Le patrimoine mémoriel des guerres
36100
Conflits commémorés
Type de monument
Ce monument est constitué par un groupe représentant un soldat.
Ce “Poilu” blessé, écrase un aigle, “l’Aigle allemand”, du talon de sa chaussure droite (dont les clous sous la semelle sont bien mis en valeur), pendant que son pied gauche maintient l’aile droite de l’animal au sol. L’aile gauche de l’oiseau est dressée entre les jambes du soldat et une des serres s’appuie contre la bande molletière qui protège la jambe gauche du combattant.
Cette scène évoque clairement le combattant français se sacrifiant pour triompher de l’aigle impérial allemand. Les pans ouverts de la partie basse de la capotte du soldat permettent de bien distinguer la scène. L’homme porte un casque de type Adrian, son visage exprime à la fois l’effort et la douleur. Sa ceinture passée sur sa capote maintient sur son bassin deux cartouchières, sur son côté gauche une boîte rectangulaire (probable pour le masque à gaz) à côté de ce qui pourrait être le sommet du fourreau de sa baïonnette. Vers l’arrière son dos et ses deux mains semblent s’appuyer sur ce qui semble être une banquette de terre comportant une souche d’arbre ou des fragments de troncs et des sacs remplis de terre.  
Ce groupe se trouve sur un piédestal reposant sur trois assises. L’assise la plus basse fait office d’emmarchement. Une bordure épaisse constitue l’entourage du monument.
La décoration du monument est accentuée par la présence en fort relief, d’un  faisceau de licteur (symbole de l’union et de la force des citoyens français réunis pour défendre la liberté) à chacun des quatre angles du piédestal. Occupant toute la hauteur chaque faisceau de licteur, disposé verticalement est couronné d’un bonnet phrygien (symbole de la Liberté). Chaque bonnet est orné latéralement de larges feuilles.
Les quatre faces du piédestal portent des plaques de marbre blanc. Les inscriptions y apparaissent en lettres dorées. L’inscription principale se trouve sur la face antérieure sous une Croix de guerre en alliage métallique et plus bas une croix latine également en alliage métallique se trouve entre les dates “1914” et “1918”. Sur les faces latérales, les plaques de marbre blanc sur lesquelles se répartissent les 54 noms des morts de la commune classés dans l’ordre des années de décès, sont elles aussi couronnées d’une Croix de guerre.
A l’origine une clôture métallique assurait la protection du Monument aux Morts.
Caractéristiques
Matériaux
- Pierre de Coise (département du Rhône) pour le groupe, les quatre angles du piedestal et la deuxième assise.
- Pierre de Chauvigny (département de la Vienne) pour la première assise et la bordure.
- Plaques en marbre.
Prix
15 635 francs
Souscription
11 500 francs
Subvention de la commune
4 135 francs
Commentaires
De nos jours la clôture autour du Monument aux Morts n’existe plus.
AUX ENFANTS
DE
NEUVY-PAILLOUX
MORTS
POUR LA PATRIE
-
1914 - 1918
Neuvy-Pailloux. Détail du Monument aux Morts.
En dessous de la plaque de marbre installée sur la face gauche du Monument aux morts, se trouve une autre plaque de marbre gris portant l’inscription : “Chevrier Maurice 1939 1945 Chipault André ”.
Au pied du Monument aux Morts sur une plaque de teinte grise, couverte d’un enduit blanc ; encadrée à gauche par une torche verticale en relief dont la fumée part vers la droite et à droite par une palme verticale, se développe également en relief l’inscription suivante : “LES ANCIENS COMBATTANTS DE NEUVY-PAILLOUX A LEURS CAMARADES DES GUERRES 1914-1918 / 1939-1945”.
1914-18

