Le patrimoine mémoriel des guerres
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Conflits commémorés
Type de monument
On peut voir beaucoup de symboles patriotiques sur ce monument. Le coq, au sommet de l'édifice, symbolise la victoire de la France sur l'Allemagne. D'ailleurs, l'Aigle écrasé sous le pied du Soldat français symbolise l'Allemagne.
Caractéristiques

1914-1918
-
À LA GLOIRE
DES ENFANTS DE MARQUISE
MORTS POUR LA FRANCE
-
CE POILU A ÉTÉ BRISÉ PAR LES ALLEMANDS EN MAI 1940
ET RÉÉDIFIÉ EN JUIN 1947

-
À l'arrière
LA MARNE
L'YSER
L'ARTOIS
LA SOMME
VERDUN
CHAMPAGNE
SALONIQUE
-
ÉTERNELLE RECONNAISSANCE

1914---
1916---
Civils et déportés
1914-18

1914
BEAUVOIS Eugène
BOMY Auguste
BERDIN Louis
CARON Joseph
DAGBERT Théodore
DUCHEMIN Fernand
DECOCQ Albert
DELANNOY Joseph
DESOMBRE François
DUCROCQ Clément
DAMIENS Gaston
DEHAFREINGUE Albert
FASQUELLE Jules
HAMMEREL Benoit
HUBEAU Théophile
LECLERC Auguste
MARCQ Jules
PICHON Ernest
POUILLY Jules
-
PREUVOST Théodore
SGARD Albert
TRIPLET Amédé
WATTEBLED Louis
-
1915
ANDRIEN Jacques
BENARD Alfred
BORGOIS Alfred
BOUTOILLE René
BRECVILLE Alfred
BERNARD Victor
BAR Alfred
CANTREL Victor
CHARLES Auguste
CHOCHOIS Jules
CHOQUET Auguste
DAGNEAUX Alfred
DECOQ Henri
DELINIERE Henri
DENAVAUT Jules
DEVILLE Victor
DEZOTEUX Jules
DOURIEZ Jules
DUCHEMIN Lucien
-
DUFLOS Louis
FAYEULLE Paul
FASQUEL Émile
FOURNIER Gaston
HABART Albert
HONVAULT Jules
LEFORT Émile
LIMOUZIN Hyacinthe
MAC Henri
MARTEL Gaston
MONEL Gaston
PRUDHOMME Paul
REGNIER Napoléon
SAMBON Joseph
SAROT Prosper
SAUVAGE Pierre
SAUVAGE Auguste
SAUVAGE Paul
SAUVAGE Joseph
VENAT Marcel
WACQUET Xavier
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1916
CARON Pierre
COINON Remy
COLIER Raymond
DECOTTE François
DELATTRE Auguste
DEMILLY Louis
FRIEULLE Honoré
HERBEZ Martial
LEFEBVRE Louis
PICQUE Constant
PINTE Louis
RINGOT Georges
SAROT Adrien
TOURNEUR Albert
-
1917
BRACHET Charles
CARON Marius
CLEMENT Arthur
COINON Élie
GOLIER Charles
DEMARET Auguste
DEFOSSE Alfred
DELTOUR Louis
-
DIDISSE Félix
GERME Alexandre
GOURDIN Eugène
PICHON J. B.
MONTEUUIS Albert
POULTIER André
ROGER Vcitor
ROUSSEL Fernand
WILLIARD Charles
-
1918
CAULIER Alfred
CLAPTIEN Noël
CRAS Maurice
CROQUELOIS Jacques
DELPORTE Henri
DEZOTEUX Auguste
DOYER Auguste
DROLEZ Arthur
GAUCHEZ Agenor
GAVEL Jules
GAVEL Eugène
HENON Fernand
JACOB Flory
JOURDAIN Alfred
-
LAMBERT Alphonse
LEPRETRE Louis
MADOU Cornil
MAGNIER Alfred
MASSET Joseph
MUSELET François
PACQUES Adolphe
PRUVOST Alfred
POUILLY Alfred
RITAINE Frnaçois
ROYER Paul
RUET Henri
SAUVAGE Pierre
VAUCHEL Eugène
VINCENT René


