- 36200
- Conflits commémorés
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- Type de monument
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Monument de type Obélisque
La face principale du monument, situé “Place des Anciens Combattants”, est tournée vers le sud sud-ouest, c’est-à-dire perpendiculairement à l’endroit où passe selon un axe nord-est sud-ouest, la route de Paris (actuelle D920 - ancienne RN 20), son côté droit étant tourné vers la Mairie.
Le monument est constitué par un obélisque (“pyramide ”) à sommet en pointe de diamant. Cet obélisque («pyramide ») repose sur un socle quadrangulaire à soubassement élargi («un fût avec entablement et moulures »). Il se trouve lui même installé sur “un soubassement composé de deux marches (formant emmarchement) en même matériau que le monument”.
La face antérieure de l’obélisque («pyramide ») porte sur 8 lignes « en lettres dorées à la feuille, de huit centimètres de hauteur et huit millimètres de profondeur, l’inscription “Aux enfants de Tendu morts pour la France 1914-1918” ».
En dessous, au niveau de la face antérieure du socle, dans un encadrement en ressaut, est fixée «une plaque de marmorite rectangulaire » (plus haute que large) de teinte noire. Cette plaque porte sur «deux colonnes et en lettres dorées » dans un ordre quasiment alphabétique, les trente noms et prénoms des enfants de Tendu, Morts pour la France entre le 20 août 1914 et le 7 juillet 1919.
Sur le côté gauche du socle est fixée une plaque de teinte blanche. Sur cette plaque sont incrits sur une colonne sous les deux lignes de « VICTIMES DE LA GUERRE 1939 – 1945 », cinq noms et prénoms se succédant dans l’ordre des dates de décès.
Le monument est protégé sur ses quatre faces par une grille en fer forgé ayant une finition supérieure en forme de pointe de lance et comportant une porte d’accès surmontée d’une croix latine en avant de la face antérieure. Cette grille de protection périphérique est actuellement dédoublée par une bordure maçonnée. L’espace intermédiaire est végétalisé.
Ce Monument aux Morts de la commune de Tendu présente de fortes analogies avec le Monument aux Morts de la commune de Chasseneuil (Indre), qui fut réalisé par Mémin-Bonnet également en pierre de Volvic.
- Caractéristiques
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- Matériaux
- lave de Volvic (département du Puy-de-Dôme).
- Prix
- 4 600 francs pour le monument et 650 F pour la grille.
- Souscription
- 1 600 francs
- Subvention de la commune
- 3 000 francs
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AUX
ENFANTS
DE
TENDU
MORTS
POUR LA FRANCE
1914-1918
1914-18
. Colonne de gauche :
AUCLAIR Armand
AUCLAIR Auguste
BARON Alexandre
BARNABE Jules
BONARGENT Clément
BONARGENT Julien
BRIDOUX Romain
CHABENAT Lucien
COLIN Jules
DE CROUSAZ Henri
CREPIN Henri
DESIRE Julien
GAILLOCHON Raymond
GATEAU Georges
GOUDIN Fernand
--
. colonne de droite :
GUILLEMAIN Alfred
GUILLEMAIN Clément
IMBERT Jean
LAPLANTIF Albert
LAVENU Lucien
LURET Louis
MAGNOUX Jean B(aptis)te
MAILLET Auguste
MARANDON Gustave
MAUGRION Sylvain
PLANTEUREUX Jean
REIGNOUX Armand
TOURIN Lucien
VERRIER Stéphane
VIGET Édouard
1939-45
LAURENDAU Serge (Serge Marcel Armand Laurendeau, né le 10 janvier 1914 à Mosnay (Indre), militaire au 66e Régiment d’Infanterie, Mort pour la France le 12 mai 1940 (maladie))
PION Eugène (Eugène Marcel Emile Pion, né le 22 septembre 1906 à Malicornay (Indre), militaire au 268 e Régiment d’Artillerie Lourde, tué par balle le 12 mai 1940 à Merkwiller-Pechelbronn (Bas-Rhin))
CHATEL Philippe
SÉGUIN Florine
CHANTRAINE Auguste (Auguste Louis Sylvain Chantraine, né le 20 février 1896 à Maillet (Indre), exploitant agricole au Cerisier (domaine situé au nord-ouest du bourg de Tendu - Indre), créateur en 1933 de la Fédération paysanne de l’Indre, maire socialiste de Tendu de 1936 jusqu’à sa révocation par le gouvernement de Vichy le 1er juillet 1941, réceptionna dans la nuit du 6 au 7 septembre 1941, sur une parcelle dépendant du domaine de “La Feuillée”, (avec son frère Ernest, ainsi que Max Hymans et de Georges Bégué qui furent à l’initiative de cette opération clandestine), six agents (Ben Cowburn, Michael Trotobas, Victor Gerson, George Langelaan, le comte du Puy et l’opérateur-radio Georges Bloch) du S.O.E (le Service des Opérations Spéciales britannique – voir http://www.anciens-aerodromes.com/illustrationsterrains/lieux atterrissages clandestins departement Indre et