Face de droite
1914
AUROY Pierre
BART Roland
BOUET Henri
COTINEAU Jules
CROZON Henri
DESAIX Jules
DESJOBERT Georges
DOUMENC Joseph
DUREAU François
MERY Adrien
MEUNIER Jules
ORPHÉE Clément
PALICE Léonce
PAVIOT Joseph
--
1915
BÉRANGER René
BIGAUD Jean
BOUQUIN Auguste
CHARVY Jules
-------
Face arrière 
1915
DE LECHE Oswald
DE ST CHRISTOPHE Charles
DE ST POL Louis
KINTZEL Henri
PALMENTY Eugène
PONROY Victor
--
1916
BLIN Marcel
DEROUET Sylvain
FEUILLET Henri
FEUILLET Raoul
JOUANNET Georges
JUSSERAND Joseph
LEGER Léonce
LONGUET Alphonse
LUMET Émile
MANEUVRIER Albert
MOREL Jules
PAPIOT Henri
PERON Albert
-
Face de gauche 
1917
AUFRERE Eugène
BAUDAT Sylvain
BIRO Louis
CROZON Ernest
ETAVE Octave
JABENEAU Henri
LEBLANC Moïse
PONROY Henri
POURNIN Lucien,
TORSET Alexandre
--
1918
CASIMIR Adrien
DAGOT Robert
LUMET Maurice
PATRIGEON Paul
PICARD Marcel
ROGAUME Aimé
ROUMET Camille

1939-45

CHEVRIER Maurice
CHIPAULT André

  • CHEDEAU Louis Serrurier
    Partie : Clôture
  • PROTEAU Auguste Entrepreneur de maçonnerie
    Partie : Monument
  • SAJOUS Jean Sculpteur
    Partie : Sculpture
  • https://www.memorialgenweb.org/memorial3/html/fr/resultcommune.php?idsource=31231&dpt=36

  • Archives Départementales de l’Indre 2 O/140 art. 7.

  • Journal du Berry du samedi 4 novembre 1922, page 2.

  • GAULUPEAU (Luc). – "Les origines du monument aux morts de Neuvy-Pailloux. In Neuvy-Pailloux et ses environs". Hier et aujourd’hui n° 44 - 2e trim. 1998 p. 10 ; n° 45 – 2e trim. 1998 p. 17 et 18 ; n° 46 3e trim. 1998 p. 7 et 8, n° 47 4e trim 1998 p. 10 et 11 ; n° 48 1er trim 2001 p. 14 et 15, n°  51 mars 2002 p. 11.

Neuvy-Pailloux. Carte postale ancienne du Monument aux Morts
Neuvy-Pailloux. Le Monument aux Morts dans son contexte.
Neuvy-Pailloux. Le Monuments aux Morts.
Neuvy-Pailloux. Détail de la statue.
Localisation
A la sortie du centre bourg à l’époque de la création du Monument aux Morts (emplacement de l’ancien cimetière). Actuellement à l’angle de la rue de la Gare et du Chemins des Marais.

Historique du monument

1921

Presse

dimanche 6 février 1921

- Le dimanche 6 février 1921, le Journal d’Issoudun, dans sa page trois, passe l’annonce suivante concernant Neuvy-Pailloux :

“Matinée concert - Le Comité d’erection du Monument aux morts de la Grande Guerre organise, pour le 30 février courant, en matinée, une seconde et grande représentation au profit exclusif de son oeuvre. La représentation aura lieu dans la vaste salle érigée pour la circonstance, place de la Mairie. L’orchestre sera sous la direction de Madame et Monsieur Morisetti, professeurs de musique, les dilettantes tant appréciés. Draimond y reparaîtra accompagné d’une compère de son genre. Comme partie théâtre, l’Affaire de la rue de Lourcine, de Labiche et l’Anglais tel qu’on le parle de Tristan Bernard.  De nombreuses jeunes filles prêteront leur concours, et, dans quelques jours, nous donnerons un compte-rendu détaillé du programme”.

Dubant Didier

Délibérations Conseil municipal

mardi 1 mars 1921

- Le 1er mars 1921, le registre des délibérations du Conseil municipal de la commune de Neuvy-Pailloux indique que “sur la proposition du maire demandant au Conseil municipal d’accepter le don du Comité d’érection du monument aux Morts pour la France. Le Conseil décide d’accepter ce don qui s’élève à la somme de 11.500 francs. Le Conseil décide en outre de demander à M. le Préfet l’autorisation d’élever sur la place publique (place de l’ancien cimetière) un monument aux enfants de la Commune, morts pour la France. Le Conseil municipal après avoir examiné les dessins et devis présentés par M. Sajous, sculpteur à Châteauroux, décide de les approuver. Considérant que le devis s’élève à 15.500 francs le Conseil vote un crédit complémentaire de 4.000 francs et prend l’engagement d’inscrire cette somme au budget additionnel de 1921”.

