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- Conflits commémorés
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- Type de monument
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Monument de la Fraternité franco-marocaine
Ce monument réalisé par le sculpteur Paul Landowski se trouve à l’angle de la rue Bellon et de la rue du Moulin Saint-Etienne, place du 3e Houzards / place du général Paul Jouffrault. Initialement nommé « monument de la Victoire et de la Paix », c’est un hommage aux soldats marocains morts en 1914-1918, sans lien particulier avec les combats livrés à Senlis. Il fut sculpté en 1921. Cette statue se trouvait au Maroc à Casablanca sur la place Lyautey (actuelle place Mohammed V) et a été rapporté le 11 novembre 1965 en France, après l'Indépendance du pays, par l'association Le Burnous. Rebaptisé « de la fraternité franco-marocaine », il est désormais séparé des plaques commémoratives portant les noms des victimes, qui se trouvent actuellement dans les jardins du consulat de France à Casablanca.
Paul Maximilien Landowski (Paris, 1875 - Boulogne-Billancourt, 1961) est un sculpteur français. En hypokhâgne, il découvre auprès d'Henri Barbusse la philosophie humaniste, qui marquera toute son œuvre. Lors de la Première Guerre mondiale, il reçoit la Croix de guerre dans la Somme. Il réalise après-guerre plus de quatre-vingts monuments aux morts et devient le sculpteur de la France pacifiste. Il obtient plusieurs commandes importantes à Paris (statue de sainte Geneviève sur le pont de la Tournelle, statue équestre d'Édouard VII, tombeau du maréchal Foch) et, à l'étranger, le fameux Christ de Corcovado.
- Caractéristiques
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Face est :
Plaque apposée au sol : Monument dit “de la Victoire” ou “de la fraternité franco-marocaine” édifié à Casablanca à partir de 1921, inauguré le 20 juillet 1924 par le maréchal Lyautey. Démonté en 1961 par les soins du consulat général de France, transporté à Senlis par la Marine et par l’Armée, réédifié sur cette place par les soins de l’Armée, de la ville de Senlis et de l’association Le Burnous, remis le 11 novembre 1965 au maire de Senlis, M. Yves Carlier par le président du Burnous, le général Yves Simon.
1914-1332 ; (écriture arabe) ; bas-relief représentant un soldat français prenant une femme dans ses bras ;
Les unités suivantes ont quitté le Maroc pour combattre aux armées du Nord et de l’Est ou à l’armée d’Orient pendant la guerre de 1914-1918.
Cavalerie : 1r et 2 regt de marche de chasrs d’Afrique, 1er regt de marche de Spahis marocains, 2e regt de marche de Spahis algériens,
Artillerie : 1e et 2e batries du 4e GACA, 2e et 3e batries du 8e, 2e et 3e batries du 9e GACA, 4e batries du 10e GACA, 2e , 3e et 5e batries d’artrie coloniale,
Génie : Compagnies du génie 17/1M 19/2 M 22/3 M 26/6 M,
Aviation : l’escadrille d’Oudjda et l’esce de Casablanca.,
Bas-relief d’un tirailleur offrant à manger à un enfant ; écriture arabe
Infanterie : régiment d’infantie coloniale du Maroc régiment de marche de légion etrere 4e et 7e régiments de marche de tirailrs algéro-tunisiens 1er et 2e régiments de marche de tirailrs marocains. 8e et 9e régiments de Zouaves. 1er et 2e régts mixtes de Zouaves tirailrs. 1er et 2e bataillons de marche d’infantie légère d’Afrique. 1er et 6e bataillons du 8e régiment de tirailrs tunisiens. Batailon de marche du 4e Zouave. 2e, 3e, 4e, 5e, 6e, 7, 8e, 9e, 12e, 25e, et 65e batons de tirailrs sénégalais; 1918-1337
Face sud :
Officiers, sous-officiers et soldats, après avoir résolument arrêté l’ennemi, vous l’avez, pendant des mois, avec une foi et une énergie inlassable, attaqué sans répit. Vous avez gagné la plus grande bataille de l’Histoire et sauvé la cause la plus sacrée : la Liberté du monde. Soyez fiers. D’une gloire immortelle, vous avez paré vos drapeaux. La postérité vous garde sa reconnaissance, 12 novembre 1918, GQGA Mal Foch.