Cher.htm) avec leurs parachutes “camouflés en noir et gris” et leurs équipements ; puis dans la nuit du 22 au 23 septembre 1943, au même endroit, la citoyenne britannique Pearl (Cécile) Witherington (par la suite, Pearl Cornioley jusqu’à son décès le 2 mars 2008, son radio Henry Cornioley étant devenu son mari). Pearl fut principalement connue sous le pseudo de “Pauline” dans le nord du département de l’Indre où elle combattie en juin 1944 à la tête du maquis un fort contingent de soldats allemands (voir FOOT (Michael R. D.). – S.O.E. in France. London her majesty’s stationery office 1966, p. 173 ; BRUNEAU (Pierre) – Argenton-sur-Creuse dans la guerre. Alan Sutton 2008, pages 212, 214, 215, 216 et 217. Une stèle inaugurée sur le site du parachutage le 23 septembre 2003 rappelle que ce lieu à réceptionné à plusieurs reprise des agents du S.O.E. -http://www.lanouvellerepublique.fr/Indre/Communes/Tendu/n/Contenus/Articles/2013/09/25/Hommage-aux-heros-de-la-Resistance-1625534 ; CORNIOLEY (Pearl) – Pauline. Parachutée en 1943. La vie d’un agent du S.O.E.. Témoignage recueilli par Hervé Larroque. Editions Par exemple, 1996, 199 pages). Quant à Auguste Chantraine, il fut arrêté au domaine du Cerisier le 27 décembre 1943, à la demande des autorités d’occupation allemandes (la commune de Tendu n’étant plus en zone libre après le 11 novembre 1942). Il fut interné à Compiègne dans l’Oise (Camp de Royallieu - http://www.memorial-compiegne.fr/) le 2 juin 1944, camp qu’il quitte le 18 juin 1944 pour arriver au camp de concentration de Dachau (dans le sud de l’Allemagne) le 20 juin 1944. Puis c’est le Camp de concentration de Mauthausen en Autriche à partir du 18 août 1944. Auguste Chantraine décéde le 15 mars 1945 à Gusen II, un camp annexe du camp de concentration de Mauthausen (source : http://monument-mauthausen.org/89264.html). Le 24 février 1946, pour ne pas oublier son sacrifice, le Conseil municipal décide de baptiser la place de la Mairie du nom d’Auguste Chantraine et d’apposer une plaque dans la mairie (source : BRUNEAU (Pierre) – Argenton-sur-Creuse dans la guerre. Alan Sutton 2008, page 217))
* Les précisions entre parenthèses proviennent des fiches individuelles conservées sur le site “Mémoire des hommes”.
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MARANDON-AUCLAIR Serrurier
Partie : Clôture -
MEMIN-BONNET Entrepreneur de monuments funéraires
Partie : Monument -
POMMIER Ch. Agent-voyer
Partie : Monument
-
Archives Départementales de l’Indre 2 O/219 art. 6.
Livre d’or de Tendu, Archives Nationales, cote 19860711, art. 217, F9 4117.
FOOT (Michael R. D.). – S.O.E. in France. London her majesty’s stationery office 1966, 550 pages.
CORNIOLEY (Pearl) – Pauline. Parachutée en 1943. La vie d’un agent du S.O.E.. Témoignage recueilli par Hervé Larroque Editions Par exemple, 1996, 199 pages.
BRUNEAU (Pierre) – Argenton-sur-Creuse dans la guerre. Alan Sutton 2008, 224 pages.
- Coordonnées : 46.6443092, 1.5590162
- Google Maps
- Apple Maps
- Localisation
- au centre du village dans un square face à la mairie.
Historique du monument
Liste des morts
. Colonne de gauche :
- AUCLAIR Armand (Auclair Arnaud, né le 28 septembre 1886 à Arthon (Indre), maître-pointeur au 226e Régiment d’Artillerie de Campagne, Mort pour la France le 2 mai 1917 à Prosnes (Marne), tué par un obus, transcrit le 13 septembre 1917 à Tendu (Indre)),
- AUCLAIR Auguste (Auclair Auguste, né le 4 octobre 1895 à Maillet (Indre), 2e classe au 242e Régiment d’Infanterie, tué à l’ennemi le 19 mars 1917 à “Senegovo” (Serbie), transcrit le 10 juillet 1917 à Tendu (Indre)),
- BARON Alexandre (Baron Alexandre Jean, né le 26 mars 1893 à Tendu (Indre), 2e classe au 8e Régiment de Marche de Tirailleurs, tué à l’ennemi le 24 octobre 1916 à Verdun près de la ferme de Thiaumont (Meuse), transcrit le 15 mars 1917 à Tendu (Indre)),
- BARNABE Jules (Barnabé Jules Constant, né le 29 août 1885 à Montierchaume (Indre), 1ère classe au 290e Régiment d’Infanterie, Mort pour la France le 27 octobre 1914 à l’Hôpital Temporaire n° 4 de Châlons-sur-Marne (actuellement Châlons-en-Champagne, dans le département de la Marne) d’une maladie contractée au front, transmis le 28 octobre 1914 à Tendu (Indre)),
- BONARGENT Clément (né le 28 janvier 1894 à Saint-Marcel (Indre), soldat au 95e Régiment d’Infanterie, tué à l’ennemi le 17 avril 1917 au bois de la Grille (Marne)),