Dubant Didier

Presse

jeudi 3 mars 1921

- Le jeudi 3 mars 1921, le Journal du Département de l’Indre, en page deux, évoque à son tour le succès rencontré par le Comité d’erection du monument aux morts de Neuvy-Pailloux :

Neuvy-Pailloux, une dernière – Devant le succès sans précédent remporté par la seconde représentation donnée le dimanche 21 février, le comité d’érection du Monument a décidé qu’une troisième et dernière matinée aura lieu le dimanche 13 mars, à 14 heures, et, toujours au profit exclusif de l’oeuvre. Nous publierons sous peu le programme détaillé”.

Dubant Didier

Courriers divers

mardi 24 mai 1921

- Le 24 mai 1921, sur proposition de Mr. le Ministre de l’Intérieur, vu l’ordonnance du 10 juillet 1916, le Président de la République, A. Millerand (septembre 1920 à juin 1924), “approuve la délibération en date du 1er mars 1921, par laquelle le Conseil municipal de Neuvy-Pailloux a décidé, à titre d’hommage public l’érection d’un monument à la mémoire des enfants de la commune morts pour la France”.

Dubant Didier

1922

Marché de gré à gré

dimanche 2 avril 1922

- Le 2 avril 1922, un traité de gré à gré est passé entre “Monsieur Surtel Arthur, conseiller d’arrondissement, Maire de la commune de Neuvy-Pailloux, agissant au nom de la dite commune en exécution d’une délibération du Conseil municipal en date du 1er mars 1921 d’une part et Monsieur Sajous Jean, sculpteur décorateur, à Châteauroux, d’autre part”.

Il comprend sept articles :

  • “Art.1 – Monsieur Sajous s’engage à executer conformément aux indications ci-après un monument commémoratif aux Morts de la Grande guerre,
  • Art. 2 - ce monument sera constitué par un groupe représentant un “Poilu” blessé écrasant l’Aigle Allemand sur un piédestal et une bordure autour d’un tertre. Sur les quatre faces du piédestal des plaques de marbre porteront l’inscription d’une dédicace et des noms et prénoms des soldats de la commune morts pour la Patrie,
  • Art. 3 – les travaux seront executés strictement conformes au projet adopté. La bordure et la première assise du socle seront en pierre de Chauvigny (86). La deuxieme assise, les quatres angles du piédestal et le groupe, en pierre de Coise (69) “fine sculpture”. L’intérieur du piedestal en blocage de maçonnerie,
  • Art. 4 – les fouilles et fondations seront dues par l’entrepreneur jusqu’à 0m50 de profondeur. Le transport et la pose du monument seront entièrement à sa charge,
  • Art. 5 – ces travaux seront exécutés moyennnant la somme forfaitaire le 15.500 francs.
  • Art. 6 – des acomptes seront versés à l’entrepreneur au fur et à mesure de l’avancement des travaux jusqu’a concurrence des neuf dixièmes de la somme convenue. Le dernier dixième sera versé dès la réception définitive des travaux.
  • Art. 7 – le présent traité ne sera définitif et ne pourra recevoir exécution qu’après avoir été approuvé par M. le Préfet”.

Dubant Didier

Délibérations Conseil municipal

lundi 21 août 1922

- Le 21 août 1922, Antoine Létang, Conseiller municipal de la commune de Neuvy-Pailloux, “délégué pour la surveillance des travaux de construction d’un Monument aux Morts pour la Patrie” certifie que ces travaux se montent “à la somme de 5.560 francs, dont à déduire 1/10 pour retenue de garantie 556 francs. Reste 5.004 F”. En conséquence, il peut être payé à “M. Sajous, entrepreneur, à titre de premier acompte la somme de 5.000 F”.

