Le patrimoine mémoriel des guerres
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Conflits commémorés
Type de monument
Caractéristiques
LA COMMUNE
DE
ROMAIN-AUX-BOIS
À SES
MORTS POUR LA FRANCE
1870-71
GODARD Félicien
1914-18

OZENNE Constant
CORNEVIN Hyppolyte
BRIGARD Henri
MOUROT Gustave
MOUROT Auguste
GODARD Jules
PETIT Auguste
PETIT Henri
PETIT Camille
HUGUENEL Amand
SOYER Émile
GORGELIER Théophile
PORTE Jules
VINCENT Henri
GORGELIER Maurice
MOUGINOT Paul
SOYER Lucien

1939-45

Aux Armées
CORNEVIN Hyppolyte
PAIN Maurice
-
Victimes Civiles
PAIN Henri
PAIN Marthe

Localisation
devant la mairie

Historique du monument

1922

Inauguration

dimanche 23 juillet 1922

presse ancienne

Inauguration - Presse

lundi 24 juillet 1922

Hier a eu lieu l’inauguration du monument que les habitants de Romain-aux-Bois ont élevé à la mémoire des Enfants de la commune, tombés au champ d'honneur.
La cérémonie commença par le «Libéra», chanté par M. l’abbé Mercier, curé de Villotte.
Sur l’estrade, dressée face au monument avaient pris place, MM. Morel, sous-préfet de Neufchâteau, Kempf, député des Vosges, Guyot, maire de Romain, conseiller d’arrondissement et son conseil municipal, lieutenant-Colonel Ferry, maire de Martigny, conseiller d’arrondissement, Picard, maire de Lamarche, etc, etc.
Une jeune fille souhaite la bienvenue à M. le Sous-Préfet et lui offre un bouquet ; une autre jeune fille adresse ensuite un compliment à M. Maurice Kempf, député, mutilé de guerre, qu’elle remercie d’être venu de si loin rendre hommage à ses camarades morts pour la Patrie.
Après l'exécution de la Marseillaise, M. Guyot, maire, avec une émotion poignante, car il a eu un fils tué pendant la guerre, fait l’appel des noms des glorieux morts.
Prennent ensuite la parole l'ancien instituteur de la commune, deux mutilés, le lieutenant-colonel Ferry, et M. Camille Picard. Tous glorifient la mémoire des héros tombés sur le champ de bataille. Ils font un appel pressant à l’union et à la concorde de tous.
M. Maurice Kempf se lève à son tour « Peut-être avez-vous cru, dit-il à l’auditoire, que parce que Romain n’était pas une grande ville, aucun de vos représentants ne se joindrait à vous pour cette cérémonie.
« J’ai tenu à venir de loin, car devant la grande égalité de la mort et du sacrifice. Toutes les communes ont une importance égale puisqu’elles sont égales dans la douleur comme dans la gloire. « Je viens ici vous apporter le salut de la Montagne à la Plaine, l’hommage de l’industrie à l’agriculture, non pas seulement en mon nom personnel, mais au nom de mes collègues, MM. Flayelle, Fonck, de Lessseux, Mathis et Verlot, retenu par d’autres cérémonies, mais qui vous expriment leurs sentiments de sympathie, en s’inclinent devant vos héros.
«Je n’aurai garde d’oublier les mutilés et Anciens Combattants qui eux aussi avaient fait le sacrifice de leur vie. À ce titre, ils ont droit, à notre reconnaissance, surtout les mutilés qui portent encore visibles les traces des blessures reçues pour la défense du sol national.
« Mais si ce monument est spécialement élevé aujourd’hui à la mémoire des enfants de Romain, il restera pour les générations futures le symbole du courage de toute la nation française.
« Vous vous rappelez tous le cri du poilu:
« Nous les vaincrons, pourvu que les civils tiennent ! » Cette phrase servit de ralliement à tous les bons Français qui oubliant leurs, querelles passées, se levèrent d’un même élan pour la défense de la Patrie.
« Lorsque vous passerez devant ce monument, grands et petits, vous penserez aux leçons de courage, de patriotisme et d’abnégation que nous ont données nos morts Parents, vous pourrez être fiers de vos aînés, et tous, devant ce monument, symbole de la victoire si durement acquise, vous pourrez surtout être fiers d’être Français »
M. le Sous-Préfet, termine la série des discours en offrant aux familles le témoignage de la gratitude du Gouvernement, et en s’associant à leur douleur.

Le Télégramme des Vosges, 5e année, n°1300, lundi 24 juillet 1922, p2

Dernière modification : samedi 3 janvier 2026

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