Le patrimoine mémoriel des guerres
88500
Conflits commémorés
Type de monument
Caractéristiques
Matériaux
Calcaire + plaques de granit

À
NOS MORTS
1914-1918

 

inscription
victimes
liste des victimes
1914-18

BASTIEN Jean-Joseph 7 août 1915
ADAM Charles 25 septembre 1915 Caporal
GARDEUX Lucien 27 février 1916 Sergent
SPIESZ Paul 11 mars 1916 Commandant
BLONDIN Camille 4 mars 1917
BASTIEN Marc 20 novembre 1918
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GAUDE Edmond 3 octobre 1914
APPARUT Camille 3 octbre 1914
TOUSSAINT Jules 22 mars 1915
EURY Aimé 8 avril 1915
PAGEOT Paul 12 mai 1915
BAUDOIN Hyacinthe 5 juin 1915 Adjudant

 


1939-45

HOFFMANN Jean FFI 13 Sept 1944
JACOPIN Émile mort en Déportation


le monument
Localisation

Historique du monument

1922

Inauguration

dimanche 17 septembre 1922

presse ancienne

Inauguration - Presse

mardi 19 septembre 1922

La Commune de Juvaincourt élève un Monument à la Mémoire de ses glorieux Morts

Comme toutes ses sœurs de France, la commune de Juvaincourt a tenu à perpétuer à travers les âges, le souvenir de ceux de ses enfants qui tombèrent glorieusement pour les salut de la Patrie.
Elle a voulu que toutes générations qui se succéderont sur son territoire, se rappellent les terribles leçons de la grande guerre et pour cela elle a élevé un monument dont la vue gardera les vivants contre l’oubli des morts.
La cérémonie d’inauguration, tout infime, fut, grâce à un temps splendide, une belle manifestation d’amour et de reconnaissance. Et les morts qui étaient tous là présents, bien qu’invisibles, durent tressaillir de joie en voyant combien leur souvenir était resté vivace au milieu de ceux qui les connurent et les aimèrent.
Et si d’avoir quitté cette terre où tant de lieu les retenaient, un regret les avait effleuré, ils durent être consolés en voyant que leurs sacrifices avaient été compris et ne seraient pas inutiles.

À L’ÉGLISE
Avant l’inauguration du monument, un service religieux était célébré à 9 h. 30, dans la petite église, décorée avec goût.
Le conseil municipal était là, au grand complet, ainsi que MM. Mathis et Kempf, députés, Porterat, conseiller général, le commandant Parisot, président de l’U. N. C. de Mirecourt, Berton, président de l’amicale des anciens du front de Mirecourt. Les drapeaux de ces deux sociétés étaient placés dans le chœur.
M. le curé Aniot, prononça une belle et vibrante allocution patriotique et religieuse.
À l’église se trouve déjà un monument représentant un autel sur lequel un soldat meurt aux pieds de la France qui lui remet la couronne des vainqueurs. Sur ce monument sont gravés les noms des enfants de Juvaincourt morts au champ d’honneur.
Ce monument qui se trouve là depuis un an fait, le plus grand honneur à l’esprit de foi et de patriotisme des habitants de la commune.

DEVANT LE MONUMENT
À l’issue de la cérémonie religieuse, le sous-préfet de Mirecourt est reçu à l’Hôtel de Ville, puis un cortège se forme pour se rendre au cimetière. Il comprend les enfants des écoles, conduits par leurs maîtres, la population du village, les autorités.de ses bras miséricordieux protège les en
Ce monument est un grande croix qui de ses bras miséricordieux protège les enfants de la commune morts au champ d’honneur, dont les noms sont inscrits sur deux grandes plaques de marbre.
Ce monument, dans sa grande simplicité évoque puissamment le souvenir de ceux qui, au milieu de la sanglante lutte se sont endormis dans la paix du Seigneur et reposent maintenant à l’ombre de la croix.
Une tribune était dressée devant l’entrée du cimetière, dans laquelle prirent place les personnages officiels, MM. le sous-préfet Petitfour, maire de la commune, Thiriet, ancien maire, président du conseil d’arrondissement, Jacobin, adjoint, Mathis, Kempf députés, Porterat, conseiller général, Parisot, Berton et Lucas, conseillers arrondissement et tout le conseil municipal.
MM. Petitfour, Berton, Parisot, Porterai. Kempf, Mathis et le sous-préfet prirent successivement la parole pour glorifier la mémoire des glorieux enfants de la communs et montrer tout ce que leur héroïque sacrifice renferme de leçons pour le présent et pour l’avenir.
Nous nous excusons de ne pouvoir aujourd’hui, faute de place, reproduire une grande partie de ces discours sur lesquels nous aurons le plaisir de revenir.

LE BANQUET
Après la cérémonie, un banquet de 60 couverts fut servi, par Mme Stivert, dans la salle de la mairie, décorée avec soins.

Le Télégramme des Vosges, 5e année, n°1356, mardi 19 septembre 1922, pp1-2,

Dernière modification : mardi 17 juin 2025

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