- BONARGENT Julien (Bonargent Julien, né le 11 janvier 1878 à Saint-Marcel (Indre), soldat au 413e Régiment d’Infanterie, Mort pour la France le 7 juillet 1918 à l’Ambulance n° 1/154-184 S.P. 198 à Royaumeix (Meurthe-et-Moselle), des suites de blessures de guerre, transcrit le 14 octobre 1918 à Tendu (Indre)),
- BRIDOUX Romain (Bridoux Romain Alexandre, né le 23 octobre 1887 à Tendu (Indre), 2e classe au 154e Régiment d’Infanterie, tué à l’ennemi le 25 septembre 1915 au nord de Saint-Hilaire-le-Grand (Marne), jugement rendu le 15 mai 1918 par le Tribunal de Châteauroux, transcrit le 19 mai 1918 à Tendu (Indre), n° de registre d’état civil 140/688),
- CHABENAT Lucien,
- COLIN Jules (Colin Jules, né le 13 février 1884 à Velles (Indre), 2e classe au 290e Régiment d’Infanterie, Mort pour la France le 22 octobre 1914 à l’Hôpital Militaire du Camp de Châlons (Marne) d’une maladie contractée en service, extrait du registre des décès adressé au maire de Velles (Indre) le 22 octobre 1914, dernier domicile Tendu (Indre)),
- DE CROUSAZ Henri (probablement De Crousaz – Crétet Marie Joseph Henri, né le 13 avril 1880 à Paris (VIIe Arrondissement), Capitaine au 159 e Régiment d’Infanterie, tué à l’ennemi le 4 septembre 1916 à Barleux (Somme), transcrit le 24 février 1917 à Paris, VIIe Arrondissement),
- CREPIN Henri (Crépin Henri René, né le 28 juillet 1893 à Tendu (Indre), 1er canonnier servant au 20e Régiment d’Artillerie de Campagne, 4e Batterie, tué à l’ennemi 25 août 1918 à Epagny (Aisne), transcrit le 20 octobre 1919 à Tendu (Indre)),
- DESIRE Julien (Désiré Julien Augustin Sylvain, né le 30 janvier 1888 à Velles (Indre), 2e classe au 13e Régiment d’Infanterie, tué à l’ennemi le 2 janvier 1915 au Bois brûlé devant Apremont (Meuse) par un éclat d’obus, transcrit le 15 janvier 1916 à Tendu (Indre)),
- GAILLOCHON Raymond (Gaillochon Raymond, né le 7 février 1893 à Tendu (Indre), 2e classe au 90e Régiment d’Infanterie, Mort pour la France le 16 juin 1915 à Neuville-Saint-Vaast (Pas-de-Calais) des suites de blessures de guerre, jugement rendu le 10 juillet 1918 par le Tribunal de Châteauroux, transcrit le 15 juillet 1918 à Tendu (Indre)),
- GATEAU Georges (Gateau Georges Louis Albert, né le 30 juin 1886 à Vanves (Hauts-de-Seine), soldat au 89e Régiment d’Infanterie, décédé le 27 mars 1915 à l’Hôpital Mixte de Sens (Yonne) d’une tuberculose pulmonaire, maladie contractée en service, extrait du registre des décès adressé à Tendu (Indre) le 28 mars 1915),
- GOUDIN Fernand (Goudin Fernand Pierre, né le 9 août 1889 à Tendu (Indre), 2e classe au 85e Régiment d’Infanterie, Mort pour la France le 20 août 1914 à Buhl-Lorraine (Moselle) des suites de blessures de guerre, jugement rendu le 16 juillet 1919 par le Tribunal de Châteauroux, transcrit le 24 juillet 1919 à Tendu (Indre)),
--
. colonne de droite :
- GUILLEMAIN Alfred (Guillemain Jules Alfred, né le 14 avril 1881 à Tendu (Indre), 2e classe au 90e Régiment d’Infanterie, 4e Compagnie, tué à l’ennemi le 9 mai 1915 à Loos-Liévin (Pas-de-Calais), jugement rendu le 23 février 1921 par le Tribunal de Châteauroux, transcrit le 26 février 1921 à la Mairie de Tendu (Indre)),
- GUILLEMAIN Clément (Guillemain Clément François, né le 20 février 1890 à Tendu (Indre), 2e classe au 13e Régiment d’Infanterie, 2e Compagnie, tué à l’ennemi le 9 octobre 1914 au Bois Brûlé, forêt d’Apremont (Meuse), transcrit le 25 mars 1916 à Tendu (Indre)),
- IMBERT Jean (Imbert Jean Jules Ernest, né le 7 septembre 1896 à Tendu (Indre), 2e canonnier servant au 61e Régiment d’Artillerie, Mort pour la France le 7 juillet 1919 à l’Ambulance n° 3/46 à Sarrebruck (Land de la Sarre en Allemagne) des suites d’une maladie contractée en service, transcrit le 20 août 1920 à Tendu (Indre)),
- LAPLANTIF Albert (en fait Laplantie Pierre Albert, né le 15 avril 1893 au Blanc (Indre), 2e classe au 226e Régiment d’Infanterie, tué à l’ennemi le 6 décembre 1914 à Carency (Pas-de-Calais), jugement rendu le 16 février 1921 par le Tribunal de Châteauroux transcrit le 6 février 1921 à Tendu (Indre)),
- LAVENU Lucien (Lavenu Lucien Henri, né le 21 juin 1898 à Tendu (Indre), soldat au 90e Régiment d’Infanterie, disparu le 29 août 1918 à Montécouvé (Aisne), jugement rendu le 8 novembre 1921 par le Tribunal de Châteauroux, transcrit le 12 novembre 1921 à Tendu (Indre)),
- LURET Louis (Luret Louis Henri, né le 8 juillet 1897 à Tendu (Indre), 2e classe au 153e Régiment d’Infanterie, Mort pour la France le 18 septembre 1918 à l’Hôpital Militaire Gama à Toul (Meurthe-et-Moselle) des suites d’une blessure de guerre, transcrit le 29 mars 1919 à Tendu (Indre)),
