Le patrimoine mémoriel des guerres
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Conflits commémorés
Type de monument
Le monument est constitué par une stèle reposant sur un socle, lui-même posé sur deux niveaux d’assise. Au sommet du monument une reproduction de Croix de guerre de grande taille est posée sur un ressaut en bandeau. Ce ressaut domine un boudin en dessous duquel est figuré en relief sur la face antérieure un décor de guirlande.
Sous ce décor toujours sur la face antérieure de la stèle, est fixé par quatre rivets en forme de rosace une grande plaque de marbre gris. Le sommet de cette plaque constitué de deux pans inclinés vers l’extérieur abrite deux drapeaux tricolores croisés derrière une croix latine dorée, dont la base est entourée par une couronne de laurier ouverte vers le haut. Elle est elle aussi dorée. En dessous se trouve en lettres dorées : l’inscription principale, puis sur deux colonnes les noms et prénoms des 24 soldats de Chazelet morts pendant la première guerre mondiale.
Sur la face antérieure du socle, le ressaut supérieur situé au pied de la plaque de teinte grise, porte en relief horizontalement une palme.
Deux inscriptions furent ajoutées ultérieurement  sur le monument :
. une inscription en lettres dorées sur la face antérieure du monument, sur une plaque de teinte noire, à la base de la plaque consacrée aux morts de la première guerre mondiale. Elle concerne un mort en A.F.N. en 1961,
. une inscription en lettres dorées sur une plaque de teinte noire fixée contre la face antérieure du socle du monument, elle concerne un prisonnier de guerre mort en 1941.
Le monument, entouré de massifs végétaux est isolé sur trois côtés par des murs, le quatrième côté, celui situé du côté de la route, étant fermé par une grille métallique dotée en son centre d’un portillon.
Caractéristiques
Matériaux
. Pierre de Lavoux (département de la Vienne).
Prix
7 000 francs
Souscription
A l’origine pour la plaque.
Subvention de l'État
1 190 francs

COMMUNE DE CHAZELET
AUX SOLDATS DE CHAZELET
MORTS POUR LA FRANCE
1914 – 1919

1914-18

. colonne de gauche
CHAMPOTRAY Émile
DAMBEZAT Léon
EMERY Henri
FROMENTEAU Ferdinand
GABILLAUD Anselme
GUILLAUME Rémi
MAILLET Henri
MAILLOCHON Hippolyte
MAILLOCHON Joseph
MATHET François
MATHET Gustave
MAILLOCHON Émile
-
. colonne de droite
MOREAU Jules
PIPEROT Ernest
ROBIN Gaston
VALLADOUX Gustave
BAUDAT François
BAUDAT Julien
DELAVEAU Eugène
FOULATIÈRE Constant
LEBEAU Gaston
LEBEAU Roger
NOGRETTE François
GUILLOT Alphonse


1939-45

PERROT Gustave – P G (Prisonnier de Guerre)
(Gustave Théodore Perrot, mort pour la France le 6 septembre 1941 à Dortmund en Allemagne (tué par éclats d’obus), selon le site internet mémorie des hommes).


AFN-Algérie (54-62)

BERTHELOT Bernard
(Bernard Jules Berthelot, mort pour la France, le 5 juin 1961 en Algérie, selon le site Internet mémoire des hommes).


  • VERNERET Adolphe Emmanuel Entrepreneur
    Partie : Monument (source document d'archives)
Chazelet. Le Monument aux Morts dans son environnement.
Chazelet. Le Monument aux Morts.
Chazelet. Le Monument aux Morts. Gros plan.
Localisation
Le monument se trouve en centre-bourg, dans un renfoncement situé pès du carrefour entre  la rue du Chêne Vert (R.D. 59) et la rue Lucien Laberthonnière (R.D. n° 54 de Concremiers à Saint Saturnin dans le département du Cher), non loin de la Place du Château où se trouve également l’église Saint-Jean-Baptiste.

Historique du monument

1920

Délibérations Conseil municipal

dimanche 7 novembre 1920

- Le 7 novembre 1920, le Conseil Municipal de la commune de Chazelet décide de mettre dans une des pièces de la Mairie une plaque portant gravés les noms des enfants de la commune, morts pendant la première guerre mondiale. Cette plaque est financée par une souscription publique.

