Le patrimoine mémoriel des guerres
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Conflits commémorés
Type de monument
il  y a un monuments place Sainte barbe fait par les mines pour les mineurs morts en 1914 1918 et aussi un monument aux morts dans le cimetiére du centre pour nos morts de 1870
Caractéristiques
Matériaux
Pierre de Soignies pour le corps du monument Pierre de Pouillenay pour la statue
Commentaires

NOEUX-LES-MINES À SES MORTS
1914-1918 1939-1945
TOE - AFN
1914-18
Voir site Mémoires de pierre

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Auguste BOUTIFLAT [Ajout 2018]
1939-45

BARBARIN Gustave
BARRAS Marcel
BEAUSSART Albert
BIENCOURT Gustave
BLANQUART Jean-Marie
BRASSART Jean-Baptiste
BUNS Léonce
BRICHE Louis
CADART Paul
CAMERLYNCK Michel
CANU Jean-Marie
CASTIER Émile
CARBONNIER Augustin
COURQUIN Paul
DAUCHY Élie
DECROIX Pierre
DEMAILLY Georges
DESPREZ Henri
DOLLE Émile
DUHAMEL René
FONTAINE Ernest
GERLACH Antoine
GIOLET Adolphe
GOUILLARD Raymond
GROSSET Georges
HOYEZ Alfred
ISAAC William
-
KLIMASZEWSKI Bodeslaw
LEGRAND Hypolyte
LELEU Henri
LEMAIRE Émile
MAFFRAND André
MAJCHRZAK André
MASSON Ernest
MATHISSART Victor
MIKOLAJCZYK Jean
NEMPONT André
NOËL Émile
PICART André
RAGUENET Raymond
RELANDEAU Joseph
ROSENZWIG Jean
ROUSSEL Émile
ROUSSEL Hypolyte
RUFFAUT Léon
SABEL Georges
VANDERSCHOOTEN Albert
VIEILLEDENT Louis
WEPPE Charles
WILLERY Fernand
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Morts en déportation
ALLOUCHERY Maurice
BAILLEUL Clément
BEAUSSART Auguste
BIGOT Paul
BOLLIER Raymond
BRYL Valérien
DELCLOY Fernand
DUDEK Simon
GAMOT Robert
GORSKI Wladyslas
HILAK Léon
HUART Fernand
-
KERLAN Étienne
LEBIODA Édouard
LEDEZ Raymond
LIENARD Louis
LUCZAK Mieczylas
MARTIN Albert
MUSIAL Jean
NOWACZYK Idzi
OBERT Henri
POVOA Jean
PRZYBYLLA Rudolphe
TAFFIN Alfred
THIBAUT Fernand
-
Suite à sa déportation
DURIEZ Julienne
-
Morts aux combats de la Résistance et de la Libération
BABINSKI Czeslas
BATTLE Georges
CARON André
DELENGAIGNE Gaston
FIEVET Jena-Baptiste
HENRY Maurice
HUYS Henri
QUAI Daniel

Indochine (46-54)

ACHART François
BEGAERT Hubert
COUPET Eugène
CZAPLEWSKI Jean
FIVET Siméon
HEDON Louis
REZIGUI Ahmed
TOMASZEWSKI Hippolyte

AFN-Algérie (54-62)

BONNEL Norbert
DRZIEWIECKI Edmond
EMMANUELLI Pierre
FRAIZIER Bernard
ROBERT Henri
SANS Pierre
SART André
WARWZYNIAK Emmanuel

  • GRESSIN Raymond Architecte
    Partie : Monument
  • MORLAIX Émile Sculpteur
    Partie : Sculpture
Maquette de la photo du monument aux morts de Noeux-les-Mines
Localisation
au centre de la place Sainte Barbe et au cimetiére du centre

