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- Conflits commémorés
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- Type de monument
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- Une Marianne coiffée d’un bonnet phrygien tient dans sa main droite une couronne de lauriers et soutient un Poilu. Cette composition est originale car la République est généralement symbolisée par une femme drapée à l’antique.
- Caractéristiques
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1914-1918
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LA COMMUNE
DE
VERMELLES
RECONNAISSANTE
À SES
ENFANTS
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ET AUX ALLIÉS
TOMBÉS POUR LA DÉFENSE
DU DROIT ET DE LA LIBERTÉ
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GLOIRE ET RECONNAISSANCE
AUX GROUPEMENTS FFI
DE VERMELLES
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CES FILS D'OUVRIERS
MAL ARMÉS MAL ÉQUIPÉS
ONT LARGEMENT CONTRIBUÉ
À CHASSER L'ALLEMAND
DE NOTRE SOL
ILS SE SONT BATTUS COMME DES LIONS
POUR QUE LA FRANCE DEVIENNE LIBRE
INCLINEZ VOUS BINE BAS
DEVANT LEURS SACRIFICES
HONOREZ CEUX QUI SONT TOMBÉS
POUR LA PATRIE
1914-18
ANSART Henri
BALAVOINE Charles
BAYART Cyriaque
BERTHE Henri
BERTOUX Constant
BERTOUX Constantin
BERTOUX François
BERTOUX Louis
BETRANCOURT Fernand
BILLET Henri
BITTEBIERE André
BOUCHEZ Adolphe
BOUCHEZ Henri
BOUFFLERS Alexandre
BOURY Jean-Baptiste
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BOURY Paul
BROCHE Alfred
BUCHARD Charles
BUISINE Jean
BURIEZ Louis
BURIEZ Nicolas
CABOCHE Charles Louis
CARAMIAU Rodolphe
CARLIER Alfred
CARON Henri
CARON Jules
CHEMIN Jean-Baptiste
CLERET Jules
COUVREUR Marceau
CRESSON Émile
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CRESSON Narcisse
DAGNIAUX Aladin
DALLE Augustin
DELALLEAU Charles
DELEFORGE Désiré
DELEPUYELIE Paul
DELFOLIE Paul
DEMARS Fernand
DEMERVILLE Eugène
DEMULLIER Eugène
DERCOURT Édouard
DESBIENS Adrien
DESGARDIN Ernest
DIT MISTRAL Casimir
DIT MISTRAL Édouard
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DOUNY Henri
DRUELLE Auguste
DUBOIS Jules Joseph
DEHOMAL Joseph
DUPONT Désiré
DUVAL Argade
FATOUX Alcide
FENAIN Jules
FIEVET Julien
FRANÇOIS Henri
FRANÇOIS Gustave
GENELLE Léon
GENELLE Maurice
GERARD Louis
GRIBOVAL Georges
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GUFFROY François
GUFFROY Louis
GUILLUY Fernand
HAYART Gustave
HECQUET Alcide
HOUVENAGHEL Louis
HURTREL Alfred
JACQUIN Victor
LAIGLE Rodolphe
LARIVIERE Charles
LAVIAUX Marcel
LECYGNE Alfred
LEFEBVRE Désiré
LEGRAND Louis
LENNE Charles
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LEPRETRE Henri
LESCAUT Kléber
LIENARD Arthur
LOUCHART Hippolyte
MANIEZ Alexandre
MANIEZ Arthur
MARTEL Désiré
MARTIN Émile
MASSE Fernand
MERAY Émile
MILLEVILLE Paul
MINCHE Émile
MINCHE Floréal
MONGET Henri
MOUQUET Eugène
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MOUTON Victor
PANNEQUIN Job
PETITPRETZ François
PILLOT Henri
PINTE Charles
PLOUVIER Lucien
POLVECHE Jules
POTTIER Fernand
QUEVA Léon
REGNIER Frnaçois
RENUY Frnaçois
REVELLE Jules
RICHIR Pierre
ROSE Germain
SAUVAGE Charles
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SENECHAL Paul
SENIS Victor
SINTIVE Alcide
SINTIVE Alphonse
SINTIVE Cyrille
SINTIVE Hippolite
SINTIVE Louis
SINTIVE Paul
SINTIVE Pierre
TAILLEZ Jean-Baptiste
THILVET Priva
THOBOIS Ernest
TISON Arthur
TISON Marcel
TRANNIN Désiré
-
VASSEUR Désiré
VAZE Georges
VAZE Henri
VERQUIN Henri
WACHEUX Paul
WAILLY Germain
DOUDHHAIN Achille
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Victimes
BAYART Auguste
CARPE Augustin
CHARLET Blanche
CORNET Julien
DEFRANCE Adolphe
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WEPPE Henri
WILLERVAL Pierre
WILBAUX Alphonse
LEQUETTE Paul
HOCHEDEZ Jules
MEURICE Fernand
WATTELET Achille
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Civiles
DEFRANCE Louis
DEFRANCE Marie
DERISCHEBOURG Chrétien
DESCAMPS Odile
DRELON Omerine
CARON Angélique
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L'abbé DUCOURANT