1939-45

Militaires
CROQUELOIS André
LANONOY Marcel
CARON René
DEZOTEUX André
TOURNEUR Albert
SGARD Marcel
-
LANNOY Raoul
BROUTTIER Adolphe
LOUCHET André
REGNAULT Charles
WARGNIER André
JOSSIEN Roger
HOURIEZ Paul
-
DELHAYE Maurice
MOFET Louis
LELONG Marcel
-
1946
POUILLY Arthur
-
1950
CARON Fernand
-----
Victimes civiles et déportés
PRUDHOMME Louis
CLEMENT Louis
POULAIN Fernand
LAGAISE Lucien
Mme BAUDIN DAMBRICOURT Marie
COFFRE Simone
CROQUELOIS Césarette
CROQUELOIS TOUSSAINT Adèle
Mme JACOB LEFEBVRE Henriette
LEPECQUET Lisiane
Mme TELLIEZ GOBRECHT Georgette
Mme TELLIER FONTAINE Jeanne
-
TELLIEZ Alexis
DEBREU Charles
BOUTOILLE Jean-Claude
BUTEL Anatole
DELRUE Simone
LANNOY Colette
LEVISSE SAGOT Léonie
TRIPLET Simone
Mme GRESSIER TILLIER Angèle
TYTECA Marcel
REGNIER Henriette
Mme BROUTTA HONORÉ Maria
Mme DESEILLE PICHON Hélène
DUFOUR Jean
Mme FOURNIER FAYOLLE Eugénie
-
LACROIX Odette
Mme PAQUE FASQUELLE Hélène
SERGENT Gilles
WATEL Claude
Mme DHIEUX PICHON Louise
DIDISSE Joceline
HABART Marthe
LEDET Jean Marie
Mme PICHON LECLERCQ Marie
BEAUVOIS Michel
Mme MAGNIER DHIEUX Germaine
Mme DUFOUR LECAILLE Jeanne
PAQUE Henri
BROUTTA Paul


Indochine (46-54)

1948 DHALLUIN Claude
1947 LAVERDURE André
1952 DAMIENS Raymond


AFN-Algérie (54-62)

MARTEL Joseph
LEJEUNE Daniel
CAPET Henri
COUDEVILLE Émile
-
BRILLARD René
LESOT Lucien


OPEX (1962---)

1987
FAYEULLE Jacques


  • LESIEUX Augustin Sculpteur sur le monument LESIEUX Augustin Sculpteur a signé le monument
    Partie : Sculpture (signature)
Localisation
Rue de Verdun, à côté de l'église

Historique du monument

1924

Inauguration

dimanche 29 juin 1924

L'inauguration du monument aux morts de Marquise a été une des rares dans le Pas-de-Calais a donné lieu à des incidents

Inauguration - Presse

dimanche 6 juillet 1924

La Croix du Pas-de-Calais, édition du 6 juillet 1924 (Mémoires de pierre)