- MAGNOUX Jean B(aptis)te (Magnoux Jean Baptiste, né le 24 novembre 1892 à Tendu (Indre), 2e classe au 90e Régiment d’Infanterie, disparu le 3 mai 1916 à la Cote 304 à Verdun (Meuse), jugement rendu le 25 juillet 1921 par le Tribunal de Châteauroux, transcrit le 28 juillet 1921 à Tendu (Indre)),
- MAILLET Auguste,
- MARANDON Gustave (Marandon Gustave, né le 6 janvier 1884 à Argenton-sur-Creuse (Indre), caporal au 407e Régiment d’Infanterie, tué à l’ennemi le 24 juin 1916 à Vaux-Chapitre (Meuse), transcrit le 20 septembre 1916 à Tendu (Indre)),
- MAUGRION Sylvain (Maugrion Sylvain, né le 23 janvier 1884 à Velles (Indre), sapeur au 6e Génie, Compagnie 9/16, Mort pour la France le 8 février 1916 à l’Hôpital 44 de Sainte-Anne-d’Auray (Morbihan), des suites d’une maladie contracté en service (pharyngite chronique et bronchite), extrait des registres transmis le 8 février 1916 à Tendu (Indre)),
- PLANTEUREUX Jean (Plantureux Jean Louis, né le 21 novembre 1883 à Velles (Indre), 2e canonnier servant au 81e Régiment d’Artillerie Lourde à Tracteurs, Mort pour la France le 14 septembre 1918 à l’Hôpital Mixte de Châteauroux (Indre), des suites d’une maladie contractée en service),
- REIGNOUX Armand (Reignoux Armand Joseph, né le 13 mai 1892 à Tendu (Indre), 2e classe au 95 e Régiment d’Infanterie, décédé des suites de blessures de guerre le 8 octobre 1914 à l’Hôpital de Bourgoin (Isère), extrait adressé au maire de Tendu (Indre) le 8 décembre 1914),
- TOURIN Lucien (Tourin Lucien, né le 11 septembre 1887 à Tendu (Indre), 2e classe au 290e Régiment d’Infanterie, Mort pour la France le 11 octobre 1914 à l’Hôpital Mixte de Roanne (Loire) des suites de blessures de guerre, extrait du registre des décès adressé à Saint-Marcel (Indre) le 11 octobre 1914),
VERRIER Stéphane (Verrier Stéphane Julien, né le 19 mai 1881 à Velles (Indre), caporal au 154e Régiment d’Infanterie, tué à l’ennemi le 1er octobre 1915 au Nord de Saint-Hilaire-le-Grand (Marne), transcrit le 20 janvier 1916 à Tendu (Indre)),
- VIGET Édouard (Viget Édouard Léon, sergent au 68e Régiment d’Infanterie, Mort pour la France le 10 septembre 1914 à Morains-le-Petit (Marne) des suites de blessures de guerre, jugement rendu le 26 décembre 1916 par le Tribunal de Châteauroux, transcrit le 9 janvier 1917 à Tendu (Indre), n° du registre d’état civil 2320/18).
* Les précisions entre parenthèses proviennent des fiches individuelles conservées sur le site “Mémoire des hommes”.
Délibérations Conseil municipal
mercredi 31 mars 1920
- Le 31 mars 1920 :
“Extrait du Registre des Délibérations du Conseil Municipal.
Réunion du 31 mars 1920.
L’an mil neuf cent vingt, le 31 mars, à 16 heures, le Conseil municipal de la Commune de Tendu, s’est réuni à la Mairie, en session extraordinaire, sous la présidence de M. Edouard Rouffilange, Maire...
... Le Conseil municipal,
Considérant qu’il est du devoir de tous les Français de rendre hommage à la Mémoire de ceux qui sont sont morts pour la défense du Pays et de perpétuer leur souvenir :
- accorde une subvention de trois mille francs au Comité qui s’est constitué sous la présidence du Maire de Tendu pour élever dans la Commune un Monument Commémoratif aux Morts de la guerre,
- décide que la dite somme sera mandatée au profit de l’entrepreneur désigné par la Comité, après exécution du monument,
- (décide) qu’elle sera prélevée avec l’autorisation de l’Autorité supérieure, sur les fonds disponibles appartenant à la Commune, sur compte courant au Trésor et fera l’objet d’un article de dépenses sous le titre de Subvention au Monument, sur le budget additionnel de 1920”.
“Vu et approuvé. Châteauroux, 16 novembre 1920.
Pour le Préfet.
Le Secrétaire Général ”.
Didier Dubant
Courriers divers
jeudi 6 mai 1920
- Le 6 mai 1920, le Maire de Tendu écrit au Préfet de l’Indre :
“Monsieur le Préfet,
En vue de l’approbation, s’il y a lieu de la décision du Conseil Municipal de Tendu relative à une subvention de Trois mille francs pour l’érection d’un Monument aux Morts de la Guerre, j’ai l’honneur de vous faire parvenir par pli séparé en communication :
1° - un plan du monument projeté,
2° - une évaluation par Monsieur Mémin-Bonnet, marbrier à Argenton (Argenton-sur-Creuse - Indre) des dépenses que nécessiterait la mise en exécution du projet dont il est l’auteur (2 lettres Mémin, l’une du 2 mars 1920 , l’autre du 5 mai courant.