Dubant Didier

Délibérations Conseil municipal

lundi 2 octobre 1922

- Le 2 octobre 1922, Antoine Létang, Conseiller municipal de la commune de Neuvy-Pailloux, “délégué pour la surveillance des travaux de construction d’un Monument aux Morts pour la Patrie” certifie que les travaux se montent “à la somme de 11.200 francs, dont à déduire 1/10 pour retenue de garantie 1.120 F. Reste 10.080 F sur lesquels il a déjà été payé, à titre de l’acompte une somme de 6.080 F. Certifie, en conséquence, qu’il peut être payé à M. SAJOUS, entrepreneur à titre de 2e acompte la somme de 5.000 F ”.

Dubant Didier

Inauguration - Presse

dimanche 15 octobre 1922

- L’inauguration du Monument aux Morts de Neuvy-Pailloux avait initialement été fixée au dimanche 15 octobre 1922.

Mais le Journal d’Issoudun du jeudi 5 octobre 1922 indique que “par suite de circonstances imprévues et d’un grand nombre d’inaugurations qui avaient lieu dans les localités le 15 octobre 1922, le Comité, en accord avec le Conseil Municipal, décide de reporter cette solennité au dimanche 29 courant, dans les mêmes conditions de programme que celles précédemment élaborées ”.

Dubant Didier

Inauguration - Presse

jeudi 12 octobre 1922

Le programme prévu pour le 15 octobre 1922, fut donc reporté au dimanche 29 octobre 1922. Selon le Journal d’Issoudun du 12 octobre 1922, la journée devait se dérouler de la manière suivante :

  • “A 9 heures : messe, service religieux.
  • A 11 heures et demi : réception officielle à la gare de MM. les représentants des diverses sociétés et des membres élus du département.
  • A midi : deuxième réception des sociétés sportives et musicales et formation du défilé. Aubade à la Mairie.
  • A midi et demi : grand banquet par souscription (prix fixé : 15 francs par tête).
  • A 14 heures : musique, place de la Mairie. Rassemblement des enfants des écoles et des sociétés. Aubade au banquet.
  • A 14 heures et demi : reformation du défilé : enfants des Ecoles, sociétés diverses, troupes du 157e R.A.P. (le 157ème Régiment d’Artillerie de Position stationnant au Camp de Neuvy Pailloux avec l’Artillerie Lourde sur Voie Ferrée), musique, Conseil Municipal, mutilés, Vétérans, etc.
  • A 15h00 : inauguration solennelle du monument et revue des troupes et sociétés diverses” (Journal d’Issoudun du 12 octobre 1922).

Dubant Didier

Inauguration

dimanche 29 octobre 1922

- Dimanche 29 octobre 1922, inuguration du Monument aux Morts de Neuvy-Pailloux.

Dubant Didier

Inauguration - Presse

samedi 4 novembre 1922

- Le Journal du Berry du samedi 4 novembre 1922 en page 2 titre son compte-rendu de la cérémonie :

“Neuvy-Pailloux, inauguration du Monument ” : “Dès le matin, malgré la pluie, les premiers trains de Châteauroux et d’Issoudun, amenaient de nombreuses familles, les parlementaires et des délégations de sociétés patriotiques.

La municipalité de Neuvy-Pailloux et les organisateurs reçurent à la gare leurs premiers invités. Le cortège, entouré des sapeurs-pompiers, en élégant uniforme se rendit à la Mairie.

Peu après, les cloches de l’église, sonnant à toute volée annoncèrent la cérémonie religieuse, où les fidèles accoururent en foule. Au cours de l’office, célébré par M. le curé de Neuvy-Pailloux (l’abbé Espirat) entouré d’un nombreux clergé, M. le chanoine Chevalier, archiprêtre d’Issoudun, monta en chaire et avec sa grande éloquence, sa parole chaude et vibrante, retraça le martyr de nos héros qui ont versé leur sang pour la Patrie, pour la justice et la liberté. Des artistes de musique et (des) musiciennes exécutèrent un magnifique programme de musique et de chant, qui ajouta encore à la solennité de cette pieuse manifestation patriotique. Puis eut lieu sur la Place, la bénédiction du Monument, avec le concours de choristes qui interprétèrent à merveille la cantate de Victor Hugo : “Ceux qui pieusement…”.

