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- Conflits commémorés
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- Type de monument
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- Plaque supérieure : une plaque de marbre blanc, avec au sommet une croix latine et deux drapeaux croisés associés à deux palmes, le tout en alliage cuivreux. En dessous sur deux colonnes la liste des 26 “enfants de Fontgombault morts pour la France” pendant la période 1914-1918 et en dessous la phrase : “QU’ILS REPOSENT EN PAIX”. Les inscriptions sont en rouge.
- Plaque inférieure : une plaque de marbre blanc avec inscription en noir dans un cadre type plaque de rue, pour la “GUERRE 1939-1945”.
- Caractéristiques
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AUX ENFANTS DE FONTGOMBAULT
MORTS POUR LA FRANCE
1914 – 1918
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QU’ILS REPOSENT EN PAIX
1914-18
Colonne de gauche
Apoux Ernest (2 médailles),
Benoit Amédée Ss-Lieut (1 médaille)
Bergeon Simon,
Berthommier Eugène-Simon,
Berthon Georges (1 médaille),
Bidault Germain-Adrien,
Boireau Anatole-Marcel,
Bonjean Louis-Bernard Lieut.t (2 médailles),
Bordet Théodore,
Bousseton Henri (2 médailles),
Collinet Louis-Adolphe,
Bousseton-Paquinet Albert,
Chaigneau Léonce.
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Colonne de droite
Confolant Albert-Joseph,
Couturaud Pierre,
Delaunay Henri,
Lignais Joseph-Étienne,
Maillot Alfred Caporal (1 médaille),
Masset Célestin Adjt-Chef (3 médailles),
Moreau Lucien,
Penaguin Célestin,
Trinquet Émile-Florentin,
Vautrin Gustave,
Viault Théophile,
Gentilhomme Raoul Sergt-Majr,
Labru Clément.
1939-45
Benoit Amédé S.Lt
Mériot André
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- https://www.memorialgenweb.org/memorial3/html/fr/resultcommune.php?idsource=43363&dpt=36
- Archives Départementales de l’Indre 2 O/076 art. 5.
- Coordonnées : 46.6737083, 0.9880012
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- Localisation
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A l’intérieur de l’église, à droite en entrant deux plaques contre le mur.
Historique du monument
Courriers divers
mercredi 2 juin 1920
- Le 2 juin 1920, le Maire de Fontgombault, Louis Simonnet, écrit au Préfet de l’Indre à Châteauroux : “Monsieur le Préfet. Vos instructions du 28 mai s’appliquant, non seulement aux monuments proprement dits, mais encore aux stèles et plaques commémoratives, j’ai l’honneur de vous prier de vouloir bien m’indiquer si je dois me faire présenter le croquis d’une plaque qu’à ma connaissance on se propose de placer dans l’église et s’il y aura lieu de soumettre le dit croquis à la Commission de Châteauroux.
La plaque elle même serait offerte par un particulier, le montant des inscriptions serait couvert par les versements des familles des soldats morts pour la Patrie”.
Dubant Didier
Courriers divers
juin 1920
- Juin 1920, le Préfet de l’Indre répond au Maire de Fontgombault : “en réponse à votre lettre en date du 2 juin 1920 relative à l’apposition dans l’église de Fontgombault d’une plaque commémorative à la mémoire des enfants de cette commune “Morts pour la France”, j’ai l’honneur de vous faire connaître que cette plaque devant être placée dans un édifice public communal, le croquis devra être soumis à la Commission chargée de donner son avis au point de vue artistique”.
Dubant Didier
Courriers divers
mercredi 20 octobre 1920
- Le 29 octobre 1920, le Maire de Fontgombault, écrit au Préfet de l’Indre à Châteauroux : “Monsieur le Préfet,
Comme suite aux instructions contenues dans votre lettre du 7 juin 1920, j’ai l’honneur de vous transmettre ci-inclus le croquis de la plaque que Monsieur Lagrange, curé de Fontgombault, désire apposer dans l’église paroissiale.
Monsieur Lagrange a d’ailleurs protesté et fait remarquer que pas un de ses collègues (Tournon, Pouligny, Douadic, etc…) n’avait eu à demander d’autorisation, ni accomplir la moindre formalité, or à Tournon, Douadic et autres endroits on aurait érigé de véritables monuments dans les églises.