Etant donné les variations constantes des prix, les difficultés que présenterait actuellement une adjudication et les retards et formalités inévitables, il semblerait préférable qu’un traité de gré à gré intervint,
. soit entre la Commune et le Sieur Mémin, auquel cas le Comité du Monument verserait à la Commune les sommes receuillies et celle-ci pourrait solliciter une subvention de l’Etat dans les termes de la loi du 26 octobre 1919 avec votre bienveillance,
. ou bien si cette façon d’opérer ne peut obtenir votre approbation, la commune pourrait être autorisée à verser au Comité du Monument une subvention de Trois mille francs sous réserve de surveillance de l’exécution du Monument dans les conditions du plan communiqué.
J’attendrai votre décision, Monsieur le Préfet pour soumettre la question au Conseil à la session de mai et je vous remercie à l’avance d’un prochain envoi de vos instructions à ce sujet.
Recevez, Monsieur, le Préfet mes respectueuses salutations.
Le Maire :
E. Rouffilange”.
Didier Dubant
Devis
samedi 15 mai 1920
- Le 15 mai 1920 une devis de travaux proposé par l’entrepreneur Mémin-Bonnet est approuvé par le Maire de Tendu :
“Commune de Tendu.
Monument à la mémoire des enfants de la Commune morts pour la France.
Devis estimatif des travaux.
1° Maçonnerie en fondation en pierre du pays, avec mortier de chaux hydraulique et sable de rivière dosé à raison de 350 kilogs de chaux de Beffes (Cher), 1re qualité, par mètre cube de sable. La dite maçonnerie descendue jusqu’au solide et régnant sur tout l’emplacement du monument soit sur 2m30 au carré. En cas de solide à une trop grande profondeur, la maçonnerie en fondation sera remplacée par du béton de pierres cassées à 0,06 dosé à raison de 2 parties de mortier pour 3 de pierres cassées, le bloc de béton ayant une épaisseur suffisante pour supporter le monument et en assurer la parfaite solidité pendant un minimum de deux années, à raison de 76 F le m2, toutes fournitures, sujetions et fouilles de terrassements compris, les terres régalées aux abords s’il y lieu ou transportées à 200 m de distance (la hauteur de 0m60 pouvant être augmentée)
2m30 x 2m30 x 0,60 = 3m2174
le m2 75 soit............................................................................................... 241m22
2° Fourniture, transport à pied d’oeuvre, mise en place de pierre de Volvic (département du Puy-de-Dôme) 1er choix, y compris taille, moulures, suivant dessin annexé au présent devis ; toutes fournitures, sujetions, frais divers compris à raison de 965 F le m2..
4m2 à 965 F = 3.860F00”
Ajouté en marge :
“La pyramide (colonne) réprésentant le monument sera d’un seul morceau)”.
“3° gravure sur une face de la pyramide, en lettres dorées à la feuille, de huit centimètres de hauteur et huit millimètres de profondeur, de l’inscription “Aux enfants de Tendu morts pour la France 1914-1918”
Fourniture et mis en place d’une plaque de marmorite rectangulaire suivant dessin. La dite plaque fixée aux angles à l’aide de clous dorés ouvragés, y compris la gravure en deux colonnes et lettres dorées à la feuille de 2 centimètres de hauteur majuscules - ainsi que devront être celles du paragraphe précédent et aussi proprement faite, des noms et prénoms des trente morts de la guerre de la Commune et l’année de leur décès.
Toutes fournitures, pose, mise en place et... 498F78.
Total général des travaux : 4.600F00.
Accepté le présent devis estimatif pour la somme à forfait de quatre mille six cents francs suivant sous-seing en date de ce jour.
Argenton (Argenton-sur-Creuse – Indre) le 15 mai 1920.
L’Entrepreneur Mémin-Bonnet.
Approuvé le devis ci-dessus.
Le Maire E. Rouffilange”.
“Vu et approuvé :
Châteauroux, le 16 novembre 1920.
Pour le Préfet.
Le Secrétaire Général.
Le Conseiller de préfecture”.
Didier Dubant
Marché de gré à gré
samedi 15 mai 1920
- Le 15 mai 1920 :
“Entre les soussignés :
Monsieur Rouffilange Edouard, Maire de la Commune de Tendu, agissant en la dite qualité d’une part,
Et, Monsieur Mémim-Bonnet, entrepreneur de Monuments funéraires à Argenton (Argenton-sur-Creuse – Indre) d’autre part,
a été convenu ce qui suit :
Article 1er – Monsieur Mémin-Bonnet s’engage à fournir à la commune de Tendu un monument à la Mémoire des Enfants de la Commune Morts pendant la Guerre. Ce monument sera en pierre de Volvic de premier choix et conforme comme aspect et dimensions au projet communiqué par M. Mémin à la Commune. Il comprendra notamment :
1° - des fondations en béton de dimensions suffisantes et de l’épaisseur voulue pour assurer la parfaite solidité du Monument sous la garantie de M. Mémin pendant une durée d’au moins deux années,
2° - un soubassement composé de deux marches en même matériaux que le monument,
3° - un fût avec entablements et moulures sur la face antérieure duquel sera fixée une plaque en marmorite dans laquelle seront gravés, en deux colonnes et en lettres dorées majuscules de deux centimètres de hauteur, les Noms et Prénoms des trente Morts de la Guerre de la Commune et l’année de leur décès.