1924

Délibérations Conseil municipal

dimanche 9 novembre 1924

- Le 9 novembre 1924, Jules Fromenteau, Maire de la commune de Chazelet, expose devant le Conseil Municipal : “la circulaire du 24 octobre 1924 relative à l’Erection d’un monument aux morts”. “ Il fait connaître que presque toutes les Communes du Canton ont un monument, tandis que la Commune de Chazelet ne possède qu’une plaque de marbre fixée à la Mairie et un monument à l’église dû à une initiative privée. Il fait connaître également que les subventions de l’Etat ne seront maintenues que jusqu’au 15 Xbre prochain (15 décembre 1924) et qu’il importe de prendre une décision. Au point de vue financier, M. le Maire fait connaître que la possibilité d’emprunter à un particulier supprime à une Commune une partie des charges et que dans ces conditions la construction d’un monument lui paraît possible et désirable. 
A l’unanimité, le Conseil décide l’érection, d’un monument. Il charge le secrétaire de mairie présent à la séance de prévenir d’urgence un entrepreneur qualifié pour ces travaux et offrant toutes garanties de compétence et d’honorabilité. Le secrétaire fait connaître au Conseil que Monsieur Verneret, entrepreneur à Saint-Gaultier (département de l’Indre), lui apparait offrir toutes garanties, vu le grand nombre de monuments érigés déjà par cet entrepreneur.
A l’unanimité le Conseil décide de s’adresser à Monsieur Verneret”.
Cette délibération fut approuvée à Châteauroux, le 21 novembre 1924, par le Secrétaire Général, au nom du Préfet de l’Indre.

Délibérations Conseil municipal

dimanche 16 novembre 1924

- Le 16 novembre 1924, M. Fromenteau, Maire de Chazelet, “expose au Conseil que M. Verneret, entrepreneur à St-Gaultier, convoqué en exécution de la  délibération précédente (9 novembre 1924), se tient à la disposition du Conseil pour lui donner connaissance des projets de monuments fournis suivant les indications.
 A savoir premièrement : utiliser dans un monument la plaque commémorative fixée à la Mairie. Cette plaque provenant d’une souscription publique faite dans la Commune de Chazelet. Cette utilisation, étant accordée par décision préfectorale en date du (espace laissé en blanc). 
Le projet est approuvé à l’unanimité. 
Prix du premier projet 7.000 francs non compris l’entourage. 
Sur la proposition de Monsieur Champotray de fournir le sable et le moellon nécessaires rendus à pied d’oeuvre, Monsieur Verneret s’engage à fournir et poser l’entourage nécessaire jusqu’à une hauteur d’environ quatre vingts centimètres. 
Cette convention approuvée à l’unanimité, le Conseil se déplace pour déterminer l’emplacement du monument. La place indiquée comme souhaitée ayant été modifiée par suite de circonstances diverses, l’emplacement du monument a été reporté à sa place actuelle, le tout après autorisations préfectorales”.
Cette délibération fut validée le 22 novembre 1924 par la Préfecture de l’Indre.

Courriers divers

lundi 17 novembre 1924

- Le 17 novembre 1924, la Préfecture de l’Indre reçoit un courrier du Maire du Chazelet : “Monsieur le Préfet,
J’ai l’honneur de porter à votre connaissance que mon Conseil a décidé l’érection d’un monument aux morts 1914-1918.
D’accord avec mon Conseil, je tiendrait à utiliser une plaque de marbre noir (1m30 x 0m90) portant déjà gravé le nom des enfants de la Commune. Cette plaque est actuellement fixée sur un des murs de la Mairie (à l’intérieur). Elle provenait d’une souscription publique et sa place actuelle avait été désignées par délibération en date du 7 novembre 1920”.
 

Courriers divers

vendredi 21 novembre 1924

- Le 21 novembre 1924, le Préfet de l’Indre écrit au Sous-Préfet du Blanc :
“Le 19 dernier vous m’avez retourné une lettre aux termes de laquelle M. le Maire de Chazelet m’informait que le Conseil M(unicip)al ayant décidé d’ériger un Monument aux enfants de la Commune, Morts pour la France,  - qu’il était dans les vues de cette assemblée d’utiliser dans ce but une plaque commémorative apposée en 1920 dans l’une des salles de la Mairie.
Adoptant les conclusion de votre rapport, je vous prie de vouloir bien faire connaître  à la Municipalité intéressée que je ne vois aucun inconvénient à ce que la dite plaque soit utilisée pour le monument dont il s’agit”.