DUFRESNE Louis
DUPLOUY Marie
DUPONT Flore
DUPONT Jules
DUPONT Germaine
DUQUESNE Henri
DUQUESNOY Paul
FARY Jeanne
GODIN Nicolas
GRIBOCAL Maria
HAMEAU Bertha
JOLIE Théophile
CHRETIEN Thomas
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LEGRAND Augustine
MARECHAL Louis
MEURISSE François
PENIN Florimond
RENUY Georges
RUIGEVAL Anna
ROBIN Ursuline
SINTIVE Catherine
SINTIVE Jules
WALLE Louis
WARGNIEZ Marie
WILLERVAL Augustine
WILLERVAL Denise
WILLERVAL Joseph
DELEFORGE Ferdinand
DUTHERAGE Pélagie
1939-45
39-45
DESCAMPS Paul
DUFOUR Marcel
FOULON Roger
MARCQ Victor
SINTIVE Joseph
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Résistants
BIGOT Paul
DUPONT Lucien
MINCHE Georges
DERESTIAT Jules
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Victimes civiles
DEFRANCE René
DELFRY Carmen
DUPONT Olive
DUQUESNOY Maryse
GABELLE Nicolas
HAUTCOEUR Charles
TAILLEZ Henri
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Fusillés par les Allemands
BERTOUX Louis
CONSONNE Joseph
DAYEULLE Pierre
FINET André
MAENHAUT Raymond
SENECHAL André
SURDYK François
VAZE Alfred
VIEUBLED Émile
TRANNIN Augustin
Indochine (46-54)
BUSSONNE Jean
MALENGREZ Albert
PAQUET Robert
AFN-Algérie (54-62)
BRACAVAL Gérard
DEWAELE Albert
- Coordonnées : 50.488889, 2.746667
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- Apple Maps
- Localisation
Historique du monument
Inauguration
avril 1925
Le journal le Réveil du Nord rapporte l’inauguration du monument aux morts de Vermelles dans son édition du lundi 20 avril 1925
Inauguration - Presse
lundi 20 avril 1925
Le journal le Réveil du Nord rapporte l’inauguration du monument aux morts de Vermelles dans son édition du lundi 20 avril 1925
La commune de Vermelles qui comptait avant la grande tourmente près de 4000 habitants fut, à part une courte occupation, constamment aux approches de la ligne de feu. La fameuse redoute Hohenzollern, où se sont cramponnés durant toute la durée des hostilités les soldats allemands, n’était située qu’à deux kilomètres à peine du village. Tous les communiqués de la guerre ont fait mention des combats épiques que se sont livrées les armées belligérantes sur son territoire. Vermelles, qui ne cesse durant 4 longues années d’être arrosée des copieuses et infernales rafales de mitraille de l’artillerie ennemie, fut réduite en cendres. Bien avant la signature de l’armistice, toutes les habitations du village étaient en ruines ; la fosse n°7 des mines de Béthune était également détruite ; toute la plaine ne formait plus qu’un vaste et triste champ de désolation. Dès le début de 1919, les habitants évacués aux quatre coins de la France rentrèrent petit à petit à Vermelles. Aujourd’hui, au prix d’efforts inouïs de ses vaillants habitants, un Vermelles nouveau est sorti des ruines. Presque toutes les maisons sont reconstruites, les routes remises en bon état, la plaine rendue cultivable et l’industrie minière a repris son exploitation. Mais les Vermellois n’ont pas oublié leurs chers disparus. La municipalité avaient accordé plusieurs subventions ; de généreux donateurs et souscripteurs apportèrent également des subsides qui, rassemblés, permirent au comité constitué d’ériger sur la Grand’Place un superbe monument à la mémoire des enfants de la commune tombés, au nombre de 160, sur tous les fronts de bataille. A cette liste déjà trop longue il faut hélas ajouter une autre liste de 39 victimes civiles tuées au cours des bombardements, fusillées part les envahisseurs ou mortes de misère pendant l’occupation.
La cérémonie
Pour la solennelle cérémonie, qui était placée sous la présidence d’honneur des citoyens Maes et Evrard, députés du Pas-de-Calais, la petite ville avait revêtu une physionomie des jours de grandes fêtes. D’innombrables arcs de triomphe et fausses portes ornés de fleurs et drapeaux, portant pour la plupart des inscriptions en souvenir et en hommage aux morts, avaient été dressés dans toutes les rues. Les habitants avaient aussi pavoisé leur demeure.