Bas-relief représentant deux soldats agenouillés au pied d’un corps et d’une femme debout ; Alors qu’en France, vos compagnons d’armes rendaient l’Alsace-Lorraine à la patrie, vous lui avez, au Maroc, non seulement gardé la situation acquise en 1914 mais vous y avez largement étendu la zone pacifiée. Vous avez fait preuve d’une endurance, d’une vaillance, d’une abnégation et d’un esprit de discipline dont je suis le témoin et le garant. Mal Lyautey.
Face ouest :
Belgique La Marne L’Artois ; Le général commdt en chef du groupe des armées de l’Est cite à l’ordre de l’Armée le 33e Corps d’Armée comprenant … et la division marocaine (3e Zouaves, 4e et 7e tirrs 2e régiment de Mche du 1er ETR) pour avoir eu une conduite énergique et son chef le général Pétain a fait preuve au cours de l’attaque du 5 mai d’une vigueur et d’un entrain remarquables qui lui ont permis de gagner sans haleine plus de trois kilomètres, de prendre à l’ennemi 25 mitrailleuses, 6 canons et de faire 2500 prisonniers. Ordre général du 10 mai 1915 du GQG, Joffre.
Bas-relief représentant trois soldats.
Le général commd la IIe armée cite à l’ordre de l’armée la 1ere division du Maroc (Regt Colal du Maroc, 8e Zouaves, 4e et 7e tireurs) commandée par le Gal Humbert pour la vaillance, l’énergie et la ténacité dont elle a fait preuve au combat de la Fosse à l’Eau le 28 août et dans les journées des 6, 7, 8 et 9 septembre à Mondement, Montcivroux1, Saint-Prix. Les résultats obtenus comme aussi les pertes cruelles mais glorieuses qu’elle a subies en témoignent. Tous, Zouaves, coloniaux, tirailleurs, indigènes ont fait d’une façon admirable leur devoir. Ordre général du 20 septembre 1914. Foch.
Face nord :
Champagne Verdun La Somme. Le 3e bat du 8e tirs, bataillon d’élite, a pris une part glorieuse à tous les combats livrés dans la région de Boudenib ; au combat de Gaoux le 9 août 1918 tandis qu’une de ses compagnies se sacrifiait pour protéger le replis d’autres éléments, a soutenu avec deux de ses compagnies le choc d’un ennemi fanatisé par un premier succès, a néanmoins continué, sans se laisser démoraliser par ses pertes, à progresser et a couronné ses exploits de la journée en participant brillamment à l’enlèvement de la position ennemie. Lyautey ;
Bas relief représentant des tirailleurs piochant et pellant ;
Le 1er regt de tirrs marocains, sous l’énergique impulsion de son chef, le lt colonel Cimetière a emporté d’un élan les trois lignes de tranchées de la première position allemande puis a franchi successivement deux ravins profonds, le premier battu par un feu violent de mitrailleuses, le second abrupt, boisé et énergiquement défendu par un ennemi disposant d’abris profonds auquel il a fait plus de 500 prisonniers malgré les pertes subies, a abordé sans désemparer la deuxième position allemande, ne s’arrêtant que par ordre pour permettre l’arrivée de troupes voisines.
On remarquera sur la face ouest l’expression incomplète « le 33e Corps d’Armée comprenant … » qui traduit un doute du graveur, jamais corrigé, sur la composition de ce corps d’armée. Il aurait fallu graver « …comprenant les 70e, 77e divisions et la division marocaine…». De même, le graveur a écrit « Montcivroux » pour « Montgivroux », commune de Mondement-Montgivroux (Marne) où s’est déroulé un important combat de la Bataille de la Marne
1 Sic, il faut lire Montgivroux.
1914-18
- LANDOWSKI Paul Sculpteur
- Coordonnées : 49.2081921, 2.580165
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Cimetière ancien de Senlis
Dernière modification : vendredi 6 mars 2026