Après un grand banquet, servi dans une grange aménagée pour la circonstance, le cortège encadré par les artilleurs du Camp, s’est reformé, pour se rendre à la cérémonie de l’inauguration du Monument élevé sur le Champ de foire, au milieu du bourg.

Sur l’estrade avaient pris place, aux côtés de la municipalité et du conseil municipal : M. le sous-préfet, délégué du gouvernement ; M. Jamet maire d’Issoudun, conseiller général du canton sud ; MM. Antony Ratier, cosnier et Leglos sénateurs ; Henry Fougere, Joseph et Anselme Patureau-Mirand députés ; Ernest Gaillard et Pasquet conseillers d’arrondissement, Grouanne avoué, président de la section des Mutilés d’Issoudun ; Victor Coudereau, président des anciens Combattants ; Henri Boudeau, président des Vétérans ; le Colonel Champiot, le Commandant Kabtlik du Parc d’artillerie de Neuvy-Pailloux ; M. de Meloizes, maire de Thizay ; Naubron, maire d’Ambrault ; Jacquet, maire de Condé, etc…

Après le salut aux drapeaux, l’Harmonie exécute La Marseillaise pendant qu’on enlève le voile qui recouvre le Monument”.

M. Arthur Surtel, maire de Neuvy-Pailloux, débute alors son discours par : “Mesdames, Messieurs. Toute la commune de Neuvy-Pailloux est aujourd’hui réunie autour de ce monument pour rendre un pieux hommage à la mémoire de  ses enfants morts pour la France, célébrer leur héroïsme, honorer leur souvenir en témoignage d’admiration et de reconnaissance et pour donner à leurs familles une marque de sympathie et de respect”. Un peu plus loin il ajoute : “La commune de Neuvy-Pailloux honore et veut honoreux ceux qui ont sauvé la France par leur sacrifice, en conservant leur mémoire. Devant ce monument qui symbolise l’héroïsme des morts de la commune, où les noms de ces martyrs de la Patrie sont gravés pour perpétuer à jamais leur mémoire parmi les générations actuelles et futures, devant les vaillants mutilés et réformés de la guerre, en presence des anciens combattants, engageons-nous à être dignes de leur héroïque sacrifice, à garder leur souvenir profondément gravé dans nos coeurs, à rester forts par notre union et à travailler dans la concorde à la prospérité et à la grandeur de la France” (Journal d’Issoudun le 1er novembre 1922).

“Un mutilé fait fait l’appel des enfants de Neuvy-Pailloux morts pour la Patrie. La troupe présente les armes cependant que M. Trochet, un autre mutilé répond à chaque nom : “Morts pour la France”.

Interviennent ensuite M. Grouanne avoué, président de la Section des mutilés d’Issoudun, puis M. Flach, sous-préfet d’Issoudun, conseiller général du canton sud, M. Leglos au nom des sénateurs, Messieurs Joseph et Anselme Patureau-Mirand, M. Henry Fougere, puis “la troupe et les invités vont se masser en haut du bourg pour le défilé devant le Monument. L’Harmonie avec la Batterie de l’Issoldunoise, exécutent une belle marche militaire, puis la municipalité de Neuvy-Pailloux et le Conseil municipal prennnet congès à la gare de de MM. les palementaires, des autorités civiles et militaires et de leurs invités tous enchantés de la réception enthousiaste qui leur fut offerte”

(Le Journal du Berry du samedi 4 novembre 1922 en page 2).

Dubant Didier

Autres

dimanche 5 novembre 1922

- Le dimanche 5 novembre 1922, soit tout juste une semaine après l’inauguration officielle du Monument aux Morts, la section sportive de football de Châteauroux arrive en gare de Neuvy-Pailloux à 11h20.

Ses joueurs venu participer à un match dans la commune en profitent pour apporter une belle gerbe et honorer le souvenir des morts de Neuvy-Pailloux. Profondément touché par ce geste le maire de Neuvy-Pailloux alerte à son de caisse la population et prononce les paroles suivantes : “au nom de la population, au nom du Conseil municipal, je vous remercie. Soyez certains d’emporter chez vous, mes chers enfants, le souvenir de notre reconnaissance à tous. A vous tous merci”.