La cérémonie religieuse
Dix heures sonnent à l’hôtel de ville. Les tambours battent Aux Champs et le cortège se forme pour gagner l’église. La Lyre Marquisienne ouvre la marche suivie des invités et des familles des morts qui précèdent M. Narcisse Boulanger, député, et la municipalité ainsi que les membres du conseil municipal, que suivent avec leur drapeau ou leur bannière, les vétérans, les sapeurs-pompiers, la jeunesse catholique, et les Métallurgistes mutualistes.
L’église est bien petite pour recevoir ces 1200 manifestants et cependant tout le monde se case, sauf les derniers qui demeurent devant le grand portail resté ouvert. Dans le chœur ont pris place les autorités et les familles des morts, M. l’abbé Duhautois, vicaire, célèbre la messe ; cependant qu’auprès des orgues, des choeurs d’amateurs marquisiens se font entendre. A l’évangile, M. l’abbé Varlet, doyen de la paroisse, monte en chaire. D’une voix émue, il fait l’appel nominal des morts de la paroisse qu’il recommande. Il est dit un Pater et un Ave, puis on chante le De Profundis. Ne pleurez plus, car ils parlent encore nos morts Voici en la chaire de vérité, où il remplace M. le doyen, un marquisien, M. l’abbé Lorgnier, vicaire de la paroisse de Saint-Sépulcre de Saint-Omer. D’une voix émue, avec foi et surtout avec un grand talent oratoire, il développe cette pensée : ne pleurez plus, car ils parlent encore nos morts. Et son sermon qui montre les disparus si chers, unis ne un même sentiment de patriotisme et de religion est vraiment émouvant. Pour lui le monument qu’on va inaugurer est un signe de rédemption, le symbole du Devoir, un mémorial à bénir dont la véritable signification se traduit en un mot Espérance. Il est heureux, enfant de Marquise, de pouvoir glorifier le sang de Marquise versé par ses concitoyens et qui a été avant tout et surtout un sang de rédemption.
La bénédiction du monument
Après la messe, on se rendit en cortège au pied du monument. M. le doyen Varlet, évoquant la grande figure du Poilu qui s’y trouve en concrétise le symbole : on ne passe pas, on ne passera jamais. Puis il rappelle l’invocation chrétienne ancienne et toujours vraie : Seigneur, préservez-nous, délivrez-nous de la famine, de la peste et de la guerre. Il préconise la Charité qui exclut l’égoïsme pour nous délivrer de la guerre et conclut : aimons-nous les uns les autres nous serons forts. L’âme des morts plane sur nous, inspirons nous de ce qu’elle veut nous enseigner. Puis d’un geste large, M. le doyen bénit le monument, les fidèles ; on chante ensuite le De Profundis. Il était midi passé quand la cérémonie religieuse prit fin.
L’inauguration
La cérémonie officielle d’inauguration est fixée à 15 heures.
Dès 14 h 30 les autorités se groupent sur le perron de la mairie. Autour de M. Jacolliot, maire, Jean Adam, adjoint et vice-président du comité ; des conseillers municipaux, on remarque outre les maires du canton et le conseiller général, MM. Roger Farjon, sénateur ; Abrami et Narcisse Boulanger, députés, Vincent de Desvres, attaché au ministre des Pensions. M Laban, sous-préfet de Boulogne, qui devait présider la cérémonie, indisposé, s’était fait excuser ; il fut remplacé par M. Abrami.
A 15 heures, le cortège se mit en route. En tête venait la musique la Lyre Marquisienne qui, sur tout le parcours, joua la marche funèbre de Chopin ; suivaient les enfants, garçons et fillettes des écoles communales, puis avec leurs drapeaux, les vétérans et les anciens combattants. La municipalité, encadrée des parlementaires, les membres du conseil municipal, les autorités, les fonctionnaires, les membres des familles des morts suivaient, précédant les gendarmes, les sapeurs-pompiers, les sociétés de secours mutuels, le syndicat des métallurgistes, les coopératives, les jeunesses catholiques et les cheminots. Devant le monument Ce fut devant une foule considérable qu’à quinze heures un quart, les autorités prirent place devant le monument et les discours commencèrent.
Successivement, MM. Jean Adam, Robitaille, Jacolliot, Cauchet, Alexandre prononcent d’émouvantes paroles et saluent avec respect des grands morts de la guerre. M. Sorriaux qui parle au nom des métallurgistes, fait, sans nul respect pour les morts dont on célèbre aujourd’hui la mémoire, une conférence démagogique. Sous prétexte de dire les horreurs de la guerre, il développe la théorie socialo-communiste, applaudi par ses partisans, cependant que ses paroles sont froidement accueillies par la majorité de l’assistance. Après ce discours malheureux, MM. Godefroy, Boulanger et Farjon accentuent le besoin d’union devant le péril allemand toujours menaçant. M. Abrami flétrit les utopistes et dénonce le péril allemand Voici enfin M. Abrami, simplement, sans emphase, il rend l’hommage suprême aux disparus. Le député du Pas-de-Calais s’étonne qu’en cette journée de deuil reconnaissant, quelqu’un ait osé choisir l’occasion de faire de la politique, de la démagogie. Et aux applaudissements de l’assistance, il démontre que la France n’a pas voulu la guerre, qu’elle a subi celle préparée de longue main par l’Allemagne. L’orateur évoque le souvenir de Jaurès qui, en juillet 1914, écoeuré des mensonges de la social-démocratie allemande, au lendemain de la conférence de Bruxelles, où elle avait apporté des affirmations de paix, dit aux socialistes français : « votre devoir est de marcher ». Longuement, l’orateur rappelle les phases de la Grande Guerre, l’union de tous les Français qui avaient alors les vertus républicaines. Il s’étonne qu’un orateur, qui s’est sans doute mal exprimé ou qu’il a mal compris, vienne aujourd’hui à une cérémonie de glorification des morts, semant des germes de division, alors que l’Allemagne impérialiste, dirigée par le torpilleur Tirpitz et le général Ludendorff s’arme de plus en plus, est prête à recommencer la guerre. De vives manifestations se produisent alors ; les partisans de M. Sorriaux crient : « Hou ! Hou ! », mais les cris de « Vive Abrami » et des applaudissements chaleureux couvrent leurs voix. Et M. Abrami conclut : « essayons, si vous le voulez, de tendre la main aux socialistes allemands, mais ouvrons l’œil, ne nous laissons plus tromper, et avec vous je crierai : guerre à la guerre, vice la paix ! ».
Ce discours fut suivi de l’audition d’une ode de M. H. Devred, Aux soldats Marquisiens ! On joua ensuite la Marseillaise.
Provoquant, les communistes restèrent couverts.
L’assistance, écoeurée de cette attitude, eut le bon sens de ne pas contre manifester et le cortège regagna la mairie où furent offerts les vins d’honneur.

