Le patrimoine mémoriel des guerres
19100
Conflits commémorés
Type de monument

Monument aux morts 1914-18 ou Monument à la Victoire

Un groupe en bronze montrant trois soldats, avec au centre un soldat debout qui fait le signe de la victoire (le « V »), flanqué de deux soldats sortant d'une tranchée.

Caractéristiques
Matériaux
Pierre pour le piédestal et bronze pour les personnages.

LA VILLE
DE BRIVE
À SES HÉROS
1914-1918

La Ville de Brive à ses héros 1914-1918
1914-18
Pas de noms
  • DEBRAZ Robert Bronzier sur le monument DEBRAZ Robert Bronzier a signé le monument
    Partie : Sculpture (signature)
  • SAÏN Marius-Joseph Sculpteur sur le monument SAÏN Marius-Joseph Sculpteur a signé le monument
    Partie : Sculpture (signature)
Localisation
Place Thiers, square de la Légion d’honneur

Historique du monument

1921

Délibérations Conseil municipal

jeudi 3 novembre 1921

Le 3 novembre 1921, le conseil municipal de Brive, en Corrèze, tranchait la question de l’emplacement du futur monument aux morts de la Première Guerre mondiale. Un choix longuement pesé.

Ce jour-là, donc, « à huit heures du soir », les messieurs qui composent le conseil municipal de la cité gaillarde (l’heure n’est pas à la parité) examinent le rapport d’une commission. Présidée par le Docteur Lachaud, qui fut député de la Corrèze de 1898 à 1919 dans le camp de la gauche radicale, elle dresse deux bilans : celui des souscriptions lancées pour financer le futur monument et celui de l’examen mené par « la commission artistique » des divers lieux de la cité où il pourrait être érigé.

La Montagne

1923

Inauguration

dimanche 4 novembre 1923

A été inauguré le 4 novembre 1923 par le Président Raymond Poincaré.

2011

Rénovation

vendredi 11 novembre 2011

Restauration : Restauré, le monument aux morts prêt pour la commémoration

Fin prêt pour le 11 novembre. Le monument de la Victoire, après quelques mois de restauration, a retrouvé ses lettres de noblesse. Menacé par la corrosion, l'édifice élevé en 1923 en hommage aux 757 Brivistes morts pendant la Première Guerre mondiale est à présent paré contre les outrages du temps.

Une armature découverte à l'intérieur de la sculpture

« La restauration s'est faite en deux temps » explique Thierry Pradel, responsable des Archives municipales. « La première étape a consisté en une étude des différentes altérations du métal et une analyse des agents de détérioration tels que les sulfures ou les chlorures pour déterminer les techniques de conservation à adopter. Il a également fallu effectuer des comblements car la statue comportait des trous ». Le diagnostic, réalisé par Frédérique Nicot, experte du métal, et Sophie Vidal, restauratrice de sculpture, a révélé des détails de l''uvre de Marius Saïn inconnus jusqu'à ce jour. Notamment l'existence d'une armature à l'intérieur de la statue.

Ensuite, un deuxième chantier a débuté, mené par la société aveyronnaise Nova Cella spécialisée dans la restauration et la conservation. « Pour éliminer tous les agents corrosifs du métal, un abrasif à base de poudre de noyau d'abricot a été projeté sur la statue. Puis le métal mis à nu a dû être stabilisé avec une résine acrylique, les fissures comblées à l'aide de résines de conservation, puis des couches de cires colorées passées à chaud et à froid sur le métal ».

Cette cire sert de protection contre les attaques extérieures et permettra au monument de rester en bon état pendant trois ou quatre ans, délai après lequel elle devra être renouvelée.

La Montagne

Dernière modification : mercredi 2 septembre 2026

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