Dubant Didier

Financement

dimanche 24 décembre 1922

- Le 24 décembre 1922, M. Arthur Surtel, maire de Neuvy-Pailloux, valide un mandat concernant Mme Veuve Lamamy, aubergiste à Neuvy-Pailloux, pour 30 couverts servis pour un montant total de 480 francs, lors du banquet d’inauguration du Monument aux Morts, le 29 octobre 1922.

- Le même jour un second mandat concerne Madame Aubin, aubergiste à Neuvy-Pailloux, pour 30 couverts également servis pour un montant total de 480 francs, lors du banquet d’inauguration du Monument aux Morts, le 29 octobre 1922.

- Le même jour un troisième mandat concerne M. Bidault, aubergiste au bourg de Neuvy-Pailloux, pour 30 couverts servis pour un montant total de 480 francs, lors du banquet d’inauguration du Monument aux Morts, le 29 octobre 1922.

Dubant Didier

Autres

dimanche 31 décembre 1922

- Le 31 décembre 1922, un quatrième mandat concerne M. Roger Réginault, aubergiste au bourg Neuvy-Pailloux, pour 23 couverts servis pour un montant total de 386F00, lors du banquet d’inauguration du Monuments aux Morts, le 29 octobre 1922.

Soit au total 113 couverts pris en charge par la commune.

Dubant Didier

1923

Procès-verbal de Réception

jeudi 25 janvier 1923

- La réception définitive des travaux à lieu le 25 janvier 1923, donc bien après l’inauguration du Monument aux Morts. Ce jour là le maire de Neuvy-Pailloux, “assisté de MM. Gerbier et Vincent, conseillers municipaux, en présence de l’entrepreneur dument appelé” se transportent “sur la place publique où est érigé le monument commémoratif aux Morts de la Grande Guerre” et reconnaissent “que l’entrepreneur a satisfait aux obligations de son marché et qu’en conséquence, il y a lieu d’accorder la réception définitive des travaux”.

 

Dubant Didier

Délibérations Conseil municipal

dimanche 4 février 1923

- Le 4 février 1923, “le Conseil municipal.

Vu le traité de gré à gré en date du 2 avril 1922 passé entre la commune de Neuvy-Pailloux et M. Sajous moyennant la somme forfaitaire de 15.500 francs. Considérant qu’au cours des travaux d’exécution, il a été reconnu nécessaire d’augmenter l’épaisseur des fondations de 0m30 pour la solidité du monument. Que de ce fait l’entrepreneur a réclamé une somme supplémentaire de 135 francs. Reconnait le bien fondé de cette réclamation et décide d’accorder ce supplément à l’entrepreneur, ce qui portera le montant du traité de gré à gré à la somme de 15.635 francs”.

Dubant Didier

Délibérations Conseil municipal

mercredi 14 février 1923

- Le 14 février 1923, “Létang Antoine, conseiller municipal, délégué pour la surveillance des travaux de construction d’un monument aux Morts pour la Patrie” certifie “que les travaux se montent à la somme totale de 15.635F00, résultant du traité de gré à gré ci-dessus énoncé de la délibération du Conseil municipal du 2 août 1922, approuvé le 5 août 1922, autorisant un excédant de dépenses de 135 francs. Comme il a été déjà payé à l’entrepreneur en deux acomptes la somme de 10.000 francs. Certifie que le solde, soit 5.635 francs peut être payé à l’entrepreneur : 5.635 francs”.

Dubant Didier

Délibérations Conseil municipal

dimanche 4 novembre 1923

- Mais tout n’est pas achevé.

Le 4 novembre 1923, “M. le Maire demande au Conseil dans quelles conditions doit être fait l’entourage en pierres du monument. Le Conseil après en avoir délibéré donne l’autorisation à M. le Maire de passer un marché de gré à gré avec un entrepreneur de maçonnerie (Crédit de 5.000 F art. 15 du Budget additionnel)”.