4° - une pyramide portant sur sa face antérieure en grande lettres gravées et dorées de huit centimètres de hauteur, l’inscription suivante : Aux Enfants de Tendu Morts pour la France 1914-1918,
5° - la pierre de Volvic dans laquelle sera taillé le Monument sera de premier choix et les dimensions de toutes les parties, ainsi que les attributs seront exactement conformes au plan,
Art. 2 – le Monument transporté et érigé aux frais de Monsieur Mémin, sur l’emplacement qui lui sera désigné au bourg de Tendu devra être livré, parachevé, à la Commune dans un délais maximum de six mois à compter du jour où celle-ci aura porté à la connaissance de M. Mémin-Bonnet le décret indipensable à la validité des présentes conventions,
Art. 3 – le Monument sera reçu par une Commission composée du Maire ou de l’Adjoint, de deux Conseillers, de l’Agent Voyer cantonal et d’un architecte ou du délégué que la Préfecture jugerait utile d’y adjoindre,
Art. 4 le prix du transport, des fondations et du monument, y compris les inscriptions attributs et pièces fixées de toutes sortes, est fixé à forfait à la somme de quatre mille six cent francs. Le paiement n’en pourra être exigé de la Commune qu’après la réception par la Commission précitée, sauf toutefois un accompte de mille francs qui pourra être demandé par M. Mémin au cours des travaux,
Art 5 – Monsieur Rouffilange en qualité de Maire de Tendu accepte au nom de la Commune, autorisée par Monsieur le Préfet de l’Indre, à traiter de gré à gré les conditions et prix sus indiqués, sous réserve toutefois de l’autorisation définitive dument acceptée par la commune du Décret à intervenir.
Fait double à Tendu le quinze mai mil neuf cent vingt.
Lu et approuvé. Le Maire E. Rouffilange.
Lu et approuvé. L’entrepreneur Mémin-Bonnet”
“Vu et approuvé :
Châteauroux, le 16 novembre 1920.
Pour le Préfet.
Le Secrétaire Général.
Le Conseiller de préfecture”.
Didier Dubant
Délibérations Conseil municipal
dimanche 16 mai 1920
- Le 16 mai 1920, extrait du procès-verbal des délibérations du conseil municipal :
“L’an mil neuf cent vingt, le seize mai, le Conseil municipal de la commune de Tendu étant assemblé en session ordinaire, au lieu habituel de ses séances, après convocation légale, sous la présidence de M. Rouffilange, Maire...
...Le Maire informe le Conseil que Monsieur le Préfet ayant par lettre du 11 mai 1920 autorisé la Commune à traiter de gré à gré avec un entrepreneur pour le Monument à élever aux Morts de la Guerre, il a sous réserve de l’autorisation du Conseil traité avec M. Mémin-Bonnet entrepreneur à Argenton (Argenton-sur-Creuse) moyennant un prix forfaitaire de quatre mille six cents francs pour la fourniture et l’érection du dit monument, fondations comprises.
Il communique au Conseil le projet présenté par M. Mémin, soumis à la Préfecture, avec son avis et donne lecture du contrat de gré à gré signé par M. Mémin.
Le Conseil remercie le Maire du résultat de sa démarche et l’autorise à signer le marché de gré à gré comme aussi à faire les démarches pour obtenir délivrance du décret présidentiel indispensable pour que ce contrat devienne définitif”.
“Vu et approuvé :
Châteauroux, le 16 novembre 1920.
Pour le Préfet.
Le Secrétaire Général.
Le Conseiller de préfecture”.
Didier Dubant
Commission d’art
jeudi 17 juin 1920
- Le 17 juin 1920, la Commission chargée d’examiner, du point de vue artistique, les projets de monuments aux “Morts pour la France”, répond au projet de monument aux Morts présenté par la commune de Tendu : ‘TENDU : - Banalité du monument. La Commission propose le refus”.
Didier Dubant
Courriers divers
jeudi 8 juillet 1920
- Le 8 juillet 1920, le Maire de Tendu écrit au Préfet de l’Indre :
“Monsieur le Préfet,
En exécution de votre circulaire en date du 28 mai courant relative aux Monuments Commémoratifs à élever aux Morts de la guerre, j’ai l’honneur de completer comme suit le dossier relatif au Monument à ériger dans la Commune de Tendu.
1° L’emplacement du Monument n’est pas encore choisi, mais le choix ultérieur importe peu, puisque le monument ne comporte aucun emblème religieux.
2° Le montant actuel de la souscription publique et des concours financiers assurés permettraient de considérer que la dépense sera entièrement couverte par la dotation de la Commune et la souscription publique. C’est une certitude et non pas une probabilité.
Le décret d’approbation peut donc être pris sans délai.
La Commune ayant prochainement à faire face à de grosses dépenses pour la réfection de son clocher verrait cependant avec grand plaisir la subvention de l’Etat venir dans une large mesure en atténuation du sacrifice qu’elle consent dans un but patriotique.
3° Au cas ou le Monument serait érigé au Cimetière la Commission d’assistance et le Conseil Municipal seront appelés à délibérer au sujet du terrain à concéder pour son érection et des redevances au profit des pauvres.
4° Les plans et devis ont été soumis au Conseil qui a autorisé le Maire à les accepter et à signer le Marché de gré à gré.
Copie de cette délibération va être adressée incessamment.
Veuillez agréer, Monsieur le Préfet mes respectueuses salutations.
Le Maire E. Rouffilange”.
Didier Dubant
Courriers divers
mardi 13 juillet 1920
- Le 13 juillet 1920, le Maire de Tendu écrit au Préfet de l’Indre :
“Par votre lettre du 21 mai dernier répondant à la mienne du 5 même mois, vous avez bien voulu m’autoriser à traiter de gré à gré avec un entrepreneur pour l’érection du Monument à élever dans la Commune de Tendu à la Mémoire des Enfants de cette commune, morts pour la France.