Commission d’art

mardi 16 décembre 1924

- Le 16 décembre 1924, la Commission chargée d’examiner, du point de vue artistique, les projets de monuments aux “Morts pour la France”, répond “adopté” au projet de la commune de Chazelet.
 
- “Chazelet le 8 février 1925.
Monsieur le Maire de Chazelet.
J’ai l’honneur de porter à votre connaissance que, vu ce qui se passe dans la Commune, au sujet du monument aux morts pour la France, ce monument a été choisi et son emplacement désigné par le Conseil municipal, l’argent voté pour la construction et donné à faire à l’entrepreneur Monsieur Verneret de St-Gaultier ; aujourd’hui ce monument déplait à Monsieur le Marquis de Tilière, il ne veut pas qu’il soit à la place indiquée par le Conseil, demande le changement de son emplacement. Ce serait ridicule, honteux pour la Commune, puisque le premier est très bien placé. Je me permet de protester, en voyant porter ce monument dans le jardin de Monsieur le Curé et encastré entre quatre murs. Que le peuple de la Commune de Chazelet est navré de voir faire une chose semblable. J’ai hésité de me voir dans ce Conseil municipal, qui pour faire plaisir à Monsieur le Marquis contrari tous les habitants. Je vous présente ma démission de Conseiller Municipal et demande que cette protestation soit annexée au procès-verbal de la délibération et transmise à Monsieur le Préfet”. Signé P. Pérussault.
Ce courrier fut enregistré à la Préfecture de l’Indre, dès le lendemain c’est-à-dire le 9 février 1925.
- Le même jour, 8 février 1925, Jules Fromenteau, Maire de Chazelet, expose au Conseil Municipal “que Monsieur le Marquis de Tilière demande que le monument qui devait être élevé sur la place “Le Vigean” (le monument devant être installé à l’ouest de l’entrée de l’église sur l’actuelle place du Château) soit reporté à l’angle des trois routes, au coin du jardin de la Cure.
Monsieur Paul Pérussault s’oppose à ce changement et donne sa démission écrite à M. le Maire, puis il quitte la séance.
Après étude du dossier, examen du plan nouveau déposé par M. Vernet entrepreneur, entendu les lettres adressées par M. le Marquis de Tilière tant à M. Fromenteau, qu’à Monsieur Verneret, décide à l’unanimité des membres présents que le monument pourra être érigé au lieu préféré par Monsieur le Marquis sous réserve que le plan établi par M. Verneret sera suivi et exécuté en tous points et sans aucune modification. Il demeure entendu que la Commune ne participera dans aucun des frais supplémentaires, à aucun titre que ce soit et bénéficiera de la subvention de 500 francs promise par M. le Marquis.
Le Conseil décide que la présente délibération sera imméditament portée à la connaissancede Monsieur le Marquis pour suite à donner”.

1925

Courriers divers

lundi 23 février 1925

- Le 23 février 1925, le Sous-Préfet du Blanc apporte quelques précisions au Préfet de l’Indre : “J’ai l’honneur de vous faire connaître que par une délibération en date du 9 novembre dernier, approuvée le 21 novembre suivant, le Conseil Municipal de Chazelet décidait d’élever, grâce à des souscriptions recueillies parmi les habitants et à une subvention de la Commune, un monument aux Morts. Une délibération prise le 16 novembre 1924, approuvée le 22 novembre, fixait comme emplacement le lieu-dit “Le Vigean”. Il résulte des renseignements que m’apporte M. le Maire que l’entrepreneur, M. Verneret, sans rien réaliser sur place, commença l’execution du monument projeté dans son atelier. Récemment, quelques souscripteurs, notamment M. de Tilière, demandèrent à la Municipalité, dans un but que je n’ai pu déterminer, de renoncer à l’emplacement du Vigean et de faire élever le monument près du jardin du presbytère, au carrefour formé par les routes de St-Gilles, d’Argenton(-sur-Creuse) et de Luzeret. M. de Tilière propose personnellement une somme de 500 francs pour couvrir les dépenses supplémentaires qu’occasionerait le choix de ce dernier emplacement (dépenses résultant du déplacement du monument). Saisi de cette demande par les soins du Maire, les Conseillers Municipaux, à l’exception de M. Pérussault, décidèrent en principe de l’accueillir favorablement si M. de Tilière maintenait sa proposition. Il en fut ainsi fait et le 16 février (1925) une délibération intervenait…  …qui fixait le nouvel emplacement du monument.
D’après le plan que m’a fourni, sur ma demande, M. le Maire de Chazelet, il semble que le monument sera mieux placé en cet endroit. Puisqu’au dire de M. le Maire de Chazelet aucun travail n’a encore été effectué par l’entrepreneur sur l’emplacement précédemment choisi, qu’au surplus il semble que la protestation de M. Pérussault soit unique, j’estime qu’il n’y a pas d’inconvénient à ce que la décision du Conseil Municiapal soit ratifiée par l’Administration”.