La Croix du Pas-de-Calais

Inauguration - Presse

dimanche 6 juillet 1924

Le Pas-de-Calais, édition du 6 juillet 1924 (Mémoires de pierre)

L’inauguration du monument aux morts donne lieu à un léger incident.
Brillamment pavoisée et décorée, la ville de Marquise a inauguré dimanche le monument que la fervente piété de ses habitants a élevé à la mémoire des ses enfants morts pour la France. Le temps était splendide et une foule nombreuse était accourue de tous les environs.
A dix heures, un cortège précédé de la lyre Marquisienne se forme sur la place de la mairie. Y prennent place la municipalité et le conseil municipal au grand complet, la famille des morts, les vétérans, les cheminots, la délégation des usines métallurgiques, les pompiers et encore d’autres groupes patriotiques.
On se rend à l’église, qui est bientôt comble, et où un service solennel est célébré à la mémoire des glorieux morts.
L’après-midi eut lieu l’inauguration officielle. Les invités et les notabilités se massent sur le perron de la mairie.
Nous remarquons notamment MM. Roger Farjon, sénateur-maire de Boulogne, Abrami, Boulanger, députés, Adolphe Vincent de Desvres, attaché au cabinet du ministre des Pensions, Jacolliot, maire, et les conseillers municipaux, Jean Adam, vice-président du comité du monument, Randon, conseiller général et de nombreux maires des environs. Pris d’une indisposition, M. Laban, sous-préfet, qui devait présider, avait été obligé de se faire excuser. Précédé de la lyre Marquisienne le cortège se met en route devant le monument. Il comprend outre les personnalités citées plus haut, les sociétés patriotiques et sportives, les enfants des écoles, les sapeurs-pompiers, etc. La musique exécute la marche funèbre de Chopin.
Devant le monument la foule est imposante et recueillie.
Les enfants des écoles défilent en jetant des fleurs, puis M. Jean Adam au nom du comité remet le monument à la municipalité, monument dont le caractère sobre et artistique produit le meilleur effet. C’est ensuite l’émouvant appel des morts, puis M. Jacolliot, maire, vient apporter l’hommage vibrant et reconnaissant de la ville de Marquise ; M. Gauchez, celui des pupilles de la nation et de la mutualité scolaire. Prennent encore la parole, M. Alexandre, au nom des vétérans ; Sorriaux, au nom des métallurgistes ; Godefroy, directeur de l’école des garçons ; Tyr, président des anciens combattants de Wimille ; Boulanger, député ; Roger Farjon, sénateur-maire de Boulogne qui lance un magnifique appel à l’union indispensable et qui rend un vibrant hommage au sacrifice de ceux qui ont donné leur vie au pays, et enfin, Abrami, député, qui montra le danger présent d’une démagogie trop confiante envers les allemands.
Ce dernier discours donna lieu à un léger incident, les partisans de M. Sorriaux, un orateur précédent qui avait développé la théorie communiste, essayant de conspuer M. Abrami, tandis que des applaudissements nombreux soutenaient ce dernier. Une ode de M. Devred aux soldats Marquisiens, puis l’exécution de la Marseillaise terminèrent la cérémonie certains assistants se faisant remarquer par leur insistance à rester couverts. De brillantes illuminations éclairèrent la ville les soir.

Le Pas-de-Calais

1940

Destruction

mercredi 1 mai 1940

Le poilu a été brisé par les Allemands en mai 1940 et réédifié en juin 1947

1947

Remplacement

dimanche 1 juin 1947

Ce poilu a été brisé par les Allemands en mai 1940 et réédifié en juin 1947

Informations déposées par AUBRY Martine

Dernière modification : samedi 13 septembre 2025

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