En conséquence de cette autorisation, avec l’approbation du Conseil Municipal auquel plan et devis ont été soumis, j’ai traité de gré à gré le 15 mai pour l’exécution de ces travaux avec Monsieur Mémin-Bonnet, sculpteur à Argenton ; sous la seule réserve de l’autorisation définitive devant résulter du Décret à intervenir et je vous ai communiqué aussitôt le marché, le plan et le devis.
Aujourd’hui sur l’avis de la Commission instituée en vue de l’examen artistique des projets par votre circulaire du 28 mai, postérieure au traité passé au nom de la Commune, vous m’invitez à soumettre le projet trop banal à une nouvelle étude. Je crains Monsieur le Préfet que toute demande de modification ou plutôt de changement complet du projet primitif, puisque la Commission semble ne pas vouloir admettre le principe de la pyramide, serait pour la commune une source de difficultés ou tout au moins de dépense supplémentaire que ses ressources ne sauraient lui permettre même avec une subvention éventuelle de l’Etat.
J’ai dit, difficultés, car il semble difficile d’admettre que le refus de Décret, puisse être valablement basé sur une question de pure esthétique.
Pour ces motifs et en considération de ce que le traité intervenu entre la Commune et Monsieur Mémin, avec votre autorisation est antérieur à la création de la Commission artistique et aux prescriptions de votre circulaire du 28 mai, je viens vous demander, Monsieurs le Préfet de vouloir bien revenir sur votre décision relative à une nouvelle étude du projet de Monument.
Dès votre réponse reçue et si elle est comme je l’espèce favorable, je vous retournerai de suite les pièces.
Recevez, Monsieur le Préfet, l’assurance de mon respectueux dévouement.
Le Maire
Rouffilange”.
Didier Dubant
Courriers divers
vendredi 16 juillet 1920
- Le 16 juillet 1920, le Préfet de l’Indre écrit au Maire de Tendu :
“La Commission chargée d’examiner les projets de Monuments “aux Morts pour la France”, s’étant réunie en conformité de la circulaire de M. le Ministre de l’Intérieur en date du 10 mai 1920, fait observer que beaucoup de communes ne semblent pas s’être préoccupées de confier leurs projets à des architectes ou Sculpteurs seuls qualifiés pour donner à ces monuments le caractère et les proportions qui leur conviennent. Elle a regretté le trop grand nombre de pyramides présentées.
Le principe de la pyramide conviendrait mieux à des cimetières qu’à des places publiques, le caractère triomphal étant plus à rechercher que le caratère funéraire.
En ce qui concerne le monument de Tendu, en particulier, la Commission a émis l’avis qu’il y aurait lieu de le soumettre à une nouvelle étude (Banalité du monument).
Je vous retourne donc les plan et devis ci-joints.
Pour le Préfet
Le Secrétaire Général.
Guillerot”.
Didier Dubant
Inauguration
mercredi 2 novembre 1921
presse ancienne
Paiements
lundi 3 octobre 1921
- Le 3 octobre 1921, le Maire de Tendu établi un mandat de 3.600F00 au profit de “M. Mémin-Bonnet Argenton” pour “solde due par la Commune de Tendu sur les travaux du Monument aux Morts de la guerre” sur la base du “Procès-verbal de réception des travaux”.
Didier Dubant
Paiements
dimanche 22 mai 1921
- Le 22 mai 1921, extrait du procès-verbal des délibérations du Conseil Municipal de Tendu : “Aux termes du contrat intervenu entre la Commune et Monsieur Mémin-Bonnet Entrepreneur du Monument aux Morts de la Guerre, celui-ci peut demander un acompte de mille francs après réception de la pierre et commencement des travaux.
L’agent-voyer communal, chargé de la surveillance de l’exécution du Monument et le Maire ayant constaté la présence dans le chantier de Monsieur Mémin à Argenton (Argenton-sur-Creuse – Indre) de la pierre de Volvic (Puy-de-Dôme) affectée par l’entrepreneur à l’exécution du Monument et la taille effectuée de plusieurs pierres, le Conseil autorise le Maire à verser à Monsieur Mémin la somme de mille francs à valoir – Cette somme sera prélevée sur les fonds provenant de la souscription, le crédit affecté par la Commune à la dépense relative au Monument figurera au Budget additionnel de 1921, non encore voté et approuvé”.
“Vu et approuvé :
Châteauroux, le 3 juin 1921.
Pour le Préfet.
Le Secrétaire Général
Guillerot”.
Didier Dubant
Paiements
dimanche 12 juin 1921
- Le 12 juin 1921 le Maire de Tendu établi un mandat de 1.000F00 au profit de “M. Mémin-Bonnet, entrepreneur du Monument Funéraire aux Morts de la Guerre, à Argenton” pour “1er acompte prévu au cours des travaux par l’article 4 du marché”.
Didier Dubant
Délibérations Conseil municipal
dimanche 11 septembre 1921
- Le 11 septembre 1921, le Conseil Municipal de Tendu, “autorise le Maire à traiter moyennant un forfait de 650 francs avec M. Marandon, serrurier à Argenton (Argenton-sur-Creuse – Indre) pour l’établissement, sous la surveillance de l’agent-voyer communal, d’une grille en fer autour du Monument aux Morts, de la Guerre, de la Commune.
Dit que cette grille sera conforme au plan établi par l’agent-voyer précité et comportera une porte d’accès ; que ce travail devra être terminé avant le 31 octobre 1921 et que le montant en sera imputé sur le crédit ouvert pour l’exécution du Monument, lequel crédit sera augmenté à bref délai de la somme suffisante au moyen du versement du complément des sommes recueillies par le Comité de souscription”.
