- 25000
- Conflits commémorés
-
- Type de monument
-
- Caractéristiques
-
-
- Prix
- 289 000 francs
1914-18
1939-45
-
BOUTTERIN Maurice Architecte
Partie : Monument -
GASQ Paul Jean-Baptiste Sculpteur
Partie : Sculpture -
LAËTHIER Georges Sculpteur
Partie : Sculpture -
PASCHE Albert Sculpteur
Partie : Sculpture
- Coordonnées : 47.24546, 6.021769
- Google Maps
- Apple Maps
- Localisation
- Situé initialement face à la gare, il est démonté pour être installé en 2013 à côté dans la promenade des Glacis.
-
- Nouvelle localisation du monument aux Morts
Historique du monument
Emplacement
jeudi 1 janvier 1920
Dès 1920 plusieurs emplacements sont étudiés pour y implanter le monument rendant hommage aux victimes de la guerre 1914-1918.
La place Flore et le square Saint Amour ont été rapidement écartés car jugés trop exigus. Restent le site de Chamars (au niveau du pont Canot) et les glacis de la gare Viotte. Un conseiller municipal propose également un emplacement à Tarragnoz, à côté de la gendarmerie.
Mémoire vive Besançon
Souscriptions
jeudi 1 janvier 1920
Pour financer cette importante opération, la ville lance une souscription en 1920. Les sommes recueillies ne seront pas suffisantes pour couvrir la totalité des frais à engager. Le budget définitif s’élève en effet à 289 000 francs. Après un concours ouvert aux « artistes français », la réalisation du monument est confiée à l’architecte bisontin Maurice Boutterin, grand prix de Rome, assisté des sculpteurs Paul Gasq, Georges Laethier et Albert Pasche.
Mémoire vive Besançon
Emplacement
lundi 1 janvier 1923
Après de nombreux débats, c’est le site de la gare qui est finalement retenu en 1923.
Mémoire vive Besançon
Travaux
mardi 1 janvier 1924
Les travaux débutent au deuxième trimestre de l’année 1924. Le monument se compose d’une grande stèle centrale, entourée d’une terrasse et d’escaliers. Le motif principal, au centre du monument, réalisé par Paul Gasq, représente la « ville de Besançon » s’appuyant sur un adolescent symbolisant l’avenir. Devant elle, ses deux « gardes d’honneur » personnifiant d’un côté « le départ », un jeune soldat enthousiaste (œuvre de Georges Laethier), de l’autre « le retour », un poilu de 1918, aguerri par 5 années de souffrances (œuvre d’Albert Pasche).
Mémoire vive Besançon
Cérémonies diverses
samedi 1 novembre 1924
Quelques semaines avant l’inauguration officielle, une autre cérémonie, plus modeste a eu lieu au même endroit. En effet le 1er novembre 1924 un étui métallique en zinc, contenant un parchemin avec la liste des 1531 Bisontins morts pour la France, a été inséré dans une la cavité réalisée à cet effet, qui domine le monument nouvellement construit. C’est un pupille de la nation qui le même jour a inséré le parchemin dans l’étui à l’hôtel de ville, en présence des autorités militaires et civiles et mais aussi des Présidents des associations.
Mémoire vive Besançon
Presse
samedi 1 novembre 1924
L'Éclair Comtois
L’Eclair Comtois » consacre un article à la Cérémonie de mise en place du parchemin dans l’étui et à son dépôt dans l’urne du monument.
"C'est par un temps gris, brumeux, mélancolique à souhait, tel qu'il convient pour un jour de Toussaint..."
Mémoire vive Besançon
Presse
dimanche 2 novembre 1924
Le Petit Comtois consacre un article à la Cérémonie de mise en place du parchemin dans l’étui et à son dépôt dans l’urne du monument.
"Ciel bas, bruine, vent lugubre, tout contribuait à faire de la journée d'hier une véritable journée de deuil..."
Mémoire vive Besançon
Inauguration
dimanche 30 novembre 1924
Le maire de Besançon, Charles Krug, souhaite que l’inauguration soit l’occasion d’une cérémonie particulière. Pour rendre hommage aux 1531 victimes originaires de Besançon le maire proscrit les discours officiels et convie tous les habitants de la ville à défiler silencieusement devant « leur monument au morts et couvrir de fleurs l’autel de la Patrie ».
