’elle a élevé au souvenir de ses trente deux morts tombés au cours de la grande guerre.
Cette cérémonie, si touchante et si simple dans sa grandeur, a conservé toute la journée son véritable caractère, comme il convient en pareille occasion.
Dès la veille, tout le monde fut sur pied pour la décoration des rues.
De nombreux arcs de triomphe se dressèrent, de toutes parts apparurent banderoles, guirlandes et drapeaux des nations alliées. Le matin, une messe solennelle fut chantée dans la belle et vaste église trop petite pour la circonstance.
La musique communale fit entendre quelques morceaux, qui dénotèrent une fois encore les progrès des jeunes musiciens, et la parfaite direction de leur chef. M. le Curé, dans une allocution empreinte du plus pur patriotisme, exalta l’héroïsme et la vertu et releva le courage des familles atteintes par la grande tourmente.
A l’issue de la messe, il fut procédé à la bénédiction du monument, puis le cortège se rendit au cimetière anglais.
Le conseil municipal salué à son arrivée par un représentant du Gouvernement britannique, déposa sur le mausolée une palme et une couronne magnifiques. Les élèves de l’école des garçons entonnèrent le chant national anglais et déposèrent au pied du monument chacun une gerbe de fleurs. Dans un discours qui fit impression, un mobilisé salua la mémoire des tommies anglais morts, comme les nôtres, pour la cause du droit et de la justice. Il rappela que les services immenses rendus par la nation alliée, le sacrifice de ses 700.000 morts dont la voix d’outre-tombe exige une union loyale et continuelle entre les vivants. Après l’exécution de la Marseillaise par la Fanfare, la première partie du programme de la journée était achevée et chacun se retrouvait dès 3 h 30 dans la cour de la mairie pour l’inauguration officielle du monument. Les groupes se formèrent rapidement grâce à la prévoyance et à la sagacité du Comité qui n’avait rien négligé. Combattants, familles en deuil, mutilés, infirmières, groupes des élèves, filles et garçons, France dans la Paix, France au travail, tous, porteurs de fleurs et couronnes, revêtus d’habits de circonstance choisis avec un goût averti, firent à leurs invités un accueil chaleureux, alors qu’éclatait la Marseillaise, grave, prenante, émouvante. M. le Maire, suivi de son conseil municipal, reçut aussitôt les autorités : M. le Sous-Préfet, M. Dacquin, conseiller général, M. Carpentier, conseiller d’arrondissement, les maires des communes voisines ; puis le défilé commença dans les principales artères du village aux sons de joyeux pas redoublés, les musiciens étant infatigables.
Dès cinq heures, le cortège était de retour su la place publique, où la foule se pressait compacte devant le monument.
Le voile tombait et la pyramide apparaissait grandiose dans sa simplicité. Aussitôt, la sonnerie « ouvrez le ban » éclata et au nom du Gouvernement de la République, M. le Lieutenant Couteau, le sympathique instituteur de Wail, chevalier de la légion d’honneur, épingla la croix sur la poitrine d’un brave soldat de Fillièvres, M. Ficheux Aristide, promu récemment Chevalier dans le même ordre. Ce fut un moment de recueillement, de fierté et de douleur quand ce nouveau décoré, dans un silence religieux, fit l’appel des trente deux morts dont les noms s’alignent en lettres d’or sur les traces du monument.
Vint ensuite l’exécution de l’Hymne aux morts, chœur à quatre voix dont l’interprétation fut magistrale. Puis, M. le Maire, deux anciens combattants, M. le Conseiller général Dacquin, tour à tour, prirent la parole.
Ces discours alternèrent avec la récitation de poésies et l’exécution de chœurs, le tout rendu d’une façon impeccable par quelques jeunes filles et les élèves garçons. M. le sous-préfet clôtura la série des discours ; ses paroles provoquèrent dans l’assistance une vive émotion et soulevèrent d’unanimes applaudissements.
L’Abeille de la Ternoise
Dernière modification : samedi 19 avril 2025