Dubant Didier

Marché de gré à gré

lundi 19 novembre 1923

- Le 19 novembre 1923, un traité de gré à gré est passé entre “M. Surtel Arthur, Maire de la commune de Neuvy-Pailloux, arrondissement d’Issoudun, département de l’Indre, agissant au nom de la dite commune en exécution d’une délibération du Conseil municipal en date du 4 novembre 1923, d’une part et M. Proteau Auguste, maître maçon à Neuvy-Pailloux d’autre part ”. Par ce traité :

  • “Art. 1 - M. Proteau s’engage à executer conformément aux indications ci-après, les travaux,
  • Art. 2 - les travaux à exécuter comprenent la pose des pierres pour l’entourage du monument aux Morts de la Grande Guerre,
  • Art. 3 - il seront executés strictement conforme au plan et devis, dont M. Proteau déclare avoir pris connaissance et dont une copie certifiée conforme par le Maire lui sera remise avant le commencement des travaux. Les matériaux seront de bonne qualité et employés conforment aux règles de l’art. 3,
  • Art. 4 - les travaux devront être commencé le 20 novembre 1923 et terminé le 10 décembre 1923,
  • Art. 5 - ils seront exécutés moyennant la somme de 2.550 francs”.

Dubant Didier

Délibérations Conseil municipal

dimanche 9 décembre 1923

- Le 9 décembre 1923, le Maire de Neuvy-Pailloux, Arthur Surtel, “propose au Conseil l’entourage du monument aux morts pour la France, pour la somme de 2.200 francs, somme convenue avec M. Chedeau Louis, serrurier à Issoudun, rue des Alouettes. Le Conseil après en avoir délibéré, autorise M. le Maire à passer un marché de gré à gré pour la dite somme (Crédit de 5.000 francs, article 15 du budget additionnel)”.

Dubant Didier

Procès-verbal de Réception

samedi 15 décembre 1923

- Le 15 décembre 1923, “Surtel Arthur, maire de la cne de Neuvy-Pailloux, assisté de MM. Létang Alexandre et Gerbier Alexandre, conseiller municipaux”, se transportent “au Monument aux Morts pour vérifier les travaux exécutés par M. Proteau Auguste (entrepreneur à Neuvy-Pailloux) en vertu de son traité de gré à gré” et constatent “en présence du dit entrepreneur, dûment appelé que ces travaux satisfont aux conditions imposées par le traité et en conséquence, en accorde la réception définitive”.

Dubant Didier

1924

Marché de gré à gré

mardi 8 janvier 1924

- Le 8 janvier 1924, un autre traité de gré à gré est passé entre “M. Surtel Arthur, maire de la commune de Neuvy-Pailloux, arrondissement d’Issoudun, département de l’Indre, agissant au nom de la dite commune en exécution d’une délibération du Conseil municipal en date du 4 novembre 1923, d’une part, et, M. Chedeau Louis, serrurier à Issoudun, rue des Allouettes, d’autre part ”. Dans ce traité, il est précisé :

  • “Art. 1er – M. Chedeau Louis s’engage à executer conformément aux indications ci-après les travaux,
  • Art. 2 - les travaux à exécuter comprennent la pose de grilles en fer pour entourage du monument aux Morts de la grande guerre,
  • Art. 3 - ils seront executés strictement conformes aux plans et devis dont M. Chedeau Louis déclare avoir pris connaissance et dont une copie certifiée conforme par le Maire lui sera remise avant le commencement des travaux. Les grilles de fer seront de bonne qualité et employées conformement aux règles de l’art,
  • Art. 4 - les travaux devront être commencés, le plus tôt possible, c’est-à-dire le 10 janvier 1924 et terminés au 28 janvier 1924,
  • Art. 5 - ils seront exécutés moyennant la somme de 2.200 francs fixés invariablement et à forfait ”.

Dubant Didier

Procès-verbal de Réception

lundi 18 février 1924

- Le 18 février 1924, le maire de la commune de Neuvy-Pailloux, président de la commission de réception des travaux, assisté de M.M. Létang Alexandre et Pichard Léon, membres de la commission et de M. Chedeau entrepreneur, après avoir examiné le travail fait, c’est-à-dire la “pose d’une grille en fer pour entourage du monument aux morts de la Grande Guerre”, constatent que “le travail a été fait soigneusement”.

 

Dubant Didier

Dernière modification : mercredi 12 novembre 2025

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