Mémoire vive Besançon
Inauguration - Presse
lundi 1 décembre 1924
Le Petit Comtois
Les pompiers, les orphelins, les veuves de guerre, les sociétés avec leurs bannières, le conseil municipal, les officiers, les magistrats et une foule immense estimée à 30000 personnes se sont rendus sur place, sans qu’aucun mot ne soit prononcé. Une minute de recueillement est alors respectée dans toute la ville. Les salles de spectacles, les établissements publics, les cafés restent fermés pour l’occasion. A partir de 14h et pendant 10 minutes toutes les cloches de la ville sonnent à toute volée.
En «une » le Petit Comtois du 1er décembre 1924 relate l’inauguration du monument aux morts.
Mémoire vive Besançon
Destruction
vendredi 16 juillet 1943
Le bombardement des forces alliées qui a visé la gare de Besançon dans la nuit du 16 juillet 1943 n’a pas épargné le monument aux morts.
En effet il a été sérieusement endommagé par l’une des 80 bombes qui sont abattues sur le quartier. Il a été restauré par la suite.
Mémoire vive Besançon
Livre d'Or
dimanche 1 janvier 1961
Archives 4H83
En 1961 la ville de Besançon réalise un « Livre d'or des habitants de Besançon morts pour la France ». Ce document dresse une liste des morts de la guerre de 1914-1918, mais aussi de la guerre de 1939-1945, des campagnes d'Indochine et de Corée (1945-1954) et des opérations en Afrique du Nord.
Mémoire vive Besançon
Déplacement
dimanche 1 janvier 2012
À la fin de l’année 2012, avec l’arrivée programmée du tramway et le réaménagement complet du parvis de la gare, cet imposant monument haut de 16 mètres, dégradé par le passage des années, a dû être démonté ; l’urne qui se trouve au sommet du monument et qui contenait le parchemin a été ouverte le 9 octobre 2012 et le document a été provisoirement transféré aux archives municipales pour être numérisé et reconditionné.
Mémoire vive Besançon
Ré-Inauguration
mardi 18 juin 2013
18 juin 2013 – Nouveau monument aux morts Esplanade des Glacis
Ce 18 juin 2013 restera dans l'esprit collectif de Besançon. En effet, après plusieurs mois de travail, le nouveau Monuments aux Morts de la ville a été inauguré en ce jour commémorant l'Appel du Général De Gaulle.
Au droit des travaux du Tram, la démolition de l'ancien ouvrage dédié aux combattants bisontins avait suscité bien des questionnements. Aujourd'hui, la colère silencieuse s'est éteinte face au résultat offert par cette nouvelle place du souvenir.
Les noms et prénoms des soldats tués lors des deux guerres mondiales composent des silhouettes telles des gardiennes de ces lieux. Des stèles de granit grises supportent les patronymes des gars morts en Indochine et Afrique du Nord. Un dernier nom vient terminer la liste, militaire de Besançon ayant laissé sa vie quelque part dans le monde en 2005…
Liberté, Egalité, Fraternité... Ces mots ornent la place et rappellent pourquoi ces militaires français se sont battus.
Le visiteur curieux remarquera la statue qui garde ces lieux. Elle semble songer au sacrifice de chacun tout en protégeant un petit être caché sous sa cape.
Besançon devait à ses combattants disparus un lieu digne de leur engagement, aujourd'hui c'est chose faite.
http://temoins.bfmtv.com/fr/photos/info/2013-06-20/65259/inauguration-du-nouveau-monument-aux-morts.html
A 17 h ce mardi 18 juin, jour du fameux Appel, le maire de Besançon Jean-Louis Fousseret inaugure le nouveau monument aux morts sur l’Esplanade des Glacis.
A 14 h 30 la statue de L’Homme et l’enfant, créée par Ousmane Sow, est venue rejoindre le monument aux morts.
http://www.grandbesancon.info/actualite/evenements/inauguration-du-nouveau-monument-aux-morts-a-besancon/
Dernière modification : mardi 24 décembre 2024