Marché de gré à gré

jeudi 1 janvier 1925

- sans date : “Enregistrement du marché monument aux morts.
Entre nous soussignés Jules Fromenteau, Maire de Chazelet agissant en vertu des pouvoirs à nous conférés et en conformité avec la délibération en date du 19 novembre 1924 et Monsieur Vernet Adolphe, entrepreneur à Saint-Gaultier, il a été convenu ce qui suit :
. M. Vernet s’engage à faire un monument en pierre de Lavoux à grains (fin), conformément au croquis et dessins dûment approuvés par l’autorité compétente, d’une hauteur de 4m sur 2m40 à la base.
Mise en place par l’entrepreneur et fourniture d’une grille de cinq mètres sur quatre-vingts centimètres de haut, à charge pour la Commmune de fournir rendus à pied d’oeuvre le moellon et le sable nécessaires au dit monument. La délibération approuvée le 21 et parvenue le (laissé en blanc), l’emplacement projeté du monument sera l’angle des trois routes au Bourg du Chazelet”.

Délibérations Conseil municipal

dimanche 21 juin 1925

- Le 21 juin 1925, Jules Fromenteau, Maire de Chazelet, “expose au Conseil que par délibération précédente approuvée par la Préfecture, il a été autorisé à contracter un emprunt à particuliers pour couvrir les frais d’érection du monument aux morts qui s’élèvent à la somme de 7.000 francs suivant le devis également approuvé. Monsieur Peyrot Edouard, Monsieur le Marquis de Tilière s’offrent spontanément à fournir les fonds nécessaires et déclarent les tenir immédiatement à la disposition de l’entrepreneur. Monsieur Pérussault Fernand fait connaître qu’il est possible que d’autres personnes seraient contentes de participer à l’emprunt et qu’il conviendrait de faire une publicité à cet emprunt. Le Conseil décide de faire la propagante nécessaire et d’adresser à la Mairie les demandes qui pourront se produire. L’emprunt pourra donc être réalisé à 6 % jusqu’à concurrence de la somme de 7.000 francs par les particuliers qui le demanderont”.

Courriers divers

jeudi 15 octobre 1925

- Le 15 octobre 1925 la préfecture reçoit un courrier du Maire de Chazelet : “Monsieur le Préfet, J’ai l’honneur de vous remercier de la subvention de 1.190 francs que vous avez bien voulu nous faire obtenir de Monsieur le Ministre de l’Intérieur”. 

1926

Procès-verbal de Réception

mercredi 1 décembre 1926

Le 1er décembre 1926 : “Procès-Verbal de réception du monument de 1914-1918. Nous soussignés Jules Fromenteau, maire et MM. Champotray et E Delaune, conseillers municipaux de la commune de Chazelet, préposés aux vérifications de travaux oridinaires de la Commune et en particulier du Monument aux Morts des soldats de la Commune de Chazelet Morts pour la France, certifions que :
. 1° les fondations du monument ont été exécutées à maximum de solidité possible,
. 2° que tous les matériaux employés (pierre, chaux, ciment et divers ont été de toute première qualité,
. 3° que le monument comme fixé, exécution, présentation, entourage, ne peut donner lieu au moindre repproche,
. 4° qu’en tout point les clauses convenues ont été respectées.
Prononçons en ce qui nous concerne l’admission complète et définitive du dit monument”.

DUBANT Didier

Délibérations Conseil municipal

dimanche 21 février 1926

- Le 21 février 1926, Jules Fromenteau, Maire de Chazelet : “expose au Conseil que l’emprunt nécessaire pour couvrir les frais d’érections du Monument aux morts peut être couvert ainsi qu’il suit.
M. Laboutte Louis à Chazelet 3.000 francs.
M. Peyrot Edouard à Chazelet 2.000 francs.
M. le Marquis de Tilière 810 francs.
Formant au total de 5.810 francs et qu’il en propose le remboursement sur la base de 1.000 francs par an à prendre sur les ressources habituelles de la commune”.

Dernière modification : mardi 15 octobre 2024

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