Historique du monument

1922

Polémique

1922

Au lendemain de la guerre 1914-1918, contrairement à la plupart des municipalités, celle de Noeux-les-Mines ne choisit pas d’élever un monument aux morts de la commune mais opta pour de simples plaques commémoratives portant les noms des victimes civiles et militaires.
Outre ce choix particulier pour une commune de cette importance, qui s’explique sans doute par la couleur politique de la municipalité (communiste), l’érection de ces plaques fut contrariée par une affaire de vol pour lequel on soupçonna le maire.
En juin 1921, le conseil municipal décide de la constitution d’un comité pour l’achat de plaques commémoratives. M. Léon Thiant, 25 ans, employé à la mairie, est nommé secrétaire-adjoint dudit comité et fut chargé notamment de tenir en dépôt l’argent récolté par souscriptions.
L’argent n’était pas placé pour rapporter des intérêts ni même déposé à la banque mais conservé à la mairie dans le bureau de M. Thiant dans une boîte à biscuit métallique ! M. Thiant affirma qu’en octobre 1921, M. Monsauret, maire, demanda à prélever une somme de 1000 francs sur cette caisse.
Quelques temps après, M. Thiant réclama la somme et M. Monsauret affirma ne pas se souvenir de cet « emprunt ».
Il restait alors 4900 francs dans la caisse et la presse nous dit que les employés de la mairie se cotisèrent pour récolter les 1000 francs manquant, ce qui paraît très étonnant car la somme est conqéquente.
L’affaire ne s’arrête pas là puisque le 17 janvier 1922, la fameuse boîte à biscuit fut découverte vidée de son contenu. Comme il n’y avait aucun signe d’effraction, on ne pensa pas tout de suite à un vol mais on crut simplement que la somme avait été remise au trésorier. Ce n’était pas le cas.
Plus tard, le 13 mars 1922, une somme de 1258 francs fut également volée (recettes municipales) dans un tiroir-caisse du secrétaire en chef de mairie.
Le jeudi 4 mai 1922, le maire de Noeux-les-Mines, M. Monsauret est arrêté à son domicile à la demande du juge d’instruction Dutilleul.
Interrogé au palais de justice de Béthune, il est ensuite écroué dans la prison toute proche. Le 22 juin 1922, le tribunal correctionnel de Béthune, après un long débat de plus de 5 heures, Louis Monsauret est condamné à six mois de prison pour recel, tandis que Léon Thiant est condamné à 8 jours de prison avec sursis pour abus de confiance. Appel fut interjeté du jugement et la peine fut porté à un an de prison pour Monsauret et à deux mois de prison avec sursis pour Thiant.
Plus tard, il fut découvert que l'auteur des forfaits était en réalité une employée de mairie. Monsauret fut lavée de sa condamnation et accéda d'ailleurs à nouveau au fauteuil de maire à la Libération.
Finalement, les plaques commémoratives furent inaugurées en 1923. Elles se trouvaient sur le pignon du café Monsauret, contigu à la mairie. Le café Monsauret, devenu vétuste, a été démoli dans la décennie 1950-1960, et l'environnement de la mairie a été modifié avec la construction d'un centre administratif.
Les plaques se trouvent alors déplacées, mais à quel endroit ?
(sources : le Petit Béthunois du 30/11/1922 ; la Revue Artésienne des 11/05/1922 et 22/06/1922 ; Dictionnaire biographique du mouvement ouvrier français (Maitron). Remerciement à Thadée Szalamacha pour ses éclairages et à Annette Wieviorka pour ses pistes de recherches)

1956

Inauguration

dimanche 11 novembre 1956

2018

Ajout de noms

dimanche 11 novembre 2018

La Voix du Nord

La mémoire d’Aristide Boutiflat gravée à jamais
Parmi les participants à ces commémorations du 11 Novembre, Annie Boutiflat était l’une des plus émues mais également l’une des plus fières. Le nom de son grand-père est désormais inscrit sur un monument officiel.
Le nom de son grand-père Aristide est désormais inscrit sur le monument aux morts. «  Il fait partie des victimes civiles. C’est l’une des dernières puisqu’il a été touché par un obus allemand sur les marches de la mairie le 27 septembre 1918  », explique-t-elle. Le nom et le visage de celui qui tenait le Café Français, juste à côté de l’hôtel de ville, sont restés dans la mémoire familiale grâce à sa veuve. «  Si ce nouveau monument n’avait pas été installé, notre petit-fils souhaitait que l’on pose une plaque avec le nom d’Aristide dans le hall de la mairie  » confie Annie Boutiflat.
 

La Voix-du-Nord

Dernière modification : vendredi 14 novembre 2025

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