“Vu et approuvé :
Châteauroux, le 29 septembre 1921.
Pour le Préfet.
Le Secrétaire Général
Guillerot”.
Didier Dubant
Procès-verbal de Réception
samedi 24 septembre 1921
- Le 24 septembre 1921 :
“Commune de Tendu.
Monument élevé aux Morts de la Guerre.
Procès-verbal de réception des travaux.
L’an mil neuf cent vingt et un, le vingt-quatre septembre, nous soussignés Edouard Rouffilange, Maire de Tendu ; Augustin Ballereau, adjoint ; Silvain Prot, conseiller Municipal ; Charles Pommier, agent-voyer cantonal ; constituant la Commission de réception prévue par le marché amiable en date du 15 mai 1920, intervenu entre la commune de Tendu et M. Mémin-Bonnet, pour l’exécution d’un monument aux Morts de la Guerre, après avoir entendu Monsieur Pommier, agent-voyer, sur ses observations techniques et procédé à l’examen des travaux exécutés ; avons constaté l’achèvement en bonnes conditions des dits travaux et en conséquence décidé à l’unanimité qu’il y a lieu pour la Commune de Tendu de les considérer comme remplissant les conditions du marché cy relatif, comme terminés et d’en effectuer le paiement sur les bases communes.
En fois de quoi nous avons dressé et signé le présent procès-verbal les jours, moi et an que dessus.
Le Maire : E. Rouffilange.
Les Conseillers Municipaux : Ballereau, Prot.
L’agent-voyer cantonal : Ch. Pommier”.
Didier Dubant
Paiements
vendredi 30 septembre 1921
- Le 30 septembre 1921 :
“Commune de Tendu.
Monument élevé aux Morts de la Guerre.
Certificat pour paiement (solde).
Je soussigné Pommier Charles agent-voyer cantonal à Argenton.
Vu le procès-verbal de réception en date du 24 septembre 1921, des travaux exécutés par M. Mémin-Bonnet pour la construction d’un monument aux Morts de la Commune de Tendu, suivant marché en date du 15 mai 1920, approuvé le 16 novembre 1920 pour la somme forfaitaire de quatre mille six cents francs.
Considérant que M. Mémin-Bonnet à déjà recu à ce jour un acompte de mille francs, certifie qu’il peut être délivré par M. le Maire de Tendu le solde des dits travaux, soit la somme de trois mille six cent francs.
A Argenton, le 30 septembre 1921
L’agent-voyer cantonal : Ch. Pommier.
Ve et approuvé. Le Maire : Rouffillange”.
Didier Dubant
Marché de gré à gré
dimanche 2 octobre 1921
- Le 2 octobre 1921 :
“Marché amiable pour la fourniture d’une grille en fer destinée au Monument aux Morts de la Commune de Tendu.
Entre les soussignés,
Monsieur Edouard Rouffilange, Maire de la Commune de Tendu (Indre), agissant en la dite qualité, avec l’autorisation du Conseil Municipal et l’approbation préfectorale d’une part
et Monsieur Marandon-Auclair, Entrepreneur de Serrurerie, rue Auclert Descottes à Argenton (Argenton-sur-Creuse – Indre) d’autre part, il a été convenu ce qui suit :
Monsieur Marandon, précité, s’engage à fournir à la Commune de Tendu avant le 31 octobre 1921 une grille en fer destinée à entourer le Monument aux Morts de la Guerre, erigée sur la place de l’église de Tendu. Cette grille sera conforme au plan établi et au devis dressé par Monsieur Pommier agent-voyer communal, qui est chargé d’en surveiller l’exécution, plan et devis dont Monsieur Marandon déclare avoir pleine et entière connaissance. Le prix fixé à forfait pour l’exécution et la mise en place de la grille, le transport de celle-ci d’Argenton (Argenton-sur-Creuse) à Tendu étant à la charge de la Commune, est fixé d’accord entre les parties à la somme de six cent cinquante francs, qui seront payés à Monsieur Marandon par la Commune de Tendu aussitôt après la réception de la Grille par le Maire, assisté de la Commission du Monument.
Les frais de timbre et d’enregistrement du marché s’il en existe seront supportés par la Commune.
Le Maire, au nom de la Commune, déclare accepter les conditions qui précédent.
Fait double à Tendu, le deux octobre mil neuf cent vingt et un
Le Maire. Lu et approuvé : E. Rouffilange.
L’entrepreneur : Marandon”.
Didier Dubant
Paiements
mardi 15 novembre 1921
- Le 15 novembre 1921, le Maire de Tendu établi un mandat de 15F00 au profit de “M. Imbert Auguste à Tendu” pour “Conduite du sable 1/2 journée d’homme et de cheval”.
Didier Dubant
Paiements
vendredi 2 décembre 1921
- Le 2 décembre 1921, le Maire de Tendu établi un mandat de 650F00 au profit de “M. Marandon Auclair serrurier à Argenton(-sur-Creuse) rue Auclert Descottes” pour “Fourniture et pose d’une grille en fer forgée entourant le Monument”, travaux effectués en 8bre 1921
Didier Dubant
Paiements
dimanche 6 octobre 1946
- Le 6 octobre 1946, la municipalité paie la facture de la plaque des morts de la deuxième guerre mondiale, d’un montant de 2.665,75 francs
(source : BRUNEAU Pierre – Argenton-sur-Creuse dans la guerre. Alan Sutton 2008, page 217).
Didier Dubant.
Dernière modification : lundi 16 mars 2026