Veuillez agréer, Monsieur le Préfet, l’expression de mes sentiments dévoués”.
Dubant Didier
Inauguration
mardi 2 novembre 1920
Dubant Didier
Inauguration - Presse
samedi 27 novembre 1920
(L’Indépendant du Berry du samedi 27 novembre 1920 pages 2 et 3).
Inauguration d’une Plaque commémorative à Fontgombault.
Le 2 novembre (1920), la paroisse de Fontgombault a inauguré une plaque commémorative, rappelant les noms glorieux de ses enfants morts pour la France.
La messe a été célébrée par M. Tortrat, économe du séminaire et chantée avec ferveur et conviction par 25 jeunes gens de l’œuvre des vocations tardives.
Dans une vibrante allocution, il a conduit son auditoire vers les régions élevées, rappelant ses souvenirs personnels d’ancien combattant ; il a su dépeindre la bravoure de nos poilus, leur foi profonde, et, à l’appui de cette opinion, il a cité cette phrase admirable d’un de nos soldats aveugle : Qu’importe que mes yeux ne voient plus la lumière de ce monde, si un jour ils voient Dieu ». L’absoute a été ensuite donnée par M. l’Abbé Lagrange, supérieur de l’école Saint-Martin, qui a lu les noms, les 18 noms de ceux qui sont tombés pour la Patrie.
Parmi ces noms, j’en relève un qui m’est particulièrement cher ; c’est celui de Louis Bonjean, lieutenant au 119e de ligne et maire de Fontgombault, commune qui a le droit d’être fière de son élu ; qu’il me soit permis ici de dire un dernier adieu au Parent et à l’ami qui n’est plus. C’était un noble cœur, une intelligence d’élite, un chrétien. Il aimait son prochain dans le sens le plus élevé du mot, et je connais des traits qui rappellent la vie de Sainte Elisabeth de Hongrie. Il avait toujours, avec l’amour de Dieu, celui de la Patrie et lorsqu’elle fut en danger, il partit des premiers. Petit-fils du Président Bonjean, l’une des plus belles figures dont s’honore l’histoire de la magistrature française ; il devait se montrer, dans sa vie et dans sa mort digne de son illustre aïeul. Sa carrière militaire fut courte hélas ! Le Maréchal Pétain la retrace dans la glorieuse citation qu’il lui a décernée avec le titre de Chevalier de la Légion d’honneur : « Le Maréchal de France, commandant en chef des Armées de l’Est, cite à l’ordre de l’armée : « Bonjean Louis Marie Bernard Stéphane, matricule 49, lieutenant de réserve à la 1re Cie du 119e régiment d’Infanterie : Officier de réserve d’une très haute élévation morale, a montré dès le début de la guerre, le désir impérieux de bien servir son pays. A entraîné avec un courage splendide, sa compagnie à l’assaut, le 29 octobre 1914 au Bois du Luxembourg. Alors que la situation était très compromise, a fait preuve dans cette action d’une bravoure admirable. Y a trouvé une mort glorieuse signé Pétain ».
A la veuve, de ce héros fils de soldat, descendante d’une longue lignée de militaires, j’offre comme consolation dans sa douleur, lui sachant le cœur assez haut placé pour la comprendre, cette phrase de Déroulède : « c’est du dernier soupir de nos héros qu’est fait le souffle immortel de la Patrie ! » De Tarade »
Didier Dubant.
Commission d’art
vendredi 17 décembre 1920
- Le 17 décembre 1920, la Commission chargée d’examiner du point de vue artistique les projets de Monuments aux “Morts pour la France” donne son avis concernant ce projet de plaque : “Fontgombault - Approuve sous réserve que la sentence “Qu’ils reposent en paix” sera en italique et sur le côté de la plaque”. Si la sentence fut bien mise en italique, elle ne fut cependant pas mise sur le côté, mais inscrite bien au centre, en-dessous de la liste des morts.
Dubant Didier
Informations déposées par DUBANT Didier
Dernière modification : dimanche 27 avril 2025