A 9 heures du matin, la municipalité fit distribuer du pain gratuit aux indigents ; à 11 h. 30 dans la cour des écoles, aujourd’hui aussi reconstruites dans les conceptions modernes, une distribution de gâteaux fut faite aux élèves.
Vers 14 heures, les sociétés de musique, sapeurs-pompiers, sociétés de gymnastiques, trompettes, société de secours mutuels, sections du parti socialiste, union d’anciens combattants, ligue des droits de l’homme, etc. tant de Vermelles que des environs au nombre de 54, commencent à arriver. Elles sont tour à tour reçues par le citoyen Beaumont, maire, et tous ses conseillers dans le préau des écoles où, après quelques paroles de bienvenue, un vin d’honneur leur fut servi.
Le défilé
A 15 heures, les sociétés se rassemblèrent rues du Marais, de La Bassée et de Mazingarbe, où elles furent passées en revue ; à 16 heures, un immense défilé parcourut les principales rues de la commune au milieu d’une double haie de spectateurs.
L’inauguration
Après le défilé, qui dura plus d’une heure, toutes les sociétés vinrent se masser sur la Grand’Place, déjà envahie par la foule, face au monument. Les citoyens Maës, député, Beaumont, maire, et les conseillers municipaux prirent place sur l’estrade, ornée de drapeaux et montée à côté du monument, ainsi qu’une délégation d’officiers anglais. Le voile qui recouvrait le monument fut enlevé et aussitôt la fanfare municipale exécuta la Marseillaise. On fit l’appel des morts, puis les enfants des écoles sous la direction de leurs maîtres et maîtresses entonnèrent l’Hymne aux morts de Victor Hugo, avec accompagnement de musique. De magnifiques gerbes de fleurs furent déposées par des parents ou amis des chers disparus, ainsi que par la délégation des officiers anglais.
Les discours
Le citoyen Beaumont, maire et président du comité d’érection, tout ému, prit alors la parole. « C’est pour moi une mission noble et élevée de venir au nom du comité et du conseil municipal saluer et honorer la mémoire des chers enfants de Vermelles, qui ont consentis tous les sacrifices pour la défense du droit et de la justice ». Dans sa reconnaissance il associe les soldats alliés qui pendant trois ans tinrent le sanglant secteur. « Les milliers de braves français et anglais qui reposent là-bas dans la plaine imposent le respect à tous et rappellent éloquemment l’élévation de leur suprême sacrifice. Honorons-les ». Le maire remercia ensuite toutes les sociétés locales ou des communes voisines qui ont bien voulu par leur présence rehausser l’éclat de cette cérémonie. Il adressa des remerciements aux dévoués chefs, aux maîtres et maîtresses des écoles, aux membres du comité, du concours bienveillants qu’ils ont apportés pour cette belle œuvre, aux donateurs et généreux souscripteurs qui par leur obole permirent de rassembler la somme nécessaire. A l’érection du monument qui est admiré de tous et perpétuera la mémoire des héros. Il remercia encore la délégation britannique de son témoignage de sympathie, les citoyens Maës et Evrard, MM. Duhem et Sara, architecte et marbrier ; MM. Picart et Tabary, qui gratuitement construisirent le soubassement.
Le citoyen Maës, député, prononça ensuite une impressionnante allocution au cours de laquelle il retraça toutes les péripéties de l’affreuse guerre, déchaînée par la volonté de monarques couronnés, qui firent s’entretuer des millions d’hommes. La meilleurs manière d’honorer nos grands morts, ajouta Maës, c’est de travailler de tous nos efforts pour assurer la paix en s’acheminant vers la réconciliation des peuples au-dessus et contre les factions cupides et de proie. Et il termina ainsi : Honorons, honorons nos grands morts, certes ! Mais luttons, nous les survivants, pour que de semblable carnage n’ensanglantent jamais plus l’humanité ».
Après ces allocations, les enfants des écoles entonnèrent l’hymne Gloire à la Paix, et la cérémonie d’inauguration était terminée. Dans la soirée, plusieurs concerts ont été donnés par les musiques, sur des kiosques érigés dans les différents quartiers, ainsi que des mouvements gymniques. A 20 heures 30, à la mairie, eut lieu le tirage des primes offertes aux sociétés.
Le Réveil du Nord
Déplacement
samedi 1 décembre 1934
Auparavant, il était situé sur la Place face au porche de l'église, mais il a été déplacé au cours du mois de décembre 1934 à l'occasion de travaux d'embellissement de la commune (réfection de routes, édification Hôtel de ville, etc.) et érigé dans un petit parc aménagé pour l'occasion.
Ré-Inauguration
vendredi 8 mai 1981
Le monument a été rénové et inauguré une nouvelle fois le 8 mai 1981
Dernière modification